DR SHITRIT Elie
chirurgien orthopédiste et traumatologue 23 RUE BROCHANT75017 Paris 17e arrondissement Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ligamentoplastie de la cheville ».
Annuaire local
3 professionnels référencés.
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ligamentoplastie de la cheville ».
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ligamentoplastie de la cheville ».
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Ligamentoplastie de la cheville ».
Guide médical
Une ligamentoplastie de la cheville répare ou reconstruit un ou plusieurs ligaments qui ne stabilisent plus correctement l’articulation. Elle concerne le plus souvent le complexe ligamentaire latéral après des entorses répétées, mais d’autres ligaments peuvent être atteints.
Même une rupture ligamentaire aiguë ne conduit donc pas automatiquement à une opération. La discussion chirurgicale survient surtout lorsque la cheville se dérobe de façon répétée, que le patient ne peut plus pratiquer ses activités malgré une rééducation adaptée et que l’examen clinique confirme une laxité ou une instabilité mécanique concordante.
Il faut distinguer l’instabilité mécanique, liée au ligament, de l’instabilité fonctionnelle : sensation d’insécurité, déficit de force, de coordination ou de proprioception. Elles peuvent coexister, mais la seconde peut parfois s’améliorer sans chirurgie. Douleur seule, craquements ou image d’un ligament anciennement lésé ne suffisent pas. Le chirurgien recherche les circonstances des entorses, le nombre de récidives, les dérobements, les traitements déjà réalisés, les exigences professionnelles ou sportives et les facteurs de risque. L’examen compare les deux chevilles, apprécie la laxité, les tendons, l’axe du pied et la stabilité.
Des radiographies en charge recherchent fracture ancienne, arrachement, arthrose ou défaut d’axe. Des clichés dynamiques, une échographie ou une IRM peuvent préciser les ligaments et les lésions associées : cartilage, conflit, tendon fibulaire ou lésion ostéochondrale. L’imagerie doit rester interprétée avec les symptômes et l’examen. Avant l’opération, une nouvelle période de rééducation, une orthèse, une adaptation des activités, des chaussures ou semelles et le traitement d’une lésion associée peuvent être proposés. La technique dépend des tissus disponibles et du type d’instabilité.
Une réparation anatomique retend et réinsère les ligaments existants, parfois renforcés. Si leur qualité est insuffisante ou en cas d’échec antérieur, une reconstruction utilise un tendon prélevé ou un greffon pour reproduire leur trajet. Le geste peut être réalisé à ciel ouvert, sous arthroscopie ou en association ; l’arthroscopie peut également traiter une lésion intra-articulaire. Aucune technique n’est supérieure pour tous les patients. L’anesthésie et le mode d’hospitalisation dépendent du geste et du terrain.
L’arrêt d’un traitement ne se décide jamais seul. Une infection cutanée, une plaie ou un problème dentaire infectieux doit être discuté avant la chirurgie. Après l’intervention, la cheville est protégée par pansement, botte, résine ou attelle selon la technique. L’appui peut être interdit, partiel ou autorisé: la consigne du chirurgien prime, car une réparation simple et une reconstruction associée à un geste osseux n’ont pas le même protocole.
Surélever le membre et mobiliser les orteils réduit l’œdème. La plaie doit rester propre et sèche selon les instructions; une cicatrice rouge, un écoulement, une fièvre ou une douleur qui augmente au repos doivent être signalés. La rééducation restaure progressivement mobilité, force des muscles fibulaires, équilibre et proprioception.
Reprendre parce que la douleur a disparu expose à une récidive; la stabilité, la force et les tests fonctionnels comptent. Le travail dépend du côté opéré, des déplacements et des contraintes physiques. La reprise du sport de pivot prend souvent plusieurs mois et reste individualisée. La chirurgie améliore fréquemment la stabilité, mais ne garantit ni absence de douleur ni retour au niveau sportif antérieur.
Les risques comprennent infection, retard de cicatrisation, raideur, douleur persistante, lésion d’un nerf cutané avec zone insensible, thrombose veineuse, algodystrophie, laxité résiduelle ou cheville trop serrée, nouvelle entorse et progression d’une arthrose déjà présente.
Une page locale doit orienter vers une consultation de chirurgie orthopédique du pied et de la cheville, et non proposer la réservation directe d’une ligamentoplastie. La compétence du chirurgien, l’établissement et les conditions de suivi doivent être documentés.
Elle est surtout discutée devant des dérobements persistants et une instabilité mécanique confirmée malgré une rééducation adaptée.
Une première entorse, une douleur isolée ou une IRM anormale ne constituent pas à elles seules une indication.
Examen comparatif, radiographies en charge et imagerie ciblée recherchent laxité, axe du pied, cartilage et lésions tendineuses associées.
Le chirurgien vérifie aussi les traitements déjà essayés et les objectifs professionnels ou sportifs.
Les ligaments peuvent être retendus et réinsérés ou reconstruits par un greffon lorsque les tissus sont insuffisants.
Une arthroscopie peut compléter le geste pour explorer et traiter l’articulation.
Botte, attelle, durée de protection et autorisation d’appui dépendent de la technique et des gestes associés.
Il faut suivre l’ordonnance opératoire, sans accélérer seul la reprise.
Elle progresse de la mobilité et de l’appui vers la force, l’équilibre, la course et les changements de direction.
La reprise sportive dépend de critères fonctionnels et non de la seule disparition de la douleur.
Infection, thrombose et complication neurovasculaire justifient une surveillance postopératoire structurée.
Le plus souvent non. La chirurgie aiguë est exceptionnelle ; rééducation et réévaluation sont prioritaires, sauf lésion associée particulière.
Ce sont des dérobements ou entorses répétées et/ou une laxité persistante après la phase de cicatrisation et la rééducation.
Parfois entièrement ou partiellement. La technique ouverte, arthroscopique ou combinée dépend des lésions et du chirurgien.
La durée varie selon la réparation et les gestes associés. Seul le protocole opératoire individuel peut la préciser.
Lorsque l’immobilisation est compatible, que l’appui et les réactions sont sûrs et que le chirurgien l’autorise ; le côté droit peut retarder davantage.
C’est possible sans être garanti. La reprise progressive dépend de la stabilité, de la force, des tests fonctionnels et du sport.