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Dépistage génétique avant et pendant la grossesse : objectifs, examens et limites

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Avant ou pendant une grossesse, un dépistage génétique sert à rechercher un risque accru de certaines anomalies génétiques ou chromosomiques chez les futurs parents ou le fœtus. [1] [2] Un résultat de dépistage anormal signale une possibilité à examiner, mais ne permet pas à lui seul d'affirmer que le fœtus présente l'anomalie recherchée. [2] [3] Cette distinction est importante, car une confirmation peut nécessiter un examen diagnostique invasif, plus précis mais associé à un risque faible pour la grossesse. [2]

Dépistage, portage et diagnostic : quelles différences ?

Une anomalie génétique peut concerner un seul gène, plusieurs gènes, une partie d'un chromosome ou un chromosome entier. [1] Certaines anomalies sont héréditaires et se transmettent entre générations, tandis que d'autres apparaissent spontanément. [1] Le dépistage de portage recherche notamment si une personne possède une copie anormale d'un gène récessif sans présenter habituellement les manifestations de la maladie correspondante. [1] Lorsque les deux membres d'un couple portent une anomalie récessive concernant la même maladie, une évaluation ciblée du risque pour une grossesse peut être proposée. [1]

Pendant la grossesse, les analyses sanguines maternelles et l'échographie sont des examens de dépistage non invasifs qui évaluent le risque de certaines anomalies. [2] Le diagnostic génétique prénatal analyse directement du matériel provenant du fœtus ou du placenta afin de rechercher une anomalie précise. [2] [3] Le dépistage et le diagnostic ne sont donc pas interchangeables : le premier estime un risque, tandis que le second cherche à confirmer ou à exclure l'anomalie étudiée. [2] [3]

Pourquoi envisager une évaluation avant la grossesse ?

Avant une grossesse, l'évaluation commence souvent par les antécédents médicaux et familiaux des futurs parents. [1] Les informations recherchées peuvent concerner les maladies présentes dans la famille, les causes de décès, les malformations congénitales, les fausses couches, les mortinaissances et les décès survenus peu après la naissance. [1] Une anomalie génétique ou chromosomique connue chez un parent, une grossesse antérieure concernée ou plusieurs fausses couches peuvent également conduire à approfondir l'évaluation. [1] [3] L'analyse de l'histoire familiale peut nécessiter des renseignements portant sur trois générations et, dans les situations complexes, l'examen de dossiers médicaux de proches. [1]

Le dépistage de portage repose habituellement sur une analyse d'ADN effectuée à partir d'un prélèvement sanguin ou, dans certains cas, de cellules recueillies à l'intérieur de la joue. [1] Il est idéalement réalisé avant la grossesse, car ses résultats peuvent être discutés avant la conception. [1] Le dépistage des parents ne peut toutefois pas repérer les maladies génétiques qui ne sont pas héréditaires. [1]

Comment se déroule le dépistage pendant la grossesse ?

Les examens non invasifs peuvent associer une analyse du sang maternel, le dosage de marqueurs sériques et une échographie. [2] Ils peuvent rechercher notamment un risque accru de trisomie 21, de trisomie 18, de trisomie 13 ou de certaines anomalies de fermeture du tube neural. [2] Tous les examens n'étudient pas les mêmes anomalies, si bien que plusieurs modalités peuvent être nécessaires selon l'objectif recherché. [2]

Le test prénatal non invasif fondé sur l'ADN circulant analyse, dans le sang maternel, des fragments d'ADN provenant en partie du placenta. [3] Ce test dépiste des anomalies du nombre de certains chromosomes, mais il ne recherche pas toutes les maladies provoquées par une modification ponctuelle de l'ADN. [3] Des résultats faussement positifs et faussement négatifs sont possibles. [2] [3] Un résultat rassurant n'exclut donc pas toutes les anomalies et ne remplace pas les autres éléments du suivi de la grossesse, notamment les échographies recommandées. [2] [3]

Que signifie un résultat de dépistage anormal ?

Un résultat anormal indique un risque accru, mais une anomalie du placenta peut parfois être détectée alors que le fœtus n'en est pas porteur. [3] Une confirmation diagnostique peut alors être proposée pour déterminer si l'anomalie concerne réellement le fœtus. [2] [3] Lorsqu'un risque génétique précis est déjà connu en raison d'un antécédent familial, d'une anomalie parentale ou d'un signe échographique, une démarche diagnostique directe peut être discutée plutôt qu'un dépistage général. [3]

Quels examens peuvent confirmer une anomalie avant la naissance ?

Le prélèvement de villosités choriales recueille une petite quantité de tissu placentaire sous guidage échographique. [2] L'amniocentèse prélève, également sous guidage échographique, du liquide amniotique contenant des cellules provenant du fœtus. [2] Le choix du prélèvement et de l'analyse dépend notamment de l'anomalie recherchée, du stade de la grossesse et des informations déjà disponibles. [2] [3]

Ces prélèvements sont invasifs et comportent un faible risque de fausse couche ou d'atteinte du fœtus, qui doit être mis en balance avec le bénéfice attendu du diagnostic. [2]

À quoi servent les résultats ?

Lorsqu'une anomalie est diagnostiquée, l'équipe médicale peut expliquer ses conséquences probables pour le fœtus ou l'enfant à naître. [1] Un diagnostic prénatal peut contribuer à préparer la naissance dans un centre adapté aux soins et au suivi dont l'enfant pourrait avoir besoin. [1] [3] Il peut aussi apporter des informations sur le pronostic et sur le risque de réapparition de l'anomalie lors de futures grossesses. [3] Les décisions qui suivent dépendent de l'anomalie identifiée, de son degré de certitude et des choix des futurs parents. [1] [2] Les futurs parents peuvent prendre le temps d'assimiler les informations et de poser leurs questions avant de se prononcer sur les options proposées. [1]

Quelles options peuvent être discutées avant une grossesse ?

Si le dépistage révèle un risque élevé de transmettre une anomalie grave, différentes possibilités reproductives peuvent être abordées avec l'équipe médicale. [1] Selon la situation, les options décrites comprennent un diagnostic pendant une future grossesse, un diagnostic génétique préimplantatoire dans le cadre d'une fécondation in vitro, le recours à un don de gamètes ou le choix de ne pas entreprendre de grossesse. [1] [2] Le diagnostic génétique préimplantatoire consiste à analyser quelques cellules d'un embryon avant son transfert dans l'utérus. [1] [2]

Sources et références

[3] RMB2024-4 Full HD.pdf

www.amub-ulb.be · Consulté le 2026-09-15

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