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Maladies inflammatoires chro… à Paris 2E Arrondissement : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

S E L A R L A Forme Unipersonnelle Du Docteur William Berrebi

2 professionnels affichés
6 RUE BACHAUMONT · 75002 Paris 2e arrondissement

Dr Berrebi William

gastro-entérologue et hépatologue
6 RUE BACHAUMONT
75002 Paris 2e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ».

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DR ROTKOPF Hugo

gastro-entérologue et hépatologue
6 RUE BACHAUMONT
75002 Paris 2e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ».

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Dr Hassani Zahir

gastro-entérologue et hépatologue 4.1/5 — 61 avis externes
160 RUE MONTMARTRE
75002 Paris 2e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ».

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DR BENFIGUIG Abdelkader

gastro-entérologue et hépatologue
106 Rue DE REAUMUR
75002 Paris 2e arrondissement

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ».

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Guide médical

MICI : comprendre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique

Les MICI regroupent principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Crohn peut toucher tout le tube digestif, souvent de façon discontinue et profonde; la RCH atteint le rectum et le côlon de façon continue, surtout la muqueuse.

Diarrhée persistante, sang, douleurs, amaigrissement, fatigue, fièvre ou atteintes articulaires, cutanées et oculaires peuvent conduire au diagnostic. Le bilan associe analyses, calprotectine fécale, endoscopie avec biopsies et imagerie selon le contexte.

Le guide Crohn détaillé existe séparément; cette page explique le tronc commun et les différences.

Crohn et RCH : qu’est-ce qui les distingue ?

Crohn peut atteindre bouche, intestin grêle, côlon et anus, avec zones saines entre les lésions; l’inflammation profonde peut produire sténose, fistule ou abcès. La RCH commence au rectum et remonte continûment dans le côlon, avec inflammation surtout superficielle; une poussée sévère peut dilater le côlon. Certaines colites restent indéterminées au début.

Quels symptômes et manifestations faut-il signaler ?

Diarrhée nocturne, sang ou glaires, urgence d’aller à la selle, douleur, fissure ou écoulement anal, perte de poids, retard de croissance et fatigue sont évocateurs. Articulations, peau, yeux et voies biliaires peuvent aussi être atteints. L’intensité des symptômes ne reflète pas toujours l’inflammation. Une anémie ou une calprotectine élevée peut révéler une activité. Le tabac aggrave Crohn mais son effet diffère dans la RCH : il n’est jamais recommandé comme traitement. Tout symptôme nouveau doit être replacé dans le type de MICI.

Comment confirmer le diagnostic ?

Sang et selles évaluent inflammation, anémie, carences et infection. La calprotectine indique une inflammation intestinale sans dire sa cause. Iléocoloscopie avec biopsies décrit étendue et histologie; gastroscopie, entéro-IRM, échographie ou capsule complètent selon suspicion de Crohn. Une endoscopie normale ou un marqueur bas s’interprète selon le contexte. Le syndrome de l’intestin irritable n’entraîne pas les mêmes lésions et peut néanmoins coexister avec une MICI contrôlée.

Quels traitements contrôlent l’inflammation ?

Le choix dépend de Crohn ou RCH, localisation, sévérité, complications et traitements précédents. Les aminosalicylés sont surtout utilisés dans la RCH. Immunomodulateurs, anticorps et petites molécules ciblent différentes voies et exigent dépistage infectieux, vaccination et surveillance. Une absence de symptôme n’autorise pas l’arrêt spontané. L’équipe mesure réponse clinique, biologique et endoscopique et change de stratégie si le contrôle ou la tolérance est insuffisant.

Quand la chirurgie devient-elle nécessaire ?

Dans la RCH, retirer côlon et rectum peut guérir l’inflammation colique, mais implique une anastomose ou une stomie et un suivi. Une urgence sévère et une opération programmée ont des parcours différents. La décision associe gastroentérologue, chirurgien, radiologue, nutrition et patient; la présenter tôt ne signifie pas qu’elle est inévitable.

Nutrition, grossesse et vie quotidienne

Aucun régime unique ne guérit une MICI. Une alimentation tolérée et suffisamment nutritive est adaptée aux poussées, sténoses, carences et préférences; les évictions prolongées demandent un diététicien. Fer, vitamine B12 ou D sont corrigés selon bilan. Vaccins vivants et voyages sont discutés sous immunosuppresseur. Activité, santé psychique, études et travail font partie du suivi. La surveillance colique à long terme dépend de l’ancienneté et de l’étendue.

Un plan écrit aide à savoir quels symptômes surveiller, quels examens programmer et qui appeler pendant une poussée. Il doit aussi préciser la conduite pour les traitements en cas de fièvre, sans suspension automatique ni double prise. Les associations de patients peuvent compléter l’éducation thérapeutique et les démarches sociales sans remplacer l’équipe spécialisée.

Questions fréquentes

MICI et côlon irritable, est-ce pareil ?

Non. Les MICI provoquent une inflammation objectivable ; le syndrome de l’intestin irritable n’entraîne pas ces lésions, même si les symptômes peuvent se chevaucher.

Peut-on guérir une MICI ?

Les traitements contrôlent durablement l’inflammation. La chirurgie guérit l’atteinte colique de la RCH mais Crohn peut récidiver après résection.

Faut-il arrêter le gluten ou les laitages ?

Pas systématiquement. Une éviction répond à une intolérance ou un diagnostic précis et doit éviter dénutrition et carences.

Les biothérapies diminuent-elles l’immunité ?

Elles modulent une cible immunitaire et augmentent certains risques infectieux ; dépistage, vaccins et surveillance sont organisés avant et pendant.

Peut-on être enceinte avec une MICI ?

Oui.

Quand aller aux urgences ?

Pour douleur intense, occlusion possible, saignement abondant, déshydratation, forte fièvre ou altération rapide, surtout sous immunosuppresseur.

Sources et références