DR LAFAIX Soizic
médecin généraliste 6 Rue DU DOCTEUR TENINE94250 Gentilly Secteur 1
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Vaccin BCG ».
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Guide médical
Le BCG est un vaccin vivant atténué destiné surtout à protéger les jeunes enfants contre les formes graves de tuberculose, notamment méningée ou disséminée. Depuis 2007, il n’est plus obligatoire pour tous les enfants en France, mais il reste recommandé jusqu’à 15 ans en présence d’un risque élevé d’exposition.
Ce risque dépend notamment du pays de naissance ou de séjour, de l’origine familiale, du lieu de résidence et des conditions de contact ; il est évalué avec le médecin. Chez l’enfant concerné, la vaccination est habituellement proposée à partir d’un mois, préférentiellement au cours du deuxième mois, en une dose sans rappel. Elle est recommandée avant la sortie de maternité pour les enfants nés en Guyane ou à Mayotte, ou ayant dans leur entourage un cas de tuberculose récente datant de moins de cinq ans. Un test tuberculinique préalable n’est généralement pas requis avant six ans, sauf notamment après un séjour prolongé dans un pays de forte incidence. L’injection intradermique provoque souvent une petite lésion locale qui évolue lentement et peut laisser une cicatrice.
La tuberculose est une infection due à une mycobactérie transmise surtout par voie aérienne à partir d’une personne atteinte d’une forme pulmonaire contagieuse. Elle peut toucher les poumons, les ganglions, les os, les méninges et d’autres organes. Le vaccin BCG ne supprime ni toutes les infections ni toute transmission.
Son intérêt principal est de réduire le risque de formes graves chez le jeune enfant. Il ne dispense donc pas du dépistage autour d’un cas contagieux ni du traitement d’une infection ou d’une tuberculose maladie. Un enfant vacciné qui a été en contact avec un malade doit être évalué selon le protocole de contact.
Le médecin recherche notamment une naissance ou un séjour dans un pays où la tuberculose est fréquente, des parents ou proches originaires d’une zone de forte incidence, un antécédent familial de tuberculose, une résidence en Guyane ou à Mayotte et certaines situations d’exposition ou de précarité. La résidence en Île-de-France peut aussi entrer dans l’évaluation recommandée.
La liste des pays et les recommandations évoluent. Une origine géographique ne signifie pas qu’un enfant est malade et ne doit pas être utilisée comme étiquette. Elle sert à estimer une probabilité d’exposition avec les conditions de vie, les voyages et les contacts. Le professionnel documente l’indication au moment de la consultation.
Pour un enfant à risque élevé, le BCG est proposé à partir d’un mois, de préférence au cours du deuxième mois, et peut être réalisé jusqu’à 15 ans. Une situation particulière peut conduire à vacciner plus tôt ou à différer. Il n’y a pas de rappel systématique.
L’intradermoréaction à la tuberculine n’est plus recommandée de routine avant le BCG chez l’enfant de moins de six ans. Elle reste indiquée dans certaines situations, notamment après un séjour de plus d’un mois dans une zone de forte incidence ou si une infection antérieure est possible. Le test et le vaccin ne répondent pas à la même question.
Le professionnel vérifie l’indication, l’âge, l’état de santé, les traitements et les expositions particulières. L’injection intradermique exige une technique précise. Une petite papule apparaît immédiatement puis disparaît. Dans les semaines suivantes, rougeur, induration, petite pustule ou ulcération superficielle peuvent survenir avant la cicatrisation.
La zone reste propre et à l’air autant que possible. Il ne faut pas presser, percer, désinfecter de façon répétée ni appliquer une pommade sans conseil. Un pansement sec non occlusif peut protéger temporairement si la lésion suinte ou frotte contre les vêtements. La présence ou l’absence de cicatrice ne permet pas seule de conclure à l’efficacité.
Une maladie aiguë avec fièvre peut conduire à reporter le geste. Une tuberculose connue ou une infection tuberculeuse ne se traite pas par le BCG.
Certains anticorps biologiques, dont l’infliximab, reçus pendant la grossesse peuvent persister chez le nourrisson et imposer de différer les vaccins vivants. La mère doit donner le nom exact et les dates du traitement au vaccinateur; aucune règle générale ne remplace cet examen du dossier.
Une réaction locale lente et une petite cicatrice sont fréquentes. Un ganglion proche peut augmenter de volume. Les complications importantes sont rares, mais une ulcération large ou persistante, un abcès, une suppuration ganglionnaire ou des lésions multiples doivent être examinés.
Le professionnel inscrit le vaccin dans le carnet de santé. En cas de doute sur une dose ancienne, il vérifie les documents plutôt que de revacciner automatiquement. Une page locale peut aider à trouver une consultation, mais ne garantit ni la disponibilité du vaccin ni que chaque praticien effectue l’injection intradermique.
Non, il n’est plus obligatoire pour tous les enfants depuis 2007. Il reste recommandé aux enfants à risque élevé.
Habituellement à partir d’un mois, préférentiellement au cours du deuxième mois, après vérification des contre-indications.
Non.
Une petite lésion locale évoluant lentement peut être attendue. Une ulcération étendue, durable ou suppurante doit être montrée.
Non. Il protège surtout les jeunes enfants contre des formes graves et ne remplace ni dépistage ni traitement après exposition.