DR FAUCHON Francois
radiothérapeute 2 AVENUE DE RIMIEZ06100 Nice Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Radiothérapie cancérologique ».
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Guide médical
Le mot ne désigne donc pas un protocole unique: sein, prostate, poumon, cerveau, peau ou pelvis n’impliquent ni les mêmes volumes, ni les mêmes doses, ni les mêmes effets. La décision est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire et proposée dans un établissement ou centre disposant de l’autorisation de traitement du cancer délivrée par l’ARS.
La consultation avec l’oncologue radiothérapeute précise le but, les alternatives, le nombre indicatif de séances, les effets précoces et tardifs, les traitements en cours et les précautions. La radiothérapie externe est délivrée par une machine située à distance. Avant la première séance, un scanner de centrage ou de simulation reproduit la position de traitement.
Des moyens de contention, des repères cutanés ou de petits tatouages peuvent aider à retrouver exactement cette position. Selon la zone, le centre demande une vessie pleine, un rectum vide, une respiration particulière ou un masque. Les images servent au contourage de la tumeur et des organes à protéger, puis physiciens médicaux et radiothérapeute calculent un plan. Cette étape explique le délai entre simulation et traitement ; elle n’est pas une attente sans soins. Une imagerie de contrôle vérifie régulièrement la position. Une séance externe est habituellement indolore et dure plus longtemps pour l’installation que pour l’irradiation.
Le patient reste seul dans la salle mais surveillé par caméra et interphone. Il n’est pas radioactif après la séance et peut côtoyer ses proches. Le nombre de séances varie : certaines indications utilisent une seule ou quelques fortes fractions, d’autres plusieurs semaines. Une interruption non prévue peut réduire l’efficacité ; il faut appeler le centre plutôt que manquer une séance. La curiethérapie place temporairement ou durablement une source radioactive au contact ou à l’intérieur de la zone à traiter. Les règles de radioprotection dépendent du type de source et sont expliquées individuellement.
Fatigue, rougeur ou irritation de la peau, chute localisée des poils, inflammation des muqueuses, difficulté à avaler, nausées, diarrhée, troubles urinaires, douleur ou baisse des cellules sanguines ne surviennent pas tous ensemble. Ils peuvent augmenter progressivement et persister quelques semaines après la fin.
L’équipe donne des soins adaptés ; il ne faut appliquer ni crème, parfum, huile, pansement ni glace sur la zone sans accord, ni effacer les repères. Une alimentation, une hydratation et une activité adaptées sont préférables aux régimes prétendument radiosensibilisants ou protecteurs. Les effets tardifs peuvent apparaître des mois ou années après : fibrose, sécheresse, fragilité osseuse, lymphœdème, troubles digestifs, urinaires, sexuels, hormonaux, cognitifs ou cardiaques selon le territoire. Leur risque est pris en compte lors du plan mais n’est jamais nul.
La préservation de la fertilité doit être discutée avant une irradiation susceptible d’atteindre ovaires, utérus, testicules, hypophyse ou cellules germinales. Une contraception peut être nécessaire pendant et après le traitement selon les consignes ; une radiothérapie n’est pas une méthode contraceptive. Fièvre sous radiochimiothérapie, essoufflement, douleur thoracique, confusion, faiblesse brutale, saignement important, vomissements incoercibles, déshydratation, impossibilité de boire ou douleur incontrôlée exigent un contact immédiat avec l’équipe ; le 15 ou le 112 s’impose en cas de détresse.
Une rougeur simple ne doit pas être confondue avec une brûlure thermique à traiter seul. À la fin, un bilan explique les effets encore possibles, les soins et le suivi. La disparition d’un symptôme ne prouve pas la disparition de la tumeur ; l’imagerie de réponse est programmée au moment pertinent, parfois après un délai pour laisser diminuer l’inflammation. Les soins de support couvrent douleur, nutrition, activité, tabac, sexualité, psychologie, travail et transport. Une page locale doit présenter uniquement des centres autorisés et distinguer consultation de radiothérapie et réalisation des séances.
Elle peut guérir, compléter une chirurgie, préparer une opération ou soulager un symptôme.
L’indication dépend du cancer, du stade et des autres traitements, après discussion pluridisciplinaire.
Il reproduit la position, délimite les volumes à traiter et les organes à protéger.
Le plan dosimétrique est calculé et vérifié avant la première irradiation.
L’installation précise prend plusieurs minutes ; l’irradiation externe elle-même est indolore.
Le patient est surveillé à distance et n’est pas radioactif après la séance externe.
Ils dépendent de la zone : peau, muqueuses, transit, vessie, déglutition ou cellules sanguines peuvent être concernés.
Des effets tardifs spécifiques doivent aussi être expliqués avant consentement.
N’appliquez pas de produit sur la zone et ne manquez pas une séance sans appeler l’équipe.
Les effets aigus peuvent encore augmenter brièvement avant de régresser.
Le suivi et l’évaluation de réponse sont programmés selon le cancer et le délai biologique pertinent.
La séance externe est indolore. La position, une inflammation ou la maladie peuvent toutefois provoquer une gêne à signaler.
Non. Les consignes de distance concernent seulement certaines curiethérapies ou radiothérapies métaboliques.
Parfois, avec adaptation. Fatigue, horaires, métier et traitements associés déterminent la possibilité réelle.
Seulement une crème validée par l’équipe, au moment indiqué, car certains produits gênent le traitement ou irritent.
Non.
Pour tout effet nouveau important, fièvre, impossibilité de s’alimenter, douleur, saignement ou réaction cutanée sévère.