DR RUIZ Francois
spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique 20 RUE FRANKLIN44000 Nantes Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Lipofilling mammaire ».
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Guide médical
Le lipofilling mammaire, ou autogreffe de tissu adipeux dans le sein, consiste à prélever la graisse de la patiente par lipoaspiration, à la préparer puis à l’injecter en petites quantités dans le sein.
Il ne s’agit pas d’une simple injection de cabinet: c’est une chirurgie qui associe un site donneur et un sein receveur, avec anesthésie, environnement opératoire et suivi. Le premier rendez-vous précise l’objectif.
Une augmentation esthétique, une symétrisation, une réparation après cancer et une reconstruction après mastectomie n’ont ni les mêmes contraintes ni les mêmes preuves. La graisse disponible et la peau limitent le volume réalisable. Une augmentation très importante en une seule séance est incompatible avec la nécessité d’injecter de petites quantités dans des tissus correctement vascularisés. Une partie de la graisse ne prend pas et se résorbe ; plusieurs séances espacées peuvent être nécessaires.
Le bilan avant intervention comprend antécédents personnels et familiaux, examen des seins, opérations, radiothérapie, traitements, tabac et risque thrombotique. L’imagerie requise dépend de l’âge, du contexte et des recommandations de l’équipe.
Après un cancer, le dossier implique chirurgien reconstructeur, équipe oncologique et radiologue; le lipofilling ne doit pas être décidé isolément ni retarder l’exploration d’une masse, d’un écoulement sanglant, d’une rétraction ou d’une image suspecte.
Ces conditions ne doivent pas être généralisées mot pour mot à toutes les indications, mais elles illustrent l’importance d’un parcours coordonné. L’intervention commence par une lipoaspiration, souvent sur abdomen, cuisses, hanches ou genoux selon la morphologie. Après préparation, la graisse est injectée par petites traversées dans différents plans du sein, en évitant les bolus importants. L’anesthésie et la durée dépendent du volume, d’une reconstruction associée et de l’état de la peau, notamment après radiothérapie. Les cicatrices sont petites mais présentes.
Le sein est gonflé et parfois ecchymotique ; le site donneur peut être plus douloureux et nécessiter une contention. Le résultat ne s’évalue pas sur le volume des premiers jours. Après la diminution de l’œdème et la résorption d’une partie du greffon, le volume se stabilise progressivement. Une variation de poids ultérieure peut modifier la graisse greffée. Le lipofilling peut donner un sein souple et éviter ou compléter un implant, mais il ne garantit pas un bonnet précis, une symétrie parfaite ou l’absence de nouvelle intervention.
Les risques généraux incluent hématome, infection, retard de cicatrisation, thrombose et complication anesthésique. Au sein, une nécrose graisseuse peut former une induration, un nodule, un kyste huileux ou des calcifications. Ces images sont souvent bénignes mais peuvent conduire à une échographie, une mammographie, une IRM ou une biopsie pour les distinguer d’une lésion suspecte. Il faut informer le radiologue des interventions et conserver les comptes rendus.
Il serait donc inexact d’affirmer que la technique empêche le cancer, qu’elle rend toute surveillance impossible ou qu’elle est sans aucune incertitude. Les données disponibles n’ont pas fourni de signal négatif justifiant d’exclure la technique lorsqu’elle est correctement indiquée, mais la surveillance oncologique prévue doit continuer.
Une masse ou une modification nouvelle du sein doit être examinée. [M6] Après l'opération, contactez rapidement l'équipe en cas de fièvre, de rougeur croissante, de douleur qui augmente ou d'écoulement de la plaie. [M7] Une difficulté respiratoire importante, une douleur thoracique ou une perte de connaissance impose un appel au 15 ou au 112. [M8] Une jambe nouvellement douloureuse et gonflée nécessite une évaluation rapide pour rechercher notamment une thrombose. [M9] Le remboursement dépend de l’indication et du code. Une augmentation purement esthétique reste à la charge de la patiente et relève du devis et du délai légal minimal de réflexion de quinze jours.
Demandez un devis, le code prévu, une éventuelle demande d’accord préalable et le coût des séances supplémentaires. Une page locale ne doit pas classer un praticien comme expert du lipofilling mammaire sur la seule base d’un code de lipoaspiration ou d’une mention générale de chirurgie.
La preuve doit concerner le geste mammaire ou une activité reconstructrice documentée ; en contexte de cancer, une structure autorisée et un parcours multidisciplinaire priment sur la disponibilité immédiate. Le CTA vise la consultation chirurgicale, jamais la réservation directe d’une injection.
Il peut être esthétique, réparateur ou reconstructeur, seul ou associé à une autre technique.
Le contexte de cancer impose une décision coordonnée avec l’équipe mammaire.
Examen, antécédents et imagerie adaptée précèdent la décision.
Une anomalie suspecte est explorée avant tout transfert graisseux.
La graisse est prélevée par lipoaspiration, préparée puis répartie en petites quantités dans le sein.
Anesthésie, durée et hospitalisation varient selon le volume et la reconstruction associée.
Une partie de la graisse se résorbe et le sein est d’abord gonflé par l’œdème.
Plusieurs séances espacées peuvent être nécessaires, sans résultat volumique garanti.
Nécrose graisseuse, nodules, kystes huileux et calcifications peuvent apparaître.
Le radiologue doit connaître l’intervention et comparer les examens antérieurs.
Le lipofilling ne remplace ni la surveillance ni l’exploration d’un symptôme nouveau.
La prise en charge financière dépend du caractère esthétique ou reconstructeur et doit être vérifiée avant chaque séance.
Parfois dans des situations sélectionnées, mais le volume disponible et le nombre de séances peuvent limiter cette option.
Une forte augmentation précise n’est pas garantie ; injecter trop de graisse compromet sa vascularisation et augmente les complications.
Une partie se résorbe. Le volume restant se stabilise progressivement et peut varier avec le poids.
Les évaluations n’ont pas mis en évidence de signal négatif justifiant d’exclure la technique bien indiquée, mais le suivi oncologique et mammaire doit continuer.
Il peut créer des images bénignes comme des calcifications ou une nécrose graisseuse ; signalez l’opération au radiologue et conservez les examens antérieurs.
Il peut être pris en charge dans certaines reconstructions ou corrections de séquelles ; code, accord préalable et dépassements doivent être vérifiés.
En cas de fièvre, rougeur qui s’étend, écoulement, douleur croissante, changement de couleur du sein ou symptôme respiratoire.