Dr Dumaine Valerie
chirurgien orthopédiste et traumatologue 187 A RUE RAYMOND LOSSERAND75014 Paris 14e arrondissement Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Prothèse de la hanche ».
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Guide médical
La prothèse totale de hanche, ou PTH, remplace les deux versants de l’articulation : une cupule est implantée dans le cotyle du bassin et une tige fémorale porte une nouvelle tête. Elle se distingue d’une prothèse fémorale partielle, utilisée dans certaines fractures, et du resurfaçage réservé à des patients très sélectionnés.
Une radiographie sévère sans gêne importante ne suffit pas. L’intervention est discutée lorsque douleur, boiterie, raideur, sommeil et activités restent altérés malgré information, activité adaptée, aides techniques, rééducation et traitement antalgique approprié. Il n’existe pas d’âge obligatoire ni de moment identique pour tous.
La consultation orthopédique confronte symptômes, examen, radiographies du bassin et objectifs. Une douleur de hanche peut provenir du rachis, des tendons, d’une hernie, d’une artère ou d’un autre organe; le chirurgien vérifie que la prothèse répond bien à la cause principale. Le consentement compare bénéfice attendu — surtout diminution de la douleur et amélioration de la marche — aux risques, aux alternatives et à la possibilité d’une révision ultérieure.
La page ne permet pas de réserver directement une PTH: elle oriente vers une évaluation chirurgicale. Avant l’opération, l’équipe recherche anémie, dénutrition, diabète déséquilibré, tabagisme, infection active, risque de chute, maladie cardiaque ou respiratoire et antécédent de phlébite. Une préparation physique peut renforcer bras et membre opposé, apprendre béquilles et sécuriser escaliers. Le domicile est organisé: obstacles retirés, assise adaptée, repas et aide disponibles.
Ils ne signifient pas une chirurgie banale ni une sortie imposée. Une prothèse comporte plusieurs matériaux et surfaces de frottement, le plus souvent tête en métal ou céramique avec insert en polyéthylène, ou couple céramique-céramique dans certaines situations. La fixation peut être cimentée ou non cimentée.
Le choix dépend de l’os, de l’âge fonctionnel, de l’anatomie, des données de l’implant et de l’expérience de l’équipe ; le matériau le plus récent ou le prix le plus élevé ne garantissent pas un meilleur résultat. Certains couples métal-métal ont fait l’objet de restrictions et de suivis spécifiques. Demandez le nom et la référence des composants et conservez la carte d’implant. L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale. La voie d’abord antérieure, latérale ou postérieure décrit le chemin utilisé entre les muscles. Chacune a des avantages, limites et complications ; aucune n’est supérieure pour chaque patient.
Le chirurgien retire tête fémorale et cartilage cotyloïdien, prépare l’os, positionne les composants puis contrôle stabilité et longueur. Une transfusion est devenue moins fréquente mais reste possible. Selon l’état, le séjour peut être court et la marche commence souvent le jour même ou le lendemain avec aide. Les consignes d’appui varient en cas de fracture ou geste complexe. À domicile, douleur, gonflement et ecchymoses diminuent progressivement. Antalgiques, prévention de la thrombose, soins de plaie et exercices doivent suivre l’ordonnance. La durée de l’anticoagulation et le port d’une compression ne se copient pas sur un autre patient.
Le kinésithérapeute restaure marche, force, équilibre et autonomie ; un centre de réadaptation n’est pas systématique si le retour est sûr et l’aide disponible. Les précautions contre la luxation dépendent de la voie, des implants et de la stabilité. Les règles universelles interdisant toute flexion ou tout croisement des jambes pendant des mois ne sont pas adaptées à chacun : seules les consignes opératoires font foi. La conduite reprend quand la cicatrice, la force, la mobilité, les réflexes et l’arrêt des médicaments sédatifs permettent un freinage d’urgence, après accord de l’équipe.
