Dr Leandri Chloe
gastro-entérologue et hépatologue 4 VILLA POIRIER75015 Paris Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « pH-métrie ».
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Guide médical
La pH-métrie œsophagienne mesure l’acidité dans l’œsophage pendant la vie quotidienne. Elle aide à confirmer ou exclure un reflux gastro-œsophagien lorsque les symptômes et la gastroscopie ne suffisent pas, avant certaines opérations antireflux ou devant des symptômes persistants malgré traitement.
Elle ne photographie pas l’œsophage et ne remplace ni endoscopie pour une lésion ni manométrie pour la motricité. Deux techniques existent. Le cathéter ambulatoire est une sonde très fine passée par le nez et positionnée au-dessus du sphincter inférieur, souvent après une manométrie qui localise ce sphincter. Elle est reliée à un enregistreur pendant environ vingt-quatre heures.
La capsule sans fil est fixée lors d’une gastroscopie et transmet les mesures pendant quarante-huit à quatre-vingt-seize heures selon le protocole, puis se détache spontanément. Elle peut être plus confortable mais implique endoscopie, parfois sédation, et comporte des contraintes spécifiques, notamment allergie au nickel et compatibilité avec une IRM tant que la capsule n’est pas éliminée. Le choix dépend de la question, de la tolérance et de la disponibilité. L’examen peut être réalisé sans traitement antisécrétoire pour établir un diagnostic, ou sous inhibiteur de pompe à protons pour comprendre des symptômes persistants.
Cette distinction est fondamentale. Antiacides, pansements gastriques et antagonistes H2 ont d’autres délais. Un arrêt inutile peut provoquer une rechute; un traitement poursuivi à tort peut rendre l’examen non interprétable. Avant la sonde, le jeûne est généralement demandé pendant plusieurs heures. Le nez peut recevoir un anesthésique local.
Le passage provoque larmoiement, haut-le-cœur ou toux transitoire ; avaler de l’eau aide. Une fois fixée sur la joue, la sonde reste en place jusqu’au retour le lendemain. Le patient rentre chez lui et maintient autant que possible ses repas, positions, sommeil et activités habituels, car une journée artificielle réduit la valeur du test. Il évite ce que le service interdit, protège l’appareil de l’eau et ne décolle pas la sonde. Les repas et boissons peuvent influencer directement le pH ; les consignes alimentaires varient selon le système.
Un journal incomplet empêche de relier symptômes et reflux. Il ne faut pas provoquer volontairement une douleur dangereuse. Une douleur thoracique nouvelle, intense, prolongée ou accompagnée de sueurs, malaise ou essoufflement relève du 15 ou du 112, même avec une sonde de reflux: attribuer toute douleur à l’œsophage peut manquer un infarctus. La sonde gêne souvent le nez ou la gorge, provoque écoulement, éternuement et inconfort pour avaler. Un petit saignement nasal est possible.
Le passage accidentel vers le larynx déclenche une toux et la sonde est repositionnée. Perforation ou complication grave est exceptionnelle. Pour la capsule, une douleur thoracique ou un inconfort, un saignement, une aspiration ou un défaut de détachement sont possibles; une douleur sévère ou une difficulté à avaler impose de contacter rapidement le service. [M9][M10][M8] La sédation interdit de conduire et nécessite un accompagnement selon les règles du centre. Le résultat principal quantifie l’exposition acide, notamment le pourcentage du temps sous un certain pH, et le nombre ou la durée des épisodes. Des scores synthétiques peuvent être calculés.
L’impédance caractérise reflux liquide, gazeux, acide ou peu acide. L’association symptomatique évalue si des épisodes surviennent près des symptômes enregistrés. Une association positive ne prouve pas toujours une causalité, et une journée négative n’exclut pas absolument un reflux intermittent. Le gastro-entérologue interprète qualité, traitement pris, repas, symptômes, endoscopie et manométrie.
Une exposition normale avec association positive peut correspondre à une hypersensibilité au reflux ; exposition et association normales peuvent orienter vers une brûlure fonctionnelle ou une autre cause. Cela ne signifie pas que les symptômes sont imaginaires. La chirurgie antireflux ne doit pas être décidée sur un symptôme seul ; une preuve objective et une motricité compatible sont recherchées. Après retrait de la sonde, l’inconfort disparaît habituellement rapidement. Le compte rendu nécessite une analyse et n’est pas toujours immédiat. Une page locale doit présenter les unités de physiologie digestive qui réalisent le protocole exact.
Le code ou la spécialité gastro-entérologie ne prouve pas la disponibilité. Les centres sont l’unité pertinente, avec professionnels rattachés si la preuve existe.
Elle quantifie l’exposition acide et la relation avec les symptômes.
L’impédancemétrie ajoute les reflux peu acides, liquides et gazeux.
La sonde enregistre environ vingt-quatre heures sans endoscopie.
La capsule enregistre plus longtemps mais nécessite une gastroscopie et des précautions spécifiques.
Cela dépend si l’on cherche à établir le diagnostic ou à étudier des symptômes sous traitement.
Seul le service prescripteur donne les délais d’arrêt.
L’appareil reste sec et la sonde ne doit pas être déplacée.
Exposition acide, épisodes et association symptomatique sont analysés ensemble.
Un lien temporel n’est pas toujours une preuve causale et un test négatif a des limites.
Gêne nasale, gorge irritée et petit saignement sont les plus fréquents.
La capsule ajoute les risques rares liés à l’endoscopie, à la fixation et à la sédation.
Le passage de la sonde est désagréable mais bref ; une gêne du nez et de la gorge peut persister pendant l’enregistrement.
Généralement oui pour reproduire une journée habituelle, avec les restrictions précises données par le service.
Souvent oui avec une sonde, si l’activité n’expose pas l’appareil à l’eau ou à un risque ; après sédation, les restrictions s’appliquent.
Elle localise le sphincter et recherche un trouble moteur, notamment avant chirurgie.
Non. Il peut orienter vers hypersensibilité, trouble fonctionnel ou autre cause qui mérite une prise en charge.
Pas tant que sa présence n’est pas exclue selon les instructions du fabricant et du centre ; prévenez tout service d’imagerie.
Après retrait ou fin de transmission, le tracé et le journal sont analysés ; le délai dépend du service.