DR CAUSSADE Patrick
dermatologue et vénérologue 19 RUE DE L OBSERVATOIRE67000 Strasbourg Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « PUVAthérapie ».
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Guide médical
La PUVAthérapie est une photochimiothérapie : la lettre P désigne le psoralène et UVA le rayonnement ultraviolet A administré ensuite. Le psoralène peut être pris par voie orale ou appliqué localement par bain, trempage ou gel selon la maladie et la surface à traiter. Il augmente temporairement la sensibilité des cellules cutanées aux UVA.
Le traitement est prescrit et surveillé par un dermatologue, puis délivré dans une cabine ou un appareil médical calibré par une équipe formée. Une lampe de bronzage, le soleil ou un appareil grand public ne permet pas de reproduire le protocole. La PUVA peut être utilisée dans certains psoriasis, eczémas, vitiligos, lymphomes cutanés et autres dermatoses photosensibles au traitement.
L’indication ne dépend pas du seul diagnostic: étendue, épaisseur, localisation, phototype, âge, traitements antérieurs, antécédents de cancers cutanés, exposition solaire cumulée, médicaments et capacité à suivre les rendez-vous comptent. La PUVA n’est donc pas automatiquement le premier choix ni un traitement « plus fort » à réclamer après l’échec d’une crème.
Elle améliore une poussée mais ne guérit pas définitivement une maladie chronique et n’empêche pas une rechute. Avant la première séance, le dermatologue confirme le diagnostic, examine toute la peau et recherche une sensibilité anormale au soleil, une maladie photosensible, une cataracte, une atteinte hépatique selon le psoralène, une grossesse ou un projet de grossesse, une immunodépression et des antécédents personnels de mélanome ou de carcinome cutané.
Le nombre de séances de PUVA déjà reçues, même dans un autre établissement, doit être reconstitué. Demandez à l’unité comment gérer vos médicaments et suivez les consignes du prescripteur.
La « durée dans la cabine » n’est pas une dose universelle: elle dépend de la puissance des lampes, de la dose cumulée et de la partie du corps exposée. Comparer ses minutes avec celles d’un autre patient n’a donc pas de sens. Pour une PUVA orale, le comprimé est pris au délai exact indiqué avant la séance. Des nausées, des vertiges ou des maux de tête peuvent survenir; il faut demander comment prendre le médicament plutôt que changer seul l’horaire ou la dose.
Pour une PUVA locale, les mains, les pieds ou le corps sont exposés au psoralène pendant un temps défini, puis rincés ou essuyés selon la technique avant les UVA. La zone demeure photosensible plusieurs heures et doit être protégée même après le retour à domicile. À chaque séance, signalez rougeur, démangeaison, coup de soleil récent, nouvelle lésion, fièvre, infection, changement de traitement ou séance manquée.
Les mêmes zones doivent être exposées de façon reproductible; un changement de coiffure, de sous-vêtement ou de protection découvre une peau non habituée qui peut brûler. Les yeux sont protégés dans la cabine par des lunettes ou coques appropriées. La région génitale masculine est généralement couverte sauf indication explicite de traitement. Après un psoralène oral, des lunettes filtrant les UVA et UVB sont portées pendant la durée indiquée, y compris à proximité des fenêtres car les UVA traversent le verre.
La consigne individuelle la plus protectrice doit être suivie. Les cabines de bronzage sont exclues pendant toute la cure. Les vêtements couvrants, l’ombre et une protection solaire adaptée complètent les lunettes, mais une crème solaire ne permet pas d’ignorer les autres mesures. L’unité indique précisément quels émollients appliquer et à quel moment.
La sécheresse et les démangeaisons sont fréquentes ; l’émollient recommandé est utile après la séance. Une légère rougeur peut faire partie de la réponse, mais une réaction de type coup de soleil peut apparaître avec retard, parfois deux à trois jours après une séance locale. Rougeur douloureuse, chaleur, gonflement ou cloques doivent être signalés avant toute nouvelle exposition. Une brûlure étendue, des cloques nombreuses, un malaise important, une atteinte des yeux ou une difficulté respiratoire nécessite une évaluation urgente. [M6] [M7] [M8] [M9] Ne retournez jamais dans la cabine pour « rattraper » une séance manquée et ne doublez pas le psoralène.
