Dr Bougeard Renaud
neurochirurgien 39 CHEMIN DE LA VERNIQUE69130 Ecully Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Névralgie cervico-brachiale ».
Annuaire local
3 professionnels référencés.
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Névralgie cervico-brachiale ».
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Névralgie cervico-brachiale ».
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Névralgie cervico-brachiale ».
Guide médical
La névralgie cervico-brachiale, aussi appelée radiculopathie cervicale, est un ensemble de symptômes provoqués par l’irritation ou la compression d’une racine nerveuse qui sort de la colonne cervicale. La douleur part souvent du cou ou de l’omoplate et descend dans l’épaule, le bras, l’avant-bras ou certains doigts.
Elle peut ressembler à une brûlure, une décharge ou une douleur profonde et s’accompagner de fourmillements, engourdissement, réflexe diminué ou faiblesse. Le trajet donne un indice sur la racine concernée, sans être une carte parfaite : plusieurs racines se chevauchent, et une épaule, un coude, un canal carpien, une atteinte du plexus ou un nerf périphérique peut imiter la douleur. Une douleur dans le bras n’est donc pas automatiquement une hernie cervicale. À l’inverse, une IRM montrant une hernie ou de l’arthrose ne prouve pas que l’image explique les symptômes, car des anomalies existent chez des personnes sans douleur.
Les causes courantes sont une hernie discale et le rétrécissement du passage par l’arthrose et des excroissances osseuses. Plus rarement, infection, tumeur, fracture, maladie inflammatoire ou autre atteinte neurologique est en cause. La névralgie d’Arnold irradie vers l’arrière du crâne et n’est pas la même affection. Une atteinte de la moelle cervicale, ou myélopathie, est également différente et plus urgente : maladresse des deux mains, jambes raides, marche instable, chutes, décharges dans le corps, troubles urinaires ou intestinaux doivent être recherchés.
Une faiblesse qui progresse rapidement, des symptômes des deux bras ou des jambes, une difficulté nouvelle à marcher, un trouble sphinctérien, une anesthésie étendue ou un traumatisme important nécessite une évaluation urgente. Appelez le 15 ou le 112 en cas de paralysie soudaine, de signes soudains d’AVC, de douleur cervicale ou thoracique intense avec malaise, de détresse respiratoire ou de traumatisme grave. [M6][M7][M8] Fièvre, immunodépression, cancer connu, perte de poids inexpliquée, douleur nocturne croissante ou infection récente justifie un avis rapide. Une douleur thoracique irradiant au bras avec sueurs ou essoufflement n’est pas attribuée au cou sans évaluation cardiaque. [M7]
Le diagnostic commence par l’histoire : début, positions, trajet, douleur nocturne, métier, traumatisme, cancer, fièvre et évolution. Le médecin teste mobilité du cou et de l’épaule, sensibilité, force, réflexes et signes de moelle. Des manœuvres qui modifient la douleur peuvent soutenir le diagnostic sans le confirmer seules. Pouls, couleur, température du bras et examen thoracique évitent de manquer une cause vasculaire ou cardiaque. L’imagerie n’est pas systématique au premier jour en l’absence de traumatisme, déficit progressif ou signal d’alarme.
Beaucoup de radiculopathies dégénératives s’améliorent en quelques semaines avec un traitement conservateur. Radiographie montre surtout os et alignement, pas directement racine ni disque. L’IRM cervicale est l’examen de référence lorsque les symptômes persistent, qu’un déficit neurologique existe, qu’une intervention est envisagée ou qu’une cause grave est suspectée. Un scanner est utile pour l’os ou lorsque l’IRM est impossible. L’ACR 2024 adapte l’imagerie aux variantes cliniques et n’encourage pas une IRM immédiate pour toute cervicalgie.
Un électroneuromyogramme peut aider lorsque le diagnostic reste incertain, pour distinguer racine et nerf périphérique, mais il peut être normal précocement et ne montre pas l’anatomie. Maintenir une activité adaptée est généralement préférable au repos au lit. Les positions très douloureuses, charges lourdes et gestes répétés sont temporairement modifiés sans immobiliser le cou durablement.
La chaleur ou le froid peut apporter un confort sans remettre une racine en place. Oreiller et poste de travail sont ajustés au confort, sans promesse d’une posture unique qui guérirait.
