DR TROLLIET Sophia
chirurgien urologue 1 RUE DU CONSEIL DES QUINZE67000 Strasbourg Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Lithotritie ».
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Guide médical
La lithotritie extracorporelle par ondes de choc, ou LEC, est une technique mini-invasive qui fragmente un calcul urinaire depuis l’extérieur du corps. Le calcul est repéré par radiographie et/ou échographie, puis des ondes convergent sur lui. Les morceaux doivent ensuite s’éliminer naturellement par l’uretère et les urines dans les jours ou semaines suivantes.
La LEC n’est pas le nom générique de tous les lasers : lors d’une urétéroscopie, un endoscope passe par les voies naturelles et un laser peut fragmenter le calcul au contact. La néphrolithotomie percutanée crée un accès à travers la peau pour des calculs volumineux ou complexes. Le choix est urologique et partagé. Il dépend de la taille, de la localisation rénale ou urétérale, de la densité et de la composition supposée, de l’anatomie, du poids, des symptômes, des traitements et des préférences. Beaucoup de petits calculs s’évacuent spontanément ; un geste n’est donc pas automatique.
Une infection ou une absence d’urines associée à un obstacle urinaire peut imposer un drainage urgent avant le traitement définitif du calcul. Une douleur avec fièvre, frissons, rein unique ou altération rénale nécessite un avis urologique urgent. [M5] Une LEC ne doit pas être réalisée sur une infection urinaire non traitée ni pendant la grossesse.
Selon l’appareil et le patient, la séance se déroule avec antalgiques, sédation ou anesthésie. Allongé sur une table, le flanc est placé contre un coussin rempli d’eau ou une membrane de couplage. Le repérage est répété car respiration et mouvements déplacent le calcul. Les impacts sont progressifs et peuvent produire des claquements et une douleur rythmée. L’absence d’incision ne signifie pas absence de risques.
Des urines rosées, une sensibilité du flanc et des coliques lors du passage des fragments sont fréquentes. Un hématome rénal, une infection, une obstruction par un fragment ou un « empierrement » de l’uretère sont moins fréquents mais importants. Une sonde urétérale peut être posée avant ou après dans certaines situations ; elle peut provoquer envies fréquentes, gêne et sang dans les urines. Une seule séance ne garantit pas l’absence de calcul. Un contrôle vérifie fragmentation, élimination et obstruction ; une nouvelle LEC ou une urétéroscopie peut être nécessaire. Filtrer les urines peut permettre d’analyser un fragment.
La prévention des récidives vient ensuite : analyse du calcul, volume des urines, bilan sanguin ou urinaire et conseils alimentaires adaptés. Boire davantage n’est pas une consigne universelle pendant une obstruction douloureuse : en crise, il faut suivre l’avis médical, puis viser à distance une diurèse suffisante selon le bilan. La page informe sur le parcours ; elle ne permet pas de réserver directement la procédure sans consultation urologique.
La LEC convient surtout à certains calculs rénaux ou urétéraux accessibles au repérage et susceptibles de se fragmenter. La taille ne suffit pas : densité au scanner, distance peau-calcul, localisation dans un calice inférieur et anatomie de drainage influencent le succès.
L’urétéroscopie donne souvent un contrôle direct et permet de retirer des fragments, au prix d’une anesthésie et d’un geste endoscopique. La néphrolithotomie traite plutôt des volumes importants. L’urologue présente probabilité d’être sans calcul, retraitements, complications et contraintes de chaque option.
Une imagerie récente localise le calcul et vérifie la voie en aval. L’ECBU recherche une infection qui doit être traitée. Fonction rénale, coagulation et test de grossesse sont adaptés au contexte. Signalez pacemaker, anévrisme connu, rein unique et opérations urinaires antérieures.
N’appliquez aucune règle d’arrêt trouvée en ligne. Le centre précise jeûne, antalgiques, accompagnement et conduite. Si le calcul n’est plus visible le jour même, le traitement peut être annulé ou modifié.
Le calcul est ciblé sous échographie ou rayons X. Un dispositif de couplage transmet les ondes à travers la peau. Leur énergie augmente progressivement et le rythme peut être ajusté. Le patient doit rester immobile et respirer régulièrement pour maintenir le foyer sur le calcul.
La durée varie selon machine, calcul et tolérance. Les impacts peuvent être ressentis comme des coups répétés. Une surveillance suit la séance. La LEC ne pulvérise pas toujours le calcul en poussière : elle crée des fragments dont la sortie conditionne le résultat.
Un peu de sang dans les urines, une ecchymose cutanée et une douleur du flanc peuvent survenir. Les fragments provoquent parfois des coliques néphrétiques. Le service remet antalgiques, consignes d’hydratation individualisées, filtre éventuel et numéro à appeler.
La reprise des activités dépend de l’anesthésie, de la douleur et du métier. Ne conduisez pas après sédation. Une sonde JJ ne signifie pas que le calcul a disparu ; sa date de retrait doit être connue et tracée pour éviter un oubli.
Un fragment peut bloquer l’uretère, surtout lorsque la charge lithiasique est importante. Une succession de fragments forme un empierrement. L’infection derrière un obstacle est une urgence ; fièvre et douleur ne doivent pas être traitées seulement par antipyrétique à domicile. [M5]
Consultez aussi pour sang abondant avec caillots, malaise, douleur croissante malgré le traitement ou absence d’urines. Un hématome rénal est rare mais possible.
Une imagerie de contrôle recherche fragments résiduels et obstruction. Le calendrier dépend du calcul et des symptômes. Un résultat incomplet peut conduire à observer, répéter la LEC ou changer de technique ; « fragmenté » ne signifie pas encore « éliminé ».
L’analyse du calcul est utile. Un bilan métabolique est indiqué selon récidives, âge, composition, rein unique ou contexte. Les conseils sur boissons, sel, calcium alimentaire, protéines ou oxalate doivent partir de ce bilan plutôt que d’un régime restrictif universel.
Non. La LEC utilise des ondes de choc externes ; le laser fragmente généralement le calcul au contact pendant une urétéroscopie.
Selon l’appareil et la tolérance, antalgiques, sédation ou anesthésie peuvent être utilisés. Le centre précise son protocole.
Une obstruction nécessite une stratégie urologique spécifique.
Ils doivent être signalés, mais jamais arrêtés sans plan médical. Le risque hémorragique et thrombotique est évalué individuellement.
Pas nécessairement. Les fragments s’éliminent ensuite et un contrôle confirme le résultat ; plusieurs séances ou une autre technique peuvent être nécessaires.
Fièvre, frissons, douleur incontrôlée, absence d’urines, malaise ou vomissements persistants imposent une évaluation urgente.