À court terme, la PUVA peut provoquer nausées liées au psoralène, sécheresse, prurit, pigmentation irrégulière, poussée d’herpès, éruption liée à la lumière ou aggravation transitoire. La protection oculaire vise notamment à éviter une phototoxicité des yeux et un risque de cataracte. À long terme, les UVA accélèrent le photovieillissement et augmentent le risque de cancers cutanés, risque qui croît avec l’exposition cumulée.
Un grain de beauté qui change, une plaie qui ne cicatrise pas, une croûte persistante ou une nouvelle lésion doit être montrée sans attendre la fin de la cure. Les chiffres de risque ou seuils de séances ne doivent pas être appliqués comme une frontière individuelle absolue : phototype, antécédents, immunosuppression et autres expositions modifient le risque. Le registre cumulatif est plus fiable qu’un souvenir approximatif. La grossesse est une contre-indication ou une situation d’exclusion habituelle du psoralène selon les protocoles, et un projet de grossesse doit être signalé avant toute prise.
L’allaitement, l’âge pédiatrique, une maladie hépatique et une incapacité à respecter la protection oculaire demandent une décision spécialisée. Les alternatives comprennent traitements locaux, UVB à spectre étroit, traitements systémiques classiques ou ciblés et biothérapies selon la maladie.
Pour le vitiligo, la photothérapie UVB est souvent privilégiée en raison d’un risque cancérogène moindre que la PUVA. Pour le psoriasis, la stratégie prend aussi en compte rhumatisme psoriasique, comorbidités et impact sur la qualité de vie ; la lumière ne traite pas une atteinte articulaire active. Le succès est évalué sur une échelle clinique, des photographies standardisées lorsque la personne y consent, les symptômes, la surface atteinte, la qualité de vie et la tolérance. Si la réponse est insuffisante, l’équipe réévalue les bénéfices et les risques de la PUVA et discute les autres options adaptées à la maladie. [M6] [M10]
Demandez le rythme prévu, la durée approximative de la cure, les règles en cas d’absence, la coordination avec vos autres traitements et le suivi après la cure. La présence d’un dermatologue dans un lieu ne prouve pas que la PUVA y est disponible; l’activité et l’équipement doivent être documentés.
Elle se distingue des UVB sans psoralène et ne doit jamais être remplacée par le soleil ou une cabine de bronzage.
Certains psoriasis, eczémas, vitiligos, lymphomes cutanés ou atteintes localisées peuvent relever d’un protocole spécialisé.
Le choix dépend de la surface, du phototype, des risques, des traitements antérieurs et des alternatives ; les UVB sont souvent privilégiés.
Les coques protègent pendant l’exposition et des lunettes filtrantes sont nécessaires après un psoralène oral pendant la durée imposée.
Nausée, sécheresse, prurit, pigmentation et réaction de type coup de soleil sont possibles à court terme.
Une activité dermatologique générale ne suffit pas à prouver la disponibilité de la PUVA au lieu affiché.
Non. La PUVA associe un psoralène aux UVA ; les UVB à spectre étroit n’utilisent pas de psoralène et sont plus souvent employés.
Souvent deux heures pour une PUVA orale, mais l’horaire exact dépend du produit et du protocole remis par l’unité.
Il faut porter les lunettes filtrantes prescrites et tenir compte de nausées ou vertiges. Demandez au centre si votre situation permet la conduite.
Non pendant la période de photosensibilité indiquée.
Une réaction légère peut survenir, mais toute rougeur douloureuse, retardée, étendue ou avec cloques doit être signalée avant la séance suivante.
Un projet ou une grossesse doit être signalé avant tout psoralène ; la PUVA est habituellement évitée et la stratégie doit être revue par le dermatologue.