Alix Besson
médecin nucléaire 22 av de la Reconnaissance59650 Villeneuve-D-Ascq Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Scintigraphie pulmonaire ».
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Guide médical
La scintigraphie pulmonaire étudie la répartition de l’air et du sang dans les poumons au moyen de petites quantités de produits radioactifs appelés radiopharmaceutiques. Elle est réalisée dans un service de médecine nucléaire par une équipe spécialisée.
La phase de ventilation montre où l’air inspiré se distribue; la phase de perfusion montre où circule le sang après injection veineuse de particules marquées, habituellement au technétium 99m. Une scintigraphie de perfusion seule peut être choisie dans certaines situations. Ce n’est ni une TEP, ni un angioscanner, ni une radiographie standard. L’indication la plus connue est la recherche d’une embolie pulmonaire lorsqu’un caillot bloque une branche artérielle.
L’embolie crée typiquement une zone normalement ventilée mais moins perfusée, appelée défaut non concordant ou mismatch. Ce motif n’est pas interprété isolément : symptômes, probabilité clinique, D-dimères, radiographie ou scanner thoracique et autres maladies pulmonaires comptent. La scintigraphie peut être privilégiée lorsque l’angioscanner iodé est moins adapté, par exemple selon fonction rénale, antécédent de réaction au contraste, âge, radiographie thoracique et grossesse.
L’angioscanner apporte toutefois une vue anatomique directe et peut mieux identifier d’autres causes; le choix n’est pas un concours entre examens mais une décision clinique. Cette source historique ne doit pas être présentée comme une recommandation française nouvelle de 2026.
Une suspicion d’embolie pendant la grossesse reste une urgence : l’objectif est d’obtenir rapidement un diagnostic fiable, pas d’éviter toute imagerie au prix d’une embolie non traitée. [M8] La scintigraphie pulmonaire sert aussi à rechercher une maladie thromboembolique chronique, à mesurer la contribution relative de chaque poumon avant une chirurgie ou certains traitements et, plus rarement, à étudier des anomalies vasculaires. Le protocole n’est pas identique selon l’objectif. Pour une chirurgie, une répartition chiffrée droite-gauche ou par zones peut être demandée ; pour une embolie, l’analyse porte sur la distribution segmentaire.
Une prescription portant seulement « scintigraphie pulmonaire » peut nécessiter un échange avec le prescripteur. Devant essoufflement brutal, douleur thoracique, malaise, crachats sanglants ou lèvres bleues, il ne faut pas réserver soi-même une scintigraphie: appelez le 15 ou le 112. Avant l’examen, signalez grossesse certaine ou possible, allaitement, traitements, maladie pulmonaire, hypertension pulmonaire, chirurgie récente et examens de médecine nucléaire récents.
Apportez ordonnance et imagerie thoracique disponible. La scintigraphie n’utilise habituellement pas de contraste iodé; une réaction ancienne à ce contraste n’est donc pas la même question que pour un angioscanner, mais doit rester signalée pour le choix global. Le jeûne n’est généralement pas nécessaire pour un protocole pulmonaire isolé, sauf consigne liée à un autre examen ou à l’organisation locale. Les bronchodilatateurs, l’oxygène et la capacité à rester allongé peuvent modifier la réalisation et sont discutés avec le service.
Pour la ventilation, la personne respire un gaz ou un aérosol faiblement radioactif à travers un masque ou un embout selon l’équipement. Elle doit suivre les consignes pour éviter les fuites et obtenir une distribution interprétable. En période d’infection respiratoire transmissible, le service applique ses procédures et peut adapter ou omettre la phase de ventilation. Pour la perfusion, une petite injection est faite dans une veine tandis que la personne est dans la position prévue. Le radiopharmaceutique se répartit transitoirement dans les capillaires pulmonaires en proportion du flux sanguin.
La quantité de particules et l’activité sont adaptées, notamment chez l’enfant, pendant la grossesse et dans certaines hypertensions pulmonaires ou dérivations cardiaques. La gamma-caméra détecte les rayonnements émis par le traceur ; elle ne produit pas elle-même le même faisceau qu’un scanner, sauf composante scanner associée. Les images ne sont pas douloureuses. Il faut rester immobile, parfois les bras au-dessus de la tête, pendant que la caméra tourne ou réalise plusieurs vues. Une sensation de confinement est possible mais l’appareil est plus ouvert qu’une IRM.
L’ensemble dure souvent moins d’une heure, mais attente, deux phases, images complémentaires et organisation peuvent prolonger le rendez-vous. Une scintigraphie n’est pas considérée comme sans rayonnement: elle délivre une exposition ionisante justifiée et optimisée. Les réactions aux produits utilisés sont rares. La ventilation peut provoquer toux ou gêne chez une personne très essoufflée; l’équipe surveille.
