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Remédiation cognitive à Rouen : 8 praticiens

8 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet psychologue — 34 Rue Jean Lecanuet

3 professionnels affichés
34 Rue Jean Lecanuet · 76000 Rouen

Leroy Marianne

psychologue 4.1/5 — 18 avis externes
34 Rue Jean Lecanuet
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Velghe Camille

psychologue 5.0/5 — 3 avis externes
34 Rue Jean Lecanuet
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Alizee Boitout

psychologue
34 Rue Jean Lecanuet
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Cabinet psychologue — 16 Rue Marie Curie

2 professionnels affichés
16 Rue Marie Curie · 76000 Rouen

Rania Ouarzazi

psychologue
16 Rue Marie Curie
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Maeva Grenet

psychologue
16 Rue Marie Curie
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Pezzino Anne-Sophie

psychologue
16 R JEAN LECANUET
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Amandine MAILLOT

psychologue
12 Rue d'Harcourt
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Elisabeth Moyon

psychologue
25 Rue Desire Martin
76000 Rouen

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Remédiation cognitive ».

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Guide médical

Remédiation cognitive : pour qui, déroulement et résultats

La remédiation cognitive est une intervention thérapeutique structurée destinée à améliorer une fonction cognitive ou à apprendre des stratégies pour en compenser les limites. Elle peut travailler attention, mémoire, vitesse de traitement, planification, résolution de problèmes, métacognition ou cognition sociale — par exemple reconnaître une émotion ou comprendre une intention.

Elle s’inscrit notamment dans la réhabilitation psychosociale des personnes vivant avec une schizophrénie ou un autre trouble psychique sévère. Des approches apparentées sont utilisées après un AVC, un traumatisme crânien, des symptômes prolongés après réanimation ou Covid-19, et dans certains troubles neurodéveloppementaux.

Le même mot recouvre donc des programmes, professionnels et preuves différents. Une remédiation psychiatrique ne se transpose pas automatiquement à une lésion neurologique, et un logiciel grand public d’entraînement cérébral n’est pas à lui seul une prise en charge. Avant de proposer des séances, l’équipe clarifie la plainte et ses causes possibles.

Une aggravation brutale n’est pas une indication de remédiation programmée : elle nécessite une évaluation médicale. Dans un parcours spécialisé, une évaluation neuropsychologique mesure plusieurs domaines avec des tests étalonnés et recueille les situations réelles. Un score bas ne définit pas seul une incapacité, et un score moyen n’annule pas une gêne fonctionnelle. Le professionnel analyse aussi fatigue, motivation, stratégies spontanées, autonomie, scolarité ou métier, culture et langue. Le patient choisit avec l’équipe un petit nombre d’objectifs mesurables.

En psychiatrie, les symptômes aigus, le traitement et la stabilité sont pris en compte sans exiger une disparition complète des symptômes. La remédiation peut être individuelle ou en groupe, sur papier, ordinateur ou dans des situations simulées. Deux mécanismes se combinent. L’entraînement répète des tâches graduées pour mobiliser une fonction. La compensation apprend à modifier l’environnement ou la manière d’agir : agenda, alarmes, listes, étapes, verbalisation, temps de pause, réduction des distractions. Le thérapeute aide à comprendre l’erreur, choisir une stratégie et la tester ailleurs.

Cette médiation distingue le soin d’une application utilisée seul. Une séance comporte souvent retour sur la semaine, exercices, analyse des stratégies, puis tâche de transfert. Les compétences doivent être utilisées dans la vie quotidienne avec l’accord de la personne: préparer un trajet, reprendre une activité, travailler avec un ergothérapeute, éducateur ou conseiller emploi, ou associer un proche. Sans transfert, un progrès au test peut rester sans effet réel.

La remédiation n’est ni une psychothérapie au sens strict, ni un cours scolaire, ni une rééducation motrice, même si elle peut être associée à ces interventions. La réhabilitation psychosociale est plus large: psychoéducation, compétences sociales, soutien à l’emploi ou au logement, activité, pair-aidance et coordination sociale peuvent compléter le travail cognitif. Les résultats sont variables.

En psychiatrie, les synthèses internationales rapportent en moyenne des améliorations modestes des performances cognitives et du fonctionnement, surtout lorsque la remédiation est conduite par un professionnel formé et intégrée à la réhabilitation. Cela ne permet pas de prédire le bénéfice individuel ni de promettre un retour à l’emploi.

Une évaluation finale ne doit pas se limiter à répéter les mêmes exercices, car l’apprentissage du test peut gonfler le résultat. Elle examine objectif fonctionnel, stratégies utilisées, autonomie, fatigue et satisfaction. Les effets indésirables physiques sont rares, mais frustration, sentiment d’échec, fatigue cognitive, surcharge sensorielle ou comparaison en groupe peuvent survenir. Les tâches doivent rester exigeantes sans être humiliantes. Une séance est adaptée ou interrompue si apparaissent aggravation durable, désorganisation, symptômes psychotiques, anxiété majeure ou épuisement.

