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Adénome de la prostate à Paris 8E Arrondissement : 5 praticiens

5 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Docteur Delphine Amsellem Ouazana

3 professionnels affichés
64 RUE DE MONCEAU · 75008 Paris 8e arrondissement

Dr Amsellem-Ouazana Delphine

chirurgien urologue
64 RUE DE MONCEAU
75008 Paris 8e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénome de la prostate ».

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DR USEROVICI Mickael

chirurgien urologue
64 RUE DE MONCEAU
75008 Paris 8e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénome de la prostate ».

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Dr Guetta Thierry

chirurgien urologue
64 RUE DE MONCEAU
75008 Paris 8e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénome de la prostate ».

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Dr Kechabtia Kamel

radiologue
9 RUE DARU
75008 Paris 8e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénome de la prostate ».

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Roland CHICHE

chirurgien urologue
51 Avenue Montaigne
75008 Paris 8e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénome de la prostate ».

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Guide médical

Hypertrophie bénigne de la prostate : symptômes et traitements

L’hypertrophie bénigne de la prostate, aussi appelée HBP ou adénome prostatique, est une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate fréquente avec l’âge. Elle peut comprimer l’urètre et provoquer un jet faible, une attente avant d’uriner, une sensation de vidange incomplète, des envies urgentes ou des levers nocturnes.

Le médecin évalue surtout la gêne, les complications et les diagnostics différentiels. Le bilan associe interrogatoire, examen abdominal et génital, toucher rectal et examens choisis selon le contexte; le dosage du PSA est une décision partagée et ne diagnostique ni n’exclut seul un cancer. Une HBP peu gênante peut être surveillée.

L’impossibilité brutale et douloureuse d’uriner est une rétention aiguë qui nécessite des soins urgents.

Quels troubles urinaires peuvent être liés à l’HBP ?

Les symptômes dits obstructifs comprennent difficulté à démarrer, jet faible ou interrompu, nécessité de pousser, gouttes retardataires et impression de ne pas vider complètement la vessie. Les symptômes de stockage comprennent envies fréquentes, urgentes, fuites et réveils nocturnes. Ils peuvent fluctuer et leur sévérité ne correspond pas toujours à la taille de la prostate.

Se lever une fois la nuit n’a pas la même signification qu’une gêne majeure avec infections ou rétention. Le médecin peut utiliser un questionnaire standardisé pour mesurer l’impact. Un calendrier des boissons et mictions aide à repérer une production excessive d’urines nocturnes, qui peut avoir d’autres causes comme apnée du sommeil, œdèmes, diabète ou prise tardive d’un diurétique.

HBP et cancer de la prostate : quelle différence ?

L’HBP est bénigne et ne se transforme pas en cancer. Les deux affections peuvent néanmoins coexister et deviennent plus fréquentes avec l’âge. Des troubles urinaires ne permettent donc ni d’affirmer une HBP ni d’écarter un cancer. Une anomalie au toucher rectal, un PSA interprété dans son contexte ou d’autres éléments peuvent conduire à un avis urologique et à des examens spécifiques.

Le PSA peut augmenter en cas d’HBP, de cancer, d’inflammation ou après certaines manipulations. Sa mesure doit tenir compte de l’âge, des antécédents, des préférences et des conséquences possibles d’investigations supplémentaires. Un résultat isolé n’est pas un verdict.

Comment se déroule le bilan ?

Il examine abdomen et organes génitaux et réalise généralement un toucher rectal pour apprécier volume, consistance et douleur de la prostate. Ce geste est bref et ne suffit pas à exclure un cancer.

Une analyse d’urines recherche une infection ou du sang. Créatinine, PSA, mesure du débit urinaire, résidu après miction par échographie ou imagerie sont demandés selon les signes et le projet thérapeutique, pas automatiquement chez tous. Une échographie ne mesure pas à elle seule la gêne. Une endoscopie ou un bilan urodynamique répond à des situations sélectionnées, notamment avant certains gestes ou en cas de doute.

Quand une surveillance simple suffit-elle ?

Si les symptômes sont légers, bien tolérés et sans complication, une surveillance régulière peut suffire. Réduire les boissons juste avant le coucher, répartir l’hydratation, limiter alcool ou caféine si déclencheurs et prendre le temps de vider la vessie peuvent aider. Il ne faut pas se déshydrater ni réduire les boissons au point de favoriser malaise ou infection.

Demandez conseil avant de les arrêter ou les prendre. La surveillance réévalue gêne, examen et complications. Une aggravation progressive, une infection répétée, du sang dans les urines ou une atteinte rénale impose de reprendre le bilan plutôt que d’intensifier seul un complément alimentaire.

Quels médicaments sont utilisés ?

Les alpha-bloquants relâchent le tonus musculaire de la prostate et du col vésical ; ils agissent assez vite sur les symptômes mais peuvent provoquer baisse de tension, vertiges et troubles de l’éjaculation. Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase réduisent progressivement le volume d’une prostate augmentée et le risque de rétention chez certains patients ; leur effet demande plusieurs mois et peut affecter sexualité ou humeur.

D’autres traitements peuvent être choisis selon les symptômes associés et les maladies concomitantes. Le bénéfice doit être réévalué. Signalez tout traitement avant une opération de cataracte, car certains alpha-bloquants peuvent modifier le comportement de l’iris. Vertiges, malaise, baisse de libido ou humeur dépressive doivent être rapportés.

Quand une intervention est-elle proposée ?

Une intervention est discutée si les troubles restent importants malgré le traitement, ou en cas de rétentions, infections répétées, calculs vésicaux, saignements liés à l’adénome ou retentissement sur reins et vessie.

Le choix compare efficacité, anesthésie, durée de sondage, saignement, risque de réintervention et effets sexuels. L’éjaculation rétrograde est fréquente après plusieurs techniques ; elle ne signifie pas impuissance mais modifie la fertilité. Incontinence, infection, rétrécissement et rétention transitoire sont possibles. L’intervention traite l’obstacle, pas toutes les causes d’envies urgentes : le résultat attendu doit être expliqué avant la décision.

Questions fréquentes

Une grosse prostate signifie-t-elle forcément beaucoup de symptômes ?

Non. Le volume et la gêne sont imparfaitement corrélés. La décision repose sur les symptômes, la vidange de la vessie et les complications.

L’HBP peut-elle devenir un cancer ?

Non, l’HBP est bénigne. Elle peut toutefois coexister avec un cancer, ce qui justifie une évaluation adaptée au contexte.

Le PSA confirme-t-il l’HBP ?

Non. Il peut être augmenté pour plusieurs raisons et doit être interprété avec l’examen, l’âge, les traitements et l’évolution.

Doit-on toujours traiter une HBP ?

Non. Une forme peu gênante sans complication peut être surveillée, avec réévaluation régulière.

Les médicaments agissent-ils immédiatement ?

Les alpha-bloquants peuvent agir rapidement ; les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase demandent plusieurs mois. Chacun a des effets indésirables spécifiques.

Quand faut-il aller aux urgences ?

En cas d’impossibilité brutale et douloureuse d’uriner, ou de fièvre avec frissons et altération générale, une prise en charge urgente est nécessaire.

Sources et références