DR SORSAKOVA TRNOVSKA Katarina
dermatologue et vénérologue 43 AVENUE GEORGE V75008 Paris 8e arrondissement Non conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Mycose ».
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Guide médical
Une mycose est une infection due à un champignon microscopique, mais ce terme regroupe des situations très différentes. Les dermatophytes atteignent surtout peau, pieds, ongles et cuir chevelu ; des levures comme Candida touchent plis et muqueuses ; Malassezia est notamment impliquée dans le pityriasis versicolor.
Démangeaisons, rougeur, desquamation ou pertes vaginales ne prouvent pas à elles seules une mycose: eczéma, psoriasis, infection bactérienne, vaginose ou infection sexuellement transmissible peuvent ressembler.
Hygiène douce, séchage et non-partage du linge limitent la transmission sans désinfecter excessivement. Fièvre, extension rapide, douleur importante ou atteinte d’un pied diabétique imposent une évaluation médicale rapide.
La peau glabre, les plis, le pied, l’ongle et le cuir chevelu peuvent être infectés par des dermatophytes avec des aspects et durées différents. Candida prolifère surtout dans certaines zones humides ou muqueuses. Le pityriasis versicolor donne des taches fines du tronc qui bronzent différemment. Identifier la localisation et le terrain est donc la première étape.
Une démangeaison n’est pas synonyme de champignon. Eczéma, allergie, psoriasis, gale, impétigo et irritation peuvent imiter une mycose cutanée. Des pertes vaginales peuvent relever d’une candidose, d’une vaginose ou d’une IST. Utiliser un antifongique au hasard retarde le bon diagnostic et peut modifier l’aspect sans traiter la cause.
Sur la peau, une plaque arrondie qui s’étend avec bordure plus active peut évoquer une dermatophytie. Entre les orteils, macération, fissures, desquamation et démangeaisons sont typiques du pied d’athlète. Dans les plis, rougeur humide, fissure centrale et petites lésions périphériques peuvent orienter vers Candida, mais frottement et infection bactérienne sont des alternatives.
Le pityriasis versicolor provoque de multiples taches du tronc, plus claires ou plus foncées, finement squameuses et souvent plus visibles après soleil. Le traitement élimine la levure mais la couleur met du temps à se normaliser. Une lésion étendue, ancienne, douloureuse ou qui ne répond pas au traitement doit être examinée.
Un ongle épaissi, jaune ou friable n’est pas toujours mycosique : traumatisme, psoriasis et vieillissement donnent des aspects proches. Avant un traitement oral long, un prélèvement mycologique est souvent utile. Les antifongiques locaux pénètrent mal certaines atteintes profondes ; la stratégie dépend du nombre d’ongles, de la matrice et des maladies associées.
La teigne du cuir chevelu touche surtout l’enfant et peut provoquer plaques squameuses, cheveux cassés, inflammation ou ganglions. Un traitement local seul est insuffisant : un traitement oral et des mesures pour l’entourage sont nécessaires. Une inflammation très douloureuse ou suppurée risque de laisser une cicatrice et justifie un avis rapide.
Une difficulté à avaler peut signaler une atteinte plus profonde.
Une candidose vaginale typique associe démangeaisons intenses et pertes blanchâtres épaisses, mais l’odeur forte, la douleur pelvienne, la fièvre ou des pertes inhabituelles orientent ailleurs. Un premier épisode incertain, une grossesse, des récidives ou un échec nécessitent un examen et parfois un prélèvement. La candidose vaginale n’est pas classiquement une IST, même si les symptômes génitaux exigent parfois un dépistage différent.
Une mycose cutanée petite et typique peut relever d’un antifongique local conseillé par le pharmacien, appliqué sur la lésion et sa périphérie pendant toute la durée indiquée. Arrêter dès que cela gratte moins favorise rechute ou persistance. La forme galénique dépend d’une peau sèche ou suintante. Les yeux et muqueuses exigent des produits adaptés.
Ongle, teigne, atteinte étendue ou certaines récidives peuvent nécessiter un traitement oral sur ordonnance. Tous les antifongiques ne couvrent pas tous les champignons.
Séchez soigneusement plis et espaces entre les orteils, changez chaussettes et sous-vêtements humides, aérez les chaussures et portez des sandales dans les douches collectives. Ne partagez pas serviettes, chaussures, bonnet, peigne ou coupe-ongles. Lavez les textiles selon les recommandations adaptées au foyer sans transformer le logement en environnement stérile.
Une toilette trop agressive, les douches vaginales et les antiseptiques répétés fragilisent les barrières naturelles. Traitez aussi une source animale ou un contact seulement si le diagnostic et les consignes le justifient. Pour une candidose mammaire pendant l’allaitement, mère et nourrisson doivent être évalués ensemble ; le violet de gentiane ne doit pas être utilisé en automédication.
Pharmacien et médecin traitant orientent les formes cutanées simples. Dermatologue pour diagnostic difficile, ongle, cuir chevelu ou maladie étendue ; sage-femme ou gynécologue pour symptômes vaginaux ; dentiste ou médecin pour la bouche selon le contexte ; pédiatre pour nourrisson ou enfant. Une page générique ne doit pas envoyer toutes ces situations vers une seule spécialité.
Évitez d’appliquer une nouvelle crème juste avant un prélèvement si le professionnel vous l’a demandé. Une compétence d’annuaire prouve au mieux une offre déclarée ou référencée, pas la disponibilité d’un examen mycologique au lieu choisi.
Le risque dépend du champignon et de la localisation. Les dermatophytes se transmettent plus facilement par contact, objets ou sols humides que certaines candidoses.
Non. Localisation, champignon probable et profondeur changent le traitement ; ongle, cuir chevelu et muqueuses nécessitent souvent une autre stratégie.
De nombreuses maladies imitent l’onychomycose. Confirmer évite un traitement oral long et inutile.
La candidose vaginale n’est pas classiquement une IST, mais d’autres infections donnent des symptômes proches et peuvent nécessiter un dépistage.
Non. Respectez la durée prévue, car les symptômes peuvent disparaître avant l’élimination suffisante du champignon.
Chez une personne diabétique ou si le pied est douloureux, chaud, gonflé, fissuré, malodorant ou fébrile, un avis rapide est nécessaire.