DR BOURICHA Abdelmonaem
radiologue 85 ROUTE DE DOMONT95330 Domont
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « IRM médullaire ».
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Guide médical
L’IRM médullaire étudie la moelle épinière et les structures du rachis cervical, dorsal ou lombaire grâce à un champ magnétique et des ondes radio, sans irradiation. Elle peut rechercher une compression, une inflammation, une tumeur, une infection, un traumatisme, une anomalie vasculaire ou une atteinte des disques et des racines.
L’expression « IRM médullaire » doit préciser le territoire et la question clinique : une IRM lombaire explore surtout le rachis et les racines, car la moelle se termine plus haut chez l’adulte. Une faiblesse récente, des troubles de la marche, une anesthésie du périnée ou une perte du contrôle urinaire ou anal peut révéler une compression neurologique urgente et ne doit pas attendre un rendez-vous standard. Avant l’examen, signalez tout implant, pacemaker, neurostimulateur, éclat métallique, chirurgie, grossesse, insuffisance rénale et claustrophobie.
Le gadolinium n’est pas systématique ; il est choisi pour certaines lésions, inflammations, infections ou suites opératoires. Les images doivent être corrélées à l’examen neurologique, car des anomalies dégénératives fréquentes peuvent être sans rapport avec les symptômes.
Le protocole peut couvrir rachis cervical, thoracique ou lombosacré, parfois plusieurs segments. Il visualise moelle, cône terminal, racines, liquide céphalorachidien, vertèbres, disques et tissus voisins. Il recherche compression par hernie ou tumeur, myélite, sclérose en plaques, infection, fracture occulte, malformation ou conséquence postopératoire. Une douleur lombaire commune sans signe d’alerte ne justifie pas automatiquement une IRM. L’ordonnance doit préciser symptômes, examen neurologique, antécédent de cancer, fièvre, traumatisme et territoire suspecté.
Une compression de la moelle ou de la queue de cheval peut laisser des séquelles si elle n’est pas traitée rapidement. Faiblesse progressive, troubles sphinctériens, anesthésie en selle, niveau sensitif ou douleur avec fièvre modifient la priorité. À l’inverse, une douleur chronique stable se programme après évaluation. L’IRM est un outil, pas la première réponse à toute douleur. Si l’examen est urgent, le médecin coordonne lieu et délai ; le patient ne doit pas chercher seul un créneau standard. [M6]
Le champ magnétique peut interagir avec certains pacemakers, défibrillateurs, implants cochléaires, neurostimulateurs, pompes, clips vasculaires ou corps étrangers métalliques, surtout oculaires. Beaucoup de dispositifs récents sont compatibles sous conditions, mais leur référence et les réglages doivent être vérifiés. Apportez carte d’implant et compte rendu opératoire. Ne cachez jamais un dispositif pour éviter un report: la sécurité dépend de son identification exacte.
Le jeûne n’est généralement pas nécessaire sauf consigne liée à une injection ou une sédation. Apportez ordonnance, anciens examens, traitements, bilan rénal si demandé et documents des implants. Retirez bijoux, montre, téléphone, cartes et objets métalliques. Signalez grossesse, insuffisance rénale, réaction antérieure au gadolinium et claustrophobie. Une préparation ou un appareil ouvert peut parfois aider ; une sédation nécessite organisation, jeûne et accompagnement. Les tatouages, patchs et dispositifs externes doivent être mentionnés.
Allongé sur le dos, vous êtes placé dans le tunnel avec une antenne adaptée au territoire. L’appareil produit des bruits forts ; une protection auditive est fournie. Il faut rester immobile pendant des séquences de plusieurs minutes, en gardant un contact par interphone et une sonnette. L’examen dure souvent vingt à trente minutes, parfois davantage si plusieurs segments ou une injection sont nécessaires. Il est indolore mais une position douloureuse peut être adaptée dans les limites de la qualité des images.
Le compte rendu décrit niveau, moelle, canal, disques, racines et éventuelle prise de contraste. Une protrusion, une discopathie ou un canal étroit peut exister sans expliquer les symptômes ; le côté et le niveau doivent correspondre à l’examen clinique. Certaines lésions exigent un avis neurologique, neurochirurgical, rhumatologique ou oncologique. Une IRM normale n’exclut pas tous les troubles fonctionnels ou périphériques. Le prescripteur décide surveillance, autre examen, prélèvement ou traitement à partir de l’ensemble du dossier.
Une mention de myélopathie, d’effet de masse ou de compression ne doit pas être interprétée sans connaître les symptômes, mais peut accélérer l’avis spécialisé. À l’inverse, le mot « dégénératif » décrit souvent une évolution liée aux disques et articulations, sans imposer une opération. Demandez au prescripteur quelle anomalie explique le tableau et quelles observations nécessitent une consultation plus rapide.
Non. Elle repose sur un champ magnétique et des ondes radio.
Non. Il est réservé à certaines questions, notamment inflammation, infection, tumeur ou contexte postopératoire.
Certains dispositifs sont compatibles sous protocole. Le centre doit vérifier modèle, conditions et organisation avant le rendez-vous.
Le plus souvent non, sauf consigne spécifique pour injection, anesthésie ou sédation.
Non. L’imagerie est confrontée au territoire douloureux, au déficit et à l’examen neurologique.
Faiblesse récente, troubles urinaires ou fécaux, anesthésie du périnée, fièvre ou déficit progressif imposent une évaluation urgente.