Le travail dépend davantage des contraintes que du titre du poste. Marche et activités à faible impact reprennent progressivement; course, sauts, charges ou sports de contact sont discutés individuellement. Les complications précoces comprennent infection, hématome, phlébite ou embolie pulmonaire, luxation, fracture, lésion nerveuse ou vasculaire et différence de longueur ressentie. À distance peuvent apparaître usure, descellement, infection tardive, fracture autour de l’implant ou conflit tendineux.
Une douleur nouvelle des années après ne doit pas être attribuée automatiquement au vieillissement. Le suivi clinique et radiographique est organisé par l’équipe, même en l’absence de douleur selon son protocole.
La décision associe douleur, fonction, sommeil, autonomie et échec raisonnable des traitements non chirurgicaux.
L’objectif personnel doit être réaliste : marcher sans douleur importante, retrouver des activités ou réduire les antalgiques. Une PTH ne traite pas nécessairement une lombalgie, une neuropathie ou toutes les limitations d’une personne fragile.
La consultation d’anesthésie et le bilan recherchent les risques modifiables. Toute infection ou plaie doit être signalée.
Apportez ordonnance, imagerie et liste de traitements. Demandez qui appeler et où aller en cas de problème après la sortie.
La cupule, l’insert, la tête et la tige peuvent avoir des matériaux et fixations différents. Le chirurgien explique son choix selon qualité osseuse, anatomie et recul clinique. Un resurfaçage n’est pas une petite PTH et reste réservé à des profils sélectionnés.
La voie antérieure n’interdit pas toute lésion musculaire et la voie postérieure ne condamne pas à la luxation. Le volume d’expérience de l’équipe, le positionnement des composants et l’adaptation au patient comptent davantage qu’un slogan technique.
Le lever est généralement précoce, accompagné par l’équipe. L’appui peut être complet après une PTH simple, mais le chirurgien peut le limiter. Béquilles, escalier et toilette sont appris avant la sortie ; la douleur doit rester compatible avec les exercices.
La rééducation vise force, équilibre et autonomie. Elle peut se poursuivre à domicile ou en ville ; l’hospitalisation de réadaptation répond à des critères médicaux, fonctionnels et sociaux. La progression est individualisée plutôt que dictée par un nombre fixe de séances.
Bougez régulièrement sans dépasser la réaction de la hanche. Évitez alcool avec antalgiques sédatifs et ne conduisez pas tant qu’un freinage d’urgence n’est pas sûr.
Une chute, un mouvement avec claquement ou une douleur brutale impose un avis.
La majorité des patients obtiennent un soulagement important, mais faiblesse, boiterie, douleur tendineuse ou différence de longueur ressentie peuvent persister.
Conservez les références de l’implant et suivez les contrôles proposés. Une infection dans un autre site, une bactériémie ou une chirurgie future doivent être signalées aux soignants. Une antibioprophylaxie avant chaque soin dentaire n’est pas automatique et se décide selon le contexte.
Il n’existe pas d’âge unique. Gêne, état général, os, alternatives, projet et probabilité de révision sont considérés ensemble.
Non. Chaque voie a des avantages et risques. L’expérience de l’équipe et l’adaptation au patient comptent plus qu’une promesse universelle.
Elle varie de l’ambulatoire ou quelques jours à davantage selon santé, autonomie, complications et environnement. La sortie est un critère de sécurité, pas un concours de rapidité.
Cela dépend de la force, de l’équilibre, de la douleur et des gestes réalisés. L’équipe autorise la diminution des aides sans créer de boiterie ou de risque de chute.
Pas systématiquement. Beaucoup de patients récupèrent à domicile et en ville ; un centre est indiqué selon les besoins médicaux, fonctionnels ou sociaux.
Il n’existe pas de garantie individuelle. De nombreux implants fonctionnent longtemps, mais usure, descellement, infection, activité et qualité osseuse influencent la durée.
Les activités à faible impact reprennent souvent.