DR COURSIER Raphael
chirurgien orthopédiste et traumatologue 115 Rue DU GRAND BUT59160 Lille Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ligamentoplastie du genou ».
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Guide médical
La ligamentoplastie du genou reconstruit un ligament rompu, le plus souvent le ligament croisé antérieur ou LCA, avec un greffon tendineux. Elle ne recoud généralement pas le ligament d’origine. Le greffon peut provenir des tendons ischio-jambiers, du tendon rotulien, du tendon quadricipital ou, plus rarement, d’une autre source.
Le choix dépend du patient, du sport, des lésions associées et de l’expérience du chirurgien. Une rupture du LCA n’impose pas automatiquement une opération. Certaines personnes retrouvent une vie stable avec rééducation, adaptation des activités et renforcement ; d’autres gardent des dérobements, exercent un métier à risque ou souhaitent reprendre des sports pivot-contact. L’âge seul ne décide pas. Instabilité clinique, niveau d’activité, lésions méniscales ou cartilagineuses, autres ligaments, attentes et capacité à suivre la rééducation construisent l’indication. Après le traumatisme, examen et souvent IRM confirment les lésions.
Avant une reconstruction programmée du LCA, la préparation vise à réduire douleur et gonflement et à récupérer mobilité et contrôle musculaire; un genou encore raide et gonflé expose à une récupération incomplète de l'amplitude. Le chirurgien adapte la date aux lésions associées. [M6] La préhabilitation prépare aussi béquilles, domicile et objectifs. Le chirurgien explique greffon, fixation, geste méniscal associé et conséquences sur appui. Préserver et suturer un ménisque lorsque cela est possible peut modifier les consignes par rapport à une ligamentoplastie isolée. L’intervention se fait le plus souvent sous arthroscopie avec anesthésie générale ou locorégionale.
Le greffon est prélevé, préparé, puis passé dans des tunnels osseux du tibia et du fémur avant fixation. L’objectif est une position anatomique et une tension adaptées, non un genou artificiellement serré. Des gestes associés peuvent traiter ménisque, cartilage ou autre ligament. L’ambulatoire est fréquent. Appui précoce et absence d’attelle sont possibles dans de nombreuses reconstructions isolées, mais une suture méniscale, une reconstruction multiligamentaire ou un protocole spécifique peut imposer restrictions. Le compte rendu opératoire et les consignes individuelles priment.
Dans les premiers jours, douleur, gonflement et ecchymoses sont attendus. Glace protégée, surélévation, antalgiques et prévention de la thrombose sont prescrits selon le risque. La rééducation recherche d’abord extension complète, diminution de l’œdème, réveil du quadriceps et marche contrôlée. Ensuite viennent mobilité, force, proprioception, course, sauts et gestes sportifs. Aller plus vite que la cicatrisation biologique n’accélère pas la solidité du greffon. La progression s’appuie sur critères — absence d’épanchement, mobilité, stabilité, force et contrôle — plutôt que sur une date seule.
Une reprise sportive complète exige des tests comparatifs et une décision partagée. Reprendre trop tôt augmente le risque de nouvelle rupture, sur le genou opéré ou l’autre.
Les complications comprennent infection, hématome, phlébite ou embolie pulmonaire, raideur, douleur antérieure, déficit musculaire, troubles sensitifs au site de prélèvement, algodystrophie, mauvaise position ou rupture du greffon, instabilité résiduelle et lésions secondaires. La chirurgie ne supprime pas le risque d’arthrose lié au traumatisme et aux lésions associées. Fièvre, cicatrice rouge ou qui coule, douleur au repos qui augmente, mollet gonflé ou douloureux imposent un contact rapide. Un essoufflement nouveau et soudain ou important, une douleur thoracique intense ou un malaise important imposent le 15/112. [M4]
Au-delà de certains seuils de séances, une demande d’accord préalable peut être requise pour poursuivre la rééducation. Une page locale doit orienter vers une consultation de chirurgie orthopédique du genou, pas permettre de réserver l’opération. Une mention arthroscopie générale ne prouve pas l’activité ligamentaire.
Instabilité, activités et lésions associées guident la décision.
Une rééducation sans chirurgie peut convenir à certains patients.
Récupérer mobilité et quadriceps diminue le risque de raideur.
Le bilan précise aussi ménisques et autres ligaments.
Un tendon est transformé en greffon puis fixé dans des tunnels osseux.
L’arthroscopie permet de traiter certaines lésions associées.
Extension, marche, force et contrôle progressent par étapes.
Les consignes changent si un ménisque a été suturé.
La reprise repose sur des critères fonctionnels, pas seulement sur le calendrier.
Les sports pivot nécessitent plusieurs mois et des tests.
Infection, thrombose, raideur et rupture du greffon sont possibles.
L’opération ne supprime pas le risque d’arthrose future.
Non. Une rééducation peut suffire si le genou est stable pour les activités souhaitées.
Ischio-jambiers, tendon rotulien ou quadricipital sont possibles ; aucun greffon n’est meilleur pour tous.
Souvent avec béquilles après une reconstruction isolée, mais les gestes associés peuvent limiter l’appui.
Souvent autour de plusieurs mois, uniquement si mobilité, force et absence d’épanchement le permettent.
Les sports pivot attendent généralement au moins sept à douze mois et des tests fonctionnels satisfaisants.
Oui. La technique, la rééducation, le retour progressif et la prévention réduisent sans annuler ce risque.