DR BESSOL Morgane
radiologue 3 AVENUE DE VILLACOUBLAY92360 Meudon-La-Foret Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « IRM hépatique ».
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Guide médical
L’IRM hépatique utilise un champ magnétique et des ondes radio pour produire des images du foie sans rayons X. Elle est souvent demandée pour caractériser une lésion vue à l’échographie ou au scanner, rechercher ou cartographier des nodules chez une personne à risque, préparer un traitement, contrôler une maladie ou étudier les voies biliaires par cholangio-IRM.
Certaines séquences peuvent aussi évaluer la graisse ou le fer dans le foie. Une IRM morphologique ne mesure cependant pas automatiquement la fibrose : l’élastographie par résonance magnétique est une technique distincte et moins disponible. Le protocole associe des séquences avant injection, de diffusion et souvent plusieurs acquisitions après un produit de contraste à base de gadolinium. Les phases artérielle, portale et tardive montrent comment une lésion capte puis élimine le produit.
Dans certaines indications, un contraste hépato-spécifique est capté par les hépatocytes et permet une phase hépatobiliaire retardée, utile pour distinguer certaines lésions et étudier l’arbre biliaire. Tous les patients ne reçoivent pas le même produit ni les mêmes séquences ; le radiologue adapte au contexte, à la fonction rénale, à la grossesse et aux examens antérieurs. Le gadolinium est généralement bien toléré, mais peut provoquer nausée, urticaire, réaction allergique ou extravasation.
En insuffisance rénale sévère, le choix et la nécessité sont réévalués en raison d’un risque rare de fibrose systémique néphrogénique avec certains agents. Avant l’examen, il faut signaler pacemaker, neurostimulateur, implant cochléaire, pompe, valve, clip vasculaire, éclat métallique, chirurgie récente, grossesse, maladie rénale et réaction antérieure.
« Métal » ne signifie pas automatiquement IRM impossible: le centre vérifie modèle, conditions de compatibilité et documents. Le jeûne demandé varie, souvent de quelques heures, notamment pour réduire les mouvements digestifs ou utiliser un contraste hépato-spécifique. Allongé dans un tunnel, le patient porte une antenne sur l’abdomen, entend des bruits forts et suit des consignes répétées d’apnée de quelques secondes. L’immobilité et la régularité respiratoire conditionnent les images.
Une lésion dite kyste, angiome, hyperplasie nodulaire focale ou adénome peut être bénigne ; une lésion indéterminée ne signifie pas cancer. Chez une personne avec cirrhose ou cancer connu, les mêmes images n’ont pas la même probabilité. Le diagnostic repose sur l’ensemble des séquences, le contexte, l’évolution et parfois une biopsie ou un contrôle. Le compte rendu doit préciser qualité, taille, segment, comportement du contraste, voies biliaires, vaisseaux et recommandation, puis être expliqué par le prescripteur.
Elle complète souvent une échographie qui a détecté un nodule sans pouvoir le caractériser. Elle peut distinguer des lésions bénignes fréquentes, évaluer une suspicion de tumeur primitive ou secondaire, rechercher d’autres foyers et décrire rapports vasculaires avant chirurgie, ablation ou traitement.
La cholangio-IRM produit des images des voies biliaires sans endoscopie et recherche calcul, sténose ou anomalie anatomique. La quantification de graisse ou de fer nécessite des séquences et calculs spécifiques : leur présence doit être demandée et mentionnée dans le compte rendu.
Apportez ordonnance, bilan rénal demandé, compte rendu opératoire des implants et toutes les images antérieures. Une comparaison exacte évite de qualifier à tort une lésion stable de nouvelle.
Retirez objets métalliques, cartes, appareils externes et vêtements concernés. Signalez claustrophobie dès la prise de rendez-vous : visite de l’appareil, accompagnement, technique de relaxation ou prémédication prescrite peuvent aider. Après un sédatif, il faut organiser le retour et ne pas conduire.
Le questionnaire de sécurité détaille implants, fragments métalliques et métiers exposés. Le nom commercial et la carte d’implant permettent de vérifier les conditions. Ne cachez pas un dispositif par peur d’une annulation : l’équipe peut adapter l’appareil, reporter ou choisir une autre imagerie.
Déclarez grossesse possible, allaitement, maladie rénale, dialyse, greffe, allergie et injection antérieure. Une réaction à un contraste iodé de scanner n’est pas une allergie automatique au gadolinium, mais reste utile à connaître. Le radiologue juge le rapport bénéfice-risque et le produit.
Une perfusion est posée si un contraste est prévu. L’examen commence généralement par des séquences sans injection, puis l’injecteur synchronise les phases. Certaines acquisitions tardives allongent le temps total. L’équipe voit et entend le patient, qui dispose d’une sonnette.
Les apnées sont courtes mais répétées. Dites si elles sont impossibles : des séquences respiratoires adaptées existent, avec parfois une résolution différente. L’examen dure souvent 20 à 45 minutes selon protocole et coopération ; il est indolore mais bruyant et exige l’immobilité.
Le radiologue combine signal T1 et T2, diffusion, graisse, fer et dynamique du contraste. Aucun critère isolé ne suffit dans tous les contextes. La captation artérielle, le lavage, la cicatrice centrale ou la phase hépatobiliaire prennent un sens différent selon cirrhose, âge et antécédents.
Un résultat peut être typique, probablement bénin, indéterminé ou suspect. Indéterminé conduit parfois à une seconde lecture, une autre modalité, un contrôle temporel ou une biopsie discutée en réunion.
Sans sédation ni réaction, les activités reprennent généralement tout de suite. Hydratez-vous normalement, sans forcer des litres d’eau. Surveillez le point d’injection ; une douleur ou un gonflement croissant nécessite de contacter le service. Les réactions retardées importantes sont rares.
Le compte rendu décrit indication, technique, produit, limites, foie, lésion par segment, voies biliaires, vaisseaux et organes associés. La conclusion répond à la question et fixe la suite. Demandez qui prescrit le contrôle, dans quel délai et si le dossier doit être discuté avec hépatologue, chirurgien ou oncologue.
Souvent quelques heures, mais la consigne varie avec le protocole. Suivez le centre et ne modifiez pas seul un traitement du diabète.
Non. Elle utilise un aimant et des ondes radio ; le produit de contraste éventuel est distinct d’une irradiation.
Non pour tous les protocoles, mais elle est souvent essentielle pour caractériser une lésion. Le radiologue en justifie l’usage.
Non. De nombreux dispositifs sont compatibles sous conditions ; leur modèle exact et le protocole du centre doivent être vérifiés.
Non. Cela signifie que les critères ne suffisent pas ; comparaison, contrôle, autre imagerie ou biopsie peuvent être proposés.
La cholangio-IRM est un protocole centré sur les voies biliaires et pancréatiques, qui peut être associé à l’examen du foie selon l’indication.