La perfusion par particules marquées est adaptée avec prudence dans certaines hypertensions pulmonaires sévères ou shunts. Le bénéfice d’un diagnostic d’embolie dépasse généralement le faible risque radiologique lorsque l’examen est indiqué. La grossesse doit être déclarée avant l’administration afin que médecin nucléaire, prescripteur et patiente choisissent le protocole. Pour l’allaitement, une interruption temporaire peut être demandée selon le produit et l’activité. Sa durée n’est pas la même pour tous les protocoles : le service doit remettre une consigne écrite précisant expression et élimination du lait si nécessaire.
Les instructions de distance avec nourrissons, jeunes enfants ou femmes enceintes varient également ; elles ne doivent pas être copiées depuis une autre scintigraphie. Après l’examen, boire normalement et uriner régulièrement peuvent favoriser l’élimination, sauf restriction hydrique médicale. Les toilettes et l’hygiène suivent les consignes locales. La radioactivité décroît rapidement et le produit est éliminé, mais les portiques très sensibles de certains sites peuvent détecter une activité résiduelle : un justificatif peut être remis en cas de voyage ou contrôle prévu.
Le compte rendu moderne cherche souvent à conclure « embolie présente », « absente » ou « examen non concluant » plutôt qu’à donner seulement une probabilité vague. Un défaut de perfusion sans défaut de ventilation dans un territoire vasculaire soutient l’embolie ; des anomalies concordantes peuvent correspondre à pneumonie, atélectasie, emphysème, cicatrice ou autre maladie. Une radiographie ou un scanner associé aide à expliquer. Mouvement, ventilation hétérogène, maladie pulmonaire étendue ou protocole incomplet peuvent limiter le résultat.
Une scintigraphie anormale ne date pas toujours le caillot et ne mesure pas seule sa gravité hémodynamique. Une scintigraphie normale ou compatible avec absence d’embolie doit rester confrontée à la probabilité clinique; une forte discordance peut conduire à un autre examen. En cas de maladie thromboembolique chronique, l’examen repère des défauts persistants mais le diagnostic complet inclut échocardiographie, scanner, cathétérisme et discussion experte.
La supervision éditoriale ne constitue pas une validation spécialisée de médecine nucléaire. La rédaction et la supervision éditoriale portent sur le contenu médical. Elles ne couvrent pas les professionnels, les adresses, les tarifs, les avis ou les liens de rendez-vous affichés.
La ventilation cartographie l’air inhalé ; la perfusion cartographie le sang pulmonaire après injection. Une discordance segmentaire peut évoquer une embolie.
Une perfusion seule peut être choisie.
Fonction rénale, réaction au contraste iodé, radiographie thoracique, grossesse, disponibilité et maladie pulmonaire orientent le choix. Aucun examen n’est universellement supérieur.
La scintigraphie sert aussi au bilan thromboembolique chronique et à la mesure fonctionnelle avant certaines chirurgies.
Selon le protocole, un gaz ou aérosol est respiré, puis un traceur de perfusion est injecté. La caméra réalise des vues ou tourne autour du thorax.
La personne reste immobile et respire selon les consignes. L’examen est ouvert, non douloureux et sans cathéter artériel.
Signalez grossesse, allaitement, maladie pulmonaire, oxygène et examens nucléaires récents. Apportez la prescription et l’imagerie du thorax.
Le jeûne n’est pas habituel pour le seul examen mais la convocation prime.
Le médecin nucléaire analyse défauts concordants ou discordants, forme vasculaire, radiographie et probabilité clinique. Un résultat peut être concluant ou limité.
Pneumonie, emphysème, atélectasie et mouvement modifient les images.
L’activité radioactive est faible, justifiée et adaptée ; elle n’est pas nulle. Pendant la grossesse, manquer une embolie peut être plus dangereux que l’examen choisi.
L’interruption éventuelle de l’allaitement dépend du traceur et de l’activité. Seule la consigne écrite du service s’applique.
Non. Elle utilise une gamma-caméra et des traceurs de ventilation et/ou perfusion. La TEP utilise d’autres traceurs et répond à d’autres questions.
Habituellement non. La perfusion utilise un radiopharmaceutique marqué, souvent au technétium 99m, différent du contraste iodé de l’angioscanner.
En général non pour une scintigraphie pulmonaire isolée, mais suivez la convocation car un protocole ou examen associé peut modifier la préparation.
Oui lorsqu’elle est indiquée dans une stratégie adaptée. Signalez la grossesse afin que l’équipe compare scintigraphie, angioscanner et échographie veineuse.
Parfois temporairement selon le traceur et l’activité. Le service de médecine nucléaire doit donner une durée écrite ; n’appliquez pas celle d’un autre examen.
Pas toujours. La forme et la discordance ventilation-perfusion comptent, et des défauts peuvent être anciens ou liés à une autre maladie. Le contexte tranche.
Une faible activité résiduelle décroît et s’élimine. Respectez les consignes temporaires de distance et d’hygiène remises par le service.