Dr Nicaud Michel
médecin nucléaire 317 Boulevard DU REDON13009 Marseille 9e arrondissement
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Scintigraphie osseuse ».
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Guide médical
Elle peut rechercher une cause à une douleur, une fracture difficile à voir, une infection, une complication de prothèse ou une atteinte tumorale, mais l’examen n’est pas spécifique d’une seule maladie. Il se déroule généralement en deux temps : injection, puis images après un délai de fixation de deux à quatre heures, avec parfois des images précoces et une acquisition tomographique couplée à un scanner. Il n’est habituellement pas nécessaire d’être à jeun, mais les consignes du service priment. Boire et uriner fréquemment améliorent l’élimination du traceur. Une grossesse possible ou un allaitement doivent être signalés avant l’injection.
Le médecin nucléaire interprète la répartition du traceur avec les symptômes et les autres examens ; une hyperfixation peut correspondre à de l’arthrose, une fracture, une infection ou une tumeur et ne constitue pas à elle seule un diagnostic de cancer.
Le radiotraceur se fixe davantage dans les zones où le débit sanguin et le remodelage osseux sont augmentés. La gamma-caméra détecte le rayonnement émis et construit une carte fonctionnelle de tout ou partie du squelette. Cette activité peut apparaître avant certaines modifications visibles sur une radiographie, mais la résolution anatomique répond à une question différente.
Une zone d’hyperfixation, parfois appelée point chaud, n’est pas synonyme de cancer. Arthrose, fracture, inflammation, infection, intervention récente et métastase peuvent produire un signal. Une hypofixation possède également plusieurs causes. L’interprétation nécessite le motif précis, l’âge, les symptômes, les antécédents et la comparaison avec radiographies, scanner ou IRM.
Les indications incluent recherche de fractures occultes ou de fatigue, bilan d’une douleur osseuse, suspicion d’infection, maladie de Paget, algodystrophie, évaluation d’une prothèse ou bilan de certains cancers. Pour une tumeur, son utilité dépend du type de cancer, du stade et des recommandations ; elle n’est pas systématique pour toute personne ayant un cancer.
Le prescripteur doit formuler la question clinique et transmettre les examens antérieurs. Une scintigraphie générique, une scintigraphie myocardique et une scintigraphie rénale ne sont pas interchangeables : traceur, préparation et acquisition changent. Vérifiez que le rendez-vous concerne bien le squelette et que le service pratique l’examen demandé.
Apportez ordonnance, comptes rendus, anciennes images et liste des traitements. Portez des vêtements simples et signalez prothèse, chirurgie récente, fracture, injection ou examen nucléaire antérieur pouvant modifier la lecture.
Prévenez impérativement en cas de grossesse possible ou d’allaitement afin que le médecin nucléaire évalue indication, report ou consignes d’interruption. La conduite dépend du radiopharmaceutique et du protocole : ne sevrer ni reprendre l’allaitement sur une règle trouvée en ligne. Une hydratation adaptée peut être commencée selon les consignes, sauf restriction médicale de boissons.
Le traceur est injecté dans une veine. Selon l’indication, des images sont réalisées immédiatement pour étudier le passage sanguin, puis une attente de deux à quatre heures permet la fixation osseuse. Vous pouvez parfois quitter le service pendant ce délai, avec une heure précise de retour. La durée totale occupe souvent une demi-journée.
Le service demande généralement de boire et d’uriner fréquemment afin d’éliminer le traceur non fixé. Il faut éviter de contaminer vêtements ou peau par l’urine et se laver les mains. Si une fuite au point d’injection, une douleur ou un malaise survient, signalez-le immédiatement. Le produit n’est pas un contraste iodé de scanner.
Vous êtes allongé pendant que les détecteurs passent près du corps sans l’enfermer comme une IRM. Il faut rester immobile pour éviter les flous. Une acquisition du corps entier dure souvent une vingtaine de minutes, mais des vues ciblées peuvent compléter. Videz la vessie avant les images si le service le demande pour améliorer la lecture du bassin.
Une tomoscintigraphie SPECT peut produire des coupes en trois dimensions. Elle est parfois couplée à un scanner à faible dose pour localiser précisément une anomalie ; ce scanner n’implique pas nécessairement une injection iodée. La durée et le nombre d’images sont adaptés aux premières constatations et ne signifient pas automatiquement qu’une anomalie grave a été trouvée.
Le traceur perd naturellement sa radioactivité et est éliminé surtout dans les urines. Continuez à boire si votre état le permet, urinez régulièrement, tirez la chasse et lavez-vous les mains. Les consignes de proximité avec femme enceinte ou jeune enfant varient selon l’activité injectée et les règles du service ; suivez la fiche remise plutôt qu’une durée universelle.
Un certificat peut être utile si vous voyagez prochainement ou passez un portique sensible à la radioactivité. Les réactions allergiques sévères sont rares, mais tout symptôme inhabituel doit être signalé. La scintigraphie ne rend pas une personne dangereuse pour son entourage dans la vie ordinaire lorsqu’elle respecte les précautions données.
Le médecin nucléaire décrit la distribution du traceur et propose une interprétation en fonction de la question. Une fixation dégénérative, traumatique ou inflammatoire peut être suggérée, mais une image isolée nécessite parfois radiographie, scanner, IRM ou contrôle. Le compte rendu doit être expliqué par le prescripteur qui connaît l’ensemble du dossier.
Demandez si l’examen répond à la question, si une zone est spécifique ou indéterminée et quel examen pourrait la préciser. Une scintigraphie normale n’exclut pas toutes les causes de douleur, et une hyperfixation ne confirme pas une métastase. Une fiche d’annuaire prouve au mieux la présence d’un service : confirmez traceur, protocole, accessibilité et même lieu pour injection et images.
En général non pour une scintigraphie osseuse, sauf consigne particulière du service ou examen associé.
Le délai permet au traceur de se fixer sur le squelette et au produit non fixé de commencer à être éliminé.
L’injection ressemble à une prise de sang. La principale contrainte est de rester immobile pendant les images.
Pas nécessairement. Arthrose, fracture, inflammation, infection et autres remaniements peuvent aussi hyperfixer.
Une grossesse possible doit être signalée avant injection ; le médecin nucléaire décide si l’examen est justifié, adapté ou reporté.
Des détecteurs très sensibles peuvent repérer le radiotraceur quelques jours après l’examen ; le certificat en explique l’origine médicale.