Ne cumulez pas des produits contenant du paracétamol et ne prenez pas d’anti-inflammatoire en cas de contre-indication. La kinésithérapie évalue mouvement, force, tolérance et activité puis propose exercices gradués. Une traction, mobilisation ou technique manuelle n’est utile que si elle améliore le tableau et ne provoque pas de déficit.
Manipulations cervicales forcées ne sont pas anodines et doivent être évitées devant drapeaux rouges ou diagnostic incertain. Les exercices trouvés en vidéo ne sont pas adaptés à tous ; arrêtez si faiblesse, engourdissement ou douleur s’aggrave durablement. Une amélioration fluctuante est fréquente. La force et la sensibilité peuvent récupérer plus lentement que la douleur. L’arrêt de travail dépend de la profession, de la conduite, du sommeil et de la sécurité ; une reprise aménagée est parfois meilleure qu’une inactivité complète.
Elle peut réduire temporairement l’inflammation mais ne corrige pas mécaniquement l’arthrose ou la hernie et comporte des risques rares mais graves: saignement, infection, atteinte nerveuse ou vasculaire. La chirurgie n’est pas la suite automatique d’une IRM anormale.
Elle est discutée devant déficit moteur progressif ou important, myélopathie, douleur invalidante persistante malgré traitement bien conduit, et compression concordante. Selon le niveau, elle peut libérer la racine par voie antérieure ou postérieure, avec fusion, prothèse discale ou foraminotomie. Le choix dépend de l’anatomie et de plusieurs niveaux. L’objectif est surtout de soulager le bras et protéger la fonction ; la douleur cervicale peut persister. Infection, lésion nerveuse, hématome, trouble de déglutition ou de voix, non-fusion, segment adjacent et réintervention font partie de l’information.
Une consultation chirurgicale ne signifie pas opération. Après amélioration, activité, force et endurance sont reconstruites progressivement. La prévention ne repose pas sur une posture parfaite: varier les positions, pauses, activité physique, sommeil, tabac et gestion de charge sont plus réalistes. Une page locale doit orienter d’abord vers le professionnel pertinent pour l’évaluation — médecin traitant, médecine physique, neurologie ou chirurgie selon gravité — sans CTA direct vers infiltration ou opération.
Le chirurgien orthopédiste relecteur valide le parcours rachidien ; il ne garantit pas les données locales automatisées.
La douleur descend du cou vers un bras et peut s’accompagner de fourmillements, engourdissement ou faiblesse.
Le trajet oriente vers une racine, mais épaule, nerf périphérique, cœur et vaisseaux doivent parfois être distingués.
Hernie discale et arthrose sont fréquentes ; infection, tumeur, fracture et inflammation sont plus rares.
Une atteinte de moelle se différencie d’une racine par des signes bilatéraux, de marche ou sphinctériens.
L’examen clinique suffit souvent au début sans signal d’alarme. L’IRM devient utile si déficit, persistance, projet invasif ou cause grave.
Une anomalie d’image n’est pertinente que si elle concorde avec le côté, la racine et les symptômes.
Activité adaptée, antalgiques individualisés et exercices gradués sont préférés au repos ou au collier prolongé.
La kinésithérapie vise fonction et confiance ; aucune manipulation ou posture ne remet universellement une racine en place.
Une infiltration peut soulager une douleur persistante sélectionnée mais possède des risques et un bénéfice souvent temporaire.
La chirurgie se discute surtout devant déficit, myélopathie ou douleur durable avec compression concordante.
La reprise est progressive, parfois aménagée selon travail, conduite et faiblesse.
Tout changement de trajet, aggravation neurologique ou signe général doit faire réévaluer le diagnostic.
Souvent les symptômes s’améliorent avec le temps et un traitement conservateur. L’opération dépend surtout du déficit, de la persistance et de la concordance.
Pas toujours. Elle est prioritaire en cas de déficit progressif, signes de moelle, traumatisme ou autre drapeau rouge.
Oui. L’examen et parfois l’électroneuromyogramme distinguent une racine cervicale d’un nerf comprimé au poignet.
Seulement brièvement si elle est prescrite pour une crise intense. Le port prolongé augmente raideur et faiblesse.
Elle peut aider à reprendre mouvement, force et activités avec des exercices adaptés et gradués.
Non. Elle peut diminuer temporairement l’inflammation et la douleur mais ne supprime pas une hernie ou l’arthrose.
Faiblesse croissante, atteinte des deux bras ou jambes, marche instable, troubles urinaires ou intestinaux, fièvre ou traumatisme important.