Dr Loustau Clotilde
rhumatologue 104 RUE STEHELIN33200 Bordeaux Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Polyarthrite ».
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Guide médical
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune inflammatoire chronique qui touche souvent de façon symétrique les petites articulations des mains et des pieds. Douleur, gonflement et raideur matinale prolongée évoluent par poussées, mais une inflammation silencieuse peut aussi endommager les articulations.
Le diagnostic est clinique, complété par marqueurs inflammatoires, facteur rhumatoïde, anticorps anti-CCP et imagerie ; aucun test isolé ne confirme ou n’exclut la maladie. Une orientation rapide vers le rhumatologue est importante, car le traitement de fond précoce réduit les destructions. Le méthotrexate est fréquemment utilisé en première intention avec une prise hebdomadaire et une surveillance ; biothérapies ou inhibiteurs ciblés sont discutés si l’objectif de contrôle n’est pas atteint. Grossesse, vaccination et infections doivent être anticipées.
Sous traitement immunosuppresseur, une fièvre supérieure à 38 °C, un essoufflement ou une infection qui progresse nécessite un avis rapide ; le traitement ne doit pas être interrompu ou doublé sans consigne.
Les articulations des doigts, poignets et avant-pieds gonflent et deviennent douloureuses, souvent des deux côtés. La raideur au réveil dure plus d’une demi-heure et s’améliore en bougeant. Fatigue, baisse d’appétit et fébricule peuvent accompagner les poussées. L’évolution est variable et les douleurs ne reflètent pas toujours toute l’inflammation.
Arthrose, infection virale, goutte, rhumatisme psoriasique, lupus et d’autres maladies peuvent donner une polyarthrite. Une articulation gonflée depuis plusieurs semaines ou plusieurs articulations atteintes justifie une consultation rapide. La pseudo-polyarthrite rhizomélique, qui touche surtout ceintures des personnes plus âgées, est une maladie distincte.
Le médecin compte les articulations douloureuses et gonflées, mesure la durée des symptômes et recherche atteintes cutanées, pulmonaires, oculaires ou générales. CRP et vitesse de sédimentation évaluent l’inflammation. Facteur rhumatoïde et anticorps anti-CCP soutiennent le diagnostic, mais peuvent être négatifs au début ou positifs sans maladie active.
Radiographies de référence, échographie ou IRM recherchent synovite et érosions. Les critères de classification aident mais ne remplacent pas le jugement clinique. Une ponction articulaire est nécessaire si infection ou cristaux sont possibles. Le rhumatologue fixe le diagnostic et l’activité pour choisir une stratégie visant la rémission ou une faible activité.
Les antalgiques et anti-inflammatoires soulagent sans empêcher les destructions. Un traitement de fond agit sur la maladie elle-même et doit être ajusté jusqu’à l’objectif convenu.
Le méthotrexate est souvent le premier choix. Il se prend une fois par semaine, jamais quotidiennement, avec folates et surveillance du sang, du foie et des reins. Grossesse, maladie hépatique, insuffisance rénale ou infection modifient son utilisation. Une information écrite sur le jour de prise réduit les erreurs graves.
Si le contrôle reste insuffisant, le rhumatologue peut ajouter ou remplacer par une biothérapie ciblant TNF, interleukines, lymphocytes ou co-stimulation, ou par un inhibiteur de Janus kinases. Le choix dépend de l’activité, des maladies associées, du risque infectieux et cardiovasculaire et des traitements déjà essayés.
Avant immunosuppression, vaccinations, tuberculose latente, hépatites et foyers infectieux sont vérifiés. Les analyses et consultations de suivi ne sont pas facultatives. Une molécule efficace ne doit pas être arrêtée brutalement dès que les symptômes s’améliorent.
Pendant une poussée, on protège l’articulation sans immobiliser tout le corps. Hors poussée, activité d’endurance, renforcement progressif et exercices de mobilité entretiennent capacité et santé cardiovasculaire. Kinésithérapeute, ergothérapeute, podologue et MPR proposent gestes, orthèses et adaptations selon les besoins.
Le risque cardiovasculaire, osseux et infectieux est surveillé. Aucun régime ne remplace le traitement de fond. Une alimentation équilibrée et le maintien d’un poids adapté réduisent certaines contraintes articulaires.
Le projet de grossesse doit être annoncé en amont, car méthotrexate, léflunomide et d’autres traitements sont incompatibles ou nécessitent un délai d’arrêt. La maladie s’améliore parfois pendant la grossesse mais peut rechuter après l’accouchement; l’anticipation évite une interruption dangereuse.
Médecin traitant et rhumatologue suivent activité, effets indésirables et complications. Une page locale oriente vers une consultation mais ne prouve pas qu’un praticien assure toutes les biothérapies ou une prise en charge hospitalière. Le choix du centre dépend du traitement et du niveau de complexité.
Non. C’est une maladie auto-immune inflammatoire ; l’arthrose est une atteinte mécanique et dégénérative différente.
Oui. Les formes séronégatives existent ; le diagnostic repose sur l’ensemble clinique, biologique et radiologique.
Non, habituellement une seule fois par semaine. Une prise quotidienne par erreur peut être toxique et exige un avis urgent.
Oui, avec adaptation à l’activité de la maladie et progression encadrée ; l’immobilité prolongée est généralement défavorable.