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Vitrectomie à Lens : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet Dophtalmologie Des Flandres En Abrege C O F

3 professionnels affichés
118 RUE EMILE ZOLA · 62300 Lens

Dr Ouled-Moussa Rym

ophtalmologue
118 RUE EMILE ZOLA
62300 Lens
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Vitrectomie ».

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DR COISNE Aristide

ophtalmologue
118 RUE EMILE ZOLA
62300 Lens

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Vitrectomie ».

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Dr Salle Marc

ophtalmologue
118 RUE EMILE ZOLA
62300 Lens
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Vitrectomie ».

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Guide médical

Vitrectomie : indications, opération, gaz intraoculaire et récupération

La vitrectomie est une intervention réalisée à l’intérieur de l’œil. Le chirurgien retire tout ou partie du vitré, gel transparent situé entre le cristallin et la rétine, afin d’accéder à la rétine ou de supprimer une traction, un saignement ou des opacités.

Elle peut être proposée pour un décollement de rétine, un trou maculaire, une membrane épirétinienne, une hémorragie du vitré, certaines complications du diabète, un traumatisme ou une infection. Le mot vitrectomie ne prédit donc ni le geste complet ni le résultat visuel. De très petits instruments passent par la paroi de l’œil sous microscope. Laser, pelage de membrane, traitement d’une déchirure ou chirurgie du cristallin peuvent être associés. En fin d’intervention, le vitré est remplacé par un liquide, une bulle de gaz ou de l’huile de silicone.

Avec du gaz, la vision est floue tant que la bulle occupe l’œil, une position de tête peut être prescrite et l’avion ainsi que l’altitude sont interdits jusqu’à disparition complète. Le protoxyde d’azote utilisé lors d’une anesthésie est également interdit en présence de gaz ; le patient doit prévenir tout soignant. L’huile de silicone peut nécessiter une autre opération pour être retirée. Collyres, coque et restrictions sont individualisés. Douleur importante, baisse brutale par rapport à l’évolution attendue, rougeur croissante, écoulement, nausées ou traumatisme de l’œil imposent un avis ophtalmologique urgent.

Pourquoi retirer le vitré ?

Le vitré peut tirer sur la rétine, être rempli de sang ou empêcher l’accès à une lésion. Son retrait permet de traiter une déchirure, remettre la rétine en place, peler une membrane ou fermer un trou maculaire. Dans une endophtalmie sévère, il peut aussi réduire une charge infectieuse et fournir un prélèvement.

L’objectif varie: sauver une vision menacée, stabiliser l’œil, améliorer une déformation ou retirer une opacité. Le chirurgien explique l’objectif réaliste propre à l’œil, pas une garantie de dix dixièmes.

Consultation et préparation

Le bilan comporte acuité, pression, fond d’œil et souvent OCT ou échographie si le fond n’est pas visible.

L’anesthésie peut être locale, locorégionale ou générale. Les consignes de jeûne viennent de l’anesthésiste. Organisez accompagnement, retour et aide si une posture est prévue. La conduite est impossible après l’intervention jusqu’à autorisation.

Comment se déroule l’opération ?

L’œil est désinfecté et isolé en milieu stérile. Le chirurgien introduit lumière, infusion et instrument de coupe par de petites ouvertures. Il retire le vitré, traite la cause et vérifie la rétine. Des sutures sont parfois nécessaires même avec de petites incisions.

Un laser ou une cryothérapie peuvent consolider une déchirure. Pour un décollement, une indentation externe peut être associée. Pour une membrane ou un trou maculaire, des membranes microscopiques sont retirées avec une pince. La durée et l’hospitalisation dépendent de la complexité et de l’état général.

Gaz, air ou huile de silicone

Une bulle de gaz soutient temporairement la rétine. Elle se résorbe en quelques jours ou semaines selon le gaz. Une ligne mobile apparaît dans le champ visuel au fur et à mesure de sa diminution. Ne supposez pas sa disparition uniquement parce que la vision s’améliore : le chirurgien confirme les restrictions.

L’huile de silicone persiste et nécessite souvent une chirurgie ultérieure. Elle autorise parfois des contraintes différentes mais possède ses propres risques. Une position face vers le sol ou sur un côté peut être prescrite pour mettre le tamponnement au contact de la zone ; respectez durée et pauses indiquées, sans inventer une posture.

Collyres, coque et vie quotidienne

Les collyres préviennent inflammation et infection selon l’ordonnance. Lavez-vous les mains et évitez le contact de l’embout avec l’œil. Une coque protège la nuit ou dehors pendant la durée indiquée. Ne frottez pas l’œil et ne laissez pas entrer eau sale, poussière ou produit cosmétique.

Sport, port de charge, natation et reprise du travail sont adaptés au geste. Une marche calme est souvent possible, mais l’effort et la conduite attendent l’autorisation. La vision peut être très floue au début, surtout avec gaz. Les lunettes ne corrigent pas cette phase et la réfraction définitive se mesure plus tard.

Quels risques et quelle récupération ?

Une cataracte apparaît ou progresse fréquemment après vitrectomie chez l’adulte phaque. Pression trop haute ou trop basse, inflammation, saignement, infection, déchirure, nouveau décollement et besoin de réintervention sont possibles. Une infection intraoculaire est rare mais menace la vision.

L’amélioration peut prendre des semaines ou mois. Une chirurgie anatomiquement réussie ne restaure pas les cellules rétiniennes déjà détruites. Une image déformée peut persister après membrane ou trou maculaire. Le suivi vérifie cicatrisation, pression, rétine et évolution du tamponnement.

Quand demander un avis urgent ?

Une douleur intense ou croissante n’est pas une simple gêne postopératoire. Baisse visuelle brutale, voile noir, nombreux nouveaux corps flottants, rougeur marquée, pus, gonflement ou fièvre imposent de contacter immédiatement le service. Nausées et vomissements avec douleur peuvent traduire une pression élevée.

Après un choc sur l’œil, appelez même si la vision semble stable. Gardez sur vous une carte indiquant la présence et le type de gaz si elle vous est remise.

Questions fréquentes

La vitrectomie fait-elle mal ?

L’anesthésie évite la douleur pendant l’intervention. Une gêne est possible ensuite, mais une douleur forte est anormale.

Quand vais-je revoir ?

Cela dépend de la maladie et du tamponnement ; avec du gaz, la vision reste très floue jusqu’à sa résorption.

Puis-je prendre l’avion avec une bulle ?

Non, jamais avant la disparition complète confirmée du gaz.

Pourquoi dois-je garder la tête dans une position ?

Pour placer le gaz ou l’huile au contact de la zone rétinienne traitée ; suivez exactement la prescription.

L’huile de silicone disparaît-elle seule ?

Non. Elle est souvent retirée lors d’une intervention ultérieure décidée par le chirurgien.

La cataracte est-elle possible après ?

Oui, elle apparaît ou progresse fréquemment après vitrectomie chez un patient ayant encore son cristallin.

Sources et références