La confidentialité des données compte particulièrement avec un logiciel : identité, résultats et hébergement doivent être expliqués, et un programme ne doit pas exploiter commercialement des données de santé sans base claire. Pour choisir une structure, demandez quelle évaluation précède le programme, quelle pathologie et quel âge elle prend en charge, qui anime, comment les objectifs sont décidés, comment le transfert est organisé et quand le bénéfice sera réévalué. Le titre de « coach cognitif » ne garantit pas une qualification de psychologue, neuropsychologue, ergothérapeute, orthophoniste, infirmier ou médecin. Le rôle exact doit être affiché.

À qui la remédiation cognitive peut-elle être proposée ?

Elle est proposée lorsqu’une difficulté cognitive objectivée ou fonctionnelle freine un projet et qu’un programme adapté existe. En psychiatrie, schizophrénie, trouble schizo-affectif ou bipolaire stabilisé sont des contextes fréquents ; d’autres parcours relèvent de neurologie ou de réadaptation.

La plainte seule mérite d’abord un bilan des causes réversibles. Une intervention ciblée devient pertinente si les difficultés persistent et si la personne accepte l’objectif.

Pourquoi réaliser une évaluation neuropsychologique ?

Elle décrit forces et faiblesses dans plusieurs domaines au lieu de résumer la personne à une note globale. L’entretien relie les tests aux erreurs concrètes, au niveau antérieur, à la langue et au contexte. Il sert à choisir le programme et une mesure de départ.

Tous les patients n’ont pas besoin du même bilan ni du même professionnel. Un examen médical peut précéder ou compléter l’évaluation. Les résultats appartiennent au dossier de soin et doivent être expliqués dans un langage compréhensible.

Que fait-on pendant les séances ?

Le patient réalise des tâches graduées puis décrit comment il a procédé. Le thérapeute aide à tester catégorisation, répétition espacée, verbalisation, planification ou contrôle des distractions. Dans la cognition sociale, scénarios et jeux de rôle travaillent émotions et intentions.

Un exercice à domicile peut consister à appliquer la stratégie à un rendez-vous ou une course, pas à répéter indéfiniment un écran. La difficulté est ajustée pour maintenir l’effort sans accumulation d’échecs.

Comment transférer les progrès dans la vie réelle ?

Chaque séance relie la stratégie à un objectif choisi. L’équipe peut coordonner avec ergothérapeute, éducateur, conseiller emploi, enseignant ou proche, avec consentement. Modifier l’environnement est parfois plus efficace que chercher à normaliser une performance.

Le transfert est observé par des indicateurs concrets : moins d’oublis, trajet réalisé, activité tenue, consigne comprise, fatigue mieux gérée. Un score de jeu supérieur sans changement utile ne suffit pas à conclure.

Quels bénéfices et quelles limites attendre ?

Les bénéfices moyens sont modestes et hétérogènes. Ils sont plus plausibles quand l’intervention est individualisée, accompagnée et reliée à une réhabilitation. Elle ne restaure pas forcément le niveau antérieur ni toutes les fonctions.

Fatigue, symptômes, environnement et accès aux soins influencent le résultat. En l’absence de progrès, l’équipe vérifie objectif, intensité, cause non traitée et transfert avant de poursuivre. Arrêter ou changer de méthode peut être approprié.

Comment choisir un programme sérieux ?

Demandez la qualification, la population ciblée, l’évaluation initiale, le nombre indicatif de séances, la coordination médicale, le coût et le traitement des données. Un programme sérieux formule des limites et n’annonce pas de hausse garantie du quotient intellectuel.

La structure doit savoir orienter une aggravation clinique et expliquer qui prescrit ou supervise. Une application commerciale peut être un support, mais ne devient thérapeutique qu’intégrée à une indication, une médiation et une évaluation adaptées.

Questions fréquentes

La remédiation cognitive augmente-t-elle l’intelligence ?

Ce n’est pas son objectif. Elle travaille des fonctions et stratégies pour améliorer une activité réelle, sans promettre une hausse globale de l’intelligence.

Faut-il un bilan neuropsychologique avant ?

Souvent oui dans les programmes spécialisés, afin de cibler les fonctions et mesurer le changement. Le niveau de bilan dépend du contexte clinique.

Est-ce une psychothérapie ?

Non, même si les deux peuvent être associées. La remédiation cible cognition et stratégies ; une psychothérapie travaille plus largement émotions, pensées, relations et symptômes.

Peut-on la faire seul avec une application ?

Un logiciel peut fournir des exercices, mais l’évaluation, la médiation et le transfert au quotidien font partie du soin. Une application seule n’est pas équivalente.

Combien de séances faut-il ?

Cela dépend du programme, de l’objectif et de la fatigue. Une durée doit être annoncée avec un point d’étape, plutôt qu’un forfait universel.

Est-elle réservée à la schizophrénie ?

Non. Elle existe aussi en neurologie, neurodéveloppement et réadaptation, mais les méthodes et professionnels diffèrent. La page ne rend pas les programmes interchangeables.

Est-elle remboursée ?

La prise en charge dépend de la structure, du professionnel et du parcours. Demandez un devis et la couverture avant de commencer ; un logiciel commercial n’est pas automatiquement remboursé.

Sources et références