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Tabacologie à St Cloud : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Gonsard Aurelia

sage-femme 5.0/5 — 15 avis externes
40 Rue GOUNOD
92210 St-Cloud
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Tabacologie ».

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Dr Usturoi Daniela

pneumologue
5 BIS RUE DES TENNEROLLES
92210 St-Cloud
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Tabacologie ».

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Dr Couanon Armelle

médecin généraliste
20 BIS RUE DAILLY
92210 St-Cloud
Secteur 1

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Tabacologie ».

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Guide médical

Consultation de tabacologie : bilan, traitements et suivi

La tabacologie est l’accompagnement des personnes qui fument ou utilisent de la nicotine et souhaitent arrêter, réduire les risques ou simplement faire le point.

Le professionnel ne se contente pas de compter les cigarettes : il explore le délai avant la première cigarette, les envies, les symptômes de manque, les automatismes, les tentatives antérieures, l’usage de cannabis ou d’alcool, le sommeil, l’humeur, les traitements et les maladies associées. La première consultation peut être réalisée par un médecin formé, un tabacologue, une sage-femme pendant la grossesse, ou s’intégrer au travail d’autres professionnels autorisés à prescrire des substituts nicotiniques.

Un centre d’addictologie est particulièrement utile lorsque plusieurs dépendances, une grande précarité ou des difficultés psychiatriques se combinent. Il n’est pas nécessaire d’avoir fixé une date d’arrêt pour prendre rendez-vous. La consultation sert aussi à clarifier l’ambivalence, choisir entre arrêt immédiat et réduction structurée, puis préparer les situations à risque. Un questionnaire peut estimer la dépendance ; la mesure du monoxyde de carbone expiré, lorsqu’elle est disponible, montre une exposition récente à la fumée mais ne mesure ni toute la toxicité ni la « volonté ». Son absence ne rend pas la consultation incomplète.

Le plan peut associer soutien comportemental, patch nicotinique et forme rapide pour les envies, puis ajustements. Les substituts constituent le traitement médicamenteux de première intention et augmentent les chances de réussite; leur dose est réévaluée selon le manque ou les effets indésirables. Certains sprays ou inhaleurs restent à prix libre.

Le suivi est aussi important que le premier entretien. Il peut être rapproché au début, puis espacé, en présentiel ou à distance. Une rechute ne ferme pas le parcours: elle permet d’identifier un dosage insuffisant, une situation sociale, l’alcool, le stress ou un trouble de l’humeur. Tabac Info Service au 39 89 offre un accompagnement téléphonique complémentaire.

Une consultation de tabacologie ne doit pas retarder l’évaluation d’une douleur thoracique, d’un essoufflement aigu, d’un crachat de sang ou d’une crise suicidaire. Elle ne remplace pas non plus le dépistage et le suivi des maladies liées au tabac. Le professionnel peut coordonner médecin traitant, pneumologue, cardiologue, psychiatre, dentiste ou maternité selon le besoin.

Qui peut assurer un accompagnement en tabacologie ?

Le médecin traitant peut conduire l’ensemble du parcours ou orienter vers une consultation spécialisée. Médecins du travail, sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes peuvent prescrire des substituts nicotiniques dans leur cadre professionnel. Le pharmacien conseille l’usage et repère sous-dosage ou effets indésirables.

Le titre du rendez-vous compte moins que la capacité à évaluer la dépendance, prescrire ou coordonner, et organiser un suivi. Demandez si la consultation accepte grossesse, adolescents, comorbidité psychiatrique ou addictions multiples, qui peuvent nécessiter une équipe spécifique.

Que prépare-t-on avant le premier rendez-vous ?

Pendant quelques jours, notez heure de la première cigarette, quantité, situations automatiques, envies nocturnes, cannabis, vapotage et alcool. Apportez traitements, antécédents, grossesse éventuelle et méthodes déjà essayées avec leurs bénéfices et difficultés.

Il n’est pas nécessaire de réduire artificiellement avant la consultation ni de cacher une rechute. Ces informations servent à ajuster le soin. Formulez votre priorité : arrêt total, réduction préparatoire, coût, souffle, grossesse, opération à venir ou peur de prendre du poids.

Comment se déroule le bilan de dépendance ?

L’entretien distingue dépendance physique à la nicotine, habitudes comportementales et fonction émotionnelle du tabac. Le délai avant la première cigarette et les symptômes lors d’un arrêt aident à estimer le besoin nicotinique. L’équipe recherche anxiété, dépression, TDAH, autres substances et environnement fumeur.

Une mesure du monoxyde de carbone expiré peut objectiver l’exposition récente à la combustion et suivre son recul. Elle varie avec l’heure et la dernière cigarette, et ne doit pas servir de sanction. L’examen clinique et les dépistages sont individualisés selon symptômes et facteurs de risque.

Quel plan est décidé à la fin de la consultation ?

Le plan précise objectif, date éventuelle, déclencheurs, soutien et traitement. Un patch peut couvrir le manque de fond et une forme orale les envies soudaines. Le professionnel explique les signes de sous-dosage et de surdosage, la durée et le contact à utiliser entre deux rendez-vous.

Si l’arrêt immédiat paraît impossible, une réduction structurée sous substitution peut préparer l’arrêt. L’acupuncture, l’hypnose ou d’autres approches ne doivent pas remplacer les méthodes dont l’efficacité et la sécurité sont établies.

Comment s’organisent le suivi et la rechute ?

Les premières semaines nécessitent souvent un contact rapproché pour corriger le dosage, le sommeil, les envies et les situations sociales. La fréquence dépend des besoins ; téléphone et 39 89 peuvent compléter les consultations. Le suivi continue lorsque l’abstinence devient plus stable.

Une cigarette ou une reprise ne constitue pas une faute. Le rendez-vous analyse le moment, l’alcool, le stress et le manque puis modifie le plan.

Prix, prescription et remboursement : que vérifier ?

La consultation suit les règles tarifaires du professionnel ou de la structure ; elle n’a pas un prix national unique. Vérifiez secteur, conventionnement, parcours de soins et complémentaire. Les centres publics ou associatifs peuvent avoir une organisation différente.

Le produit exact doit figurer sur la liste; certains dispositifs restent à prix libre.

Questions fréquentes

Faut-il déjà avoir arrêté avant de consulter ?

Non. La consultation peut aider à faire le point, renforcer la motivation et choisir arrêt immédiat ou réduction préparatoire.

Qui peut prescrire des substituts nicotiniques ?

Médecins, sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes peuvent notamment les prescrire dans leur cadre.

Le test au monoxyde de carbone est-il obligatoire ?

Non. Il peut objectiver une exposition récente à la fumée, mais l’accompagnement reste possible sans appareil.

Une rechute oblige-t-elle à recommencer de zéro ?

Non. Elle permet d’identifier le déclencheur et d’ajuster dosage, soutien et stratégie.

La consultation est-elle toujours remboursée ?

Cela dépend du professionnel, de son secteur et du parcours de soins. Vérifiez les tarifs avant le rendez-vous.

Peut-on être accompagné à distance ?

Oui. Tabac Info Service propose au 39 89 un accompagnement téléphonique qui peut compléter le suivi local.

Sources et références