Dr Marchand Guillaume
psychiatre 26 RUE EMILE LEPEU75011 Paris 11e arrondissement Conventionné
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Guide médical
L’insomnie correspond à une difficulté répétée d’endormissement, de maintien du sommeil ou à un réveil trop précoce, malgré une possibilité suffisante de dormir, avec fatigue, irritabilité, baisse d’attention ou autre retentissement diurne. Elle peut être aiguë après un événement ou devenir chronique au-delà de plusieurs mois.
Le diagnostic est surtout clinique et s’appuie sur un agenda du sommeil; une polysomnographie n’est pas systématique. La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie associe notamment contrôle du stimulus, adaptation du temps au lit, travail sur les croyances et prévention de rechute; elle va au-delà des règles d’hygiène.
Ne conduisez pas si vous somnolez. [M7] Une suspicion d’épisode maniaque nécessite une évaluation spécialisée urgente. [M8] En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114 ; en danger immédiat, le 15 ou le 112. [M5][M6]
Une mauvaise nuit isolée ou un temps de sommeil naturellement court n’est pas nécessairement une maladie. L’insomnie implique une plainte nocturne, des conditions permettant de dormir et une conséquence le jour. Fréquence, durée, horaires et attente irréaliste de huit heures fixes sont explorés.
L’insomnie aiguë dure quelques jours ou semaines ; la forme chronique persiste généralement au moins trois mois. Elle peut devenir autonome même après disparition du déclencheur, car peur de ne pas dormir, temps excessif au lit et surveillance de l’horloge entretiennent l’éveil.
Une dépression, anxiété ou traumatisme est recherchée sans conclure que l’insomnie est imaginaire. Le trouble bipolaire se signale par un besoin réduit de sommeil sans fatigue associé à activation.
Ronflements, pauses respiratoires, céphalées matinales et somnolence évoquent une apnée. Une envie irrésistible de bouger les jambes le soir évoque un syndrome des jambes sans repos. Traiter uniquement par hypnotique peut masquer ces causes. L’examen et les analyses sont ciblés.
Pendant une à deux semaines ou plus, notez coucher, extinction, estimation de l’endormissement, éveils, lever, siestes, substances et forme diurne. L’agenda estime le temps de sommeil et l’efficacité sans exiger une précision minute. Il révèle parfois un rythme décalé ou un temps au lit très supérieur au besoin.
Une montre peut compléter mais ne mesure pas les stades avec la précision d’un laboratoire et peut augmenter l’anxiété de performance. La polysomnographie est réservée à une suspicion spécifique ou un échec inexpliqué, pas à toute insomnie. Les questionnaires ne remplacent pas l’entretien.
La TCC-I associe information, contrôle du stimulus — lit réservé au sommeil et sortie temporaire en cas d’éveil prolongé —, consolidation du temps au lit, travail sur pensées et relaxation. Elle ajuste aussi horaires et lumière. La restriction du temps au lit doit être encadrée en cas de bipolarité, épilepsie, conduite à risque ou maladie particulière.
Les bénéfices demandent une participation régulière et peuvent débuter par une fatigue transitoire. La TCC-I peut être individuelle, en groupe ou numérique avec un programme structuré. De simples conseils d’hygiène sont utiles mais souvent insuffisants pour une forme chronique.
Ils exposent à somnolence, mémoire, chutes, comportements nocturnes, tolérance et dépendance.
La mélatonine a des indications et formulations spécifiques et n’est pas un somnifère universel. Antihistaminiques, alcool, cannabis et plantes peuvent altérer vigilance ou interagir.
Garder une heure de lever régulière, s’exposer à la lumière le matin, bouger le jour, limiter caféine tardive, alcool et écrans stimulants aide le rythme. Une sieste courte et précoce peut convenir à certains ; l’interdire absolument n’est pas nécessaire. La chambre doit être sombre, calme et tempérée.
Se forcer à dormir augmente souvent l’éveil. Le but n’est pas une nuit parfaite mais un sommeil suffisamment réparateur et une meilleure fonction le jour. Une page locale peut orienter vers un professionnel, mais la mention TCC-I doit être confirmée.
Le besoin varie. Le diagnostic repose surtout sur le retentissement et la possibilité de dormir, pas un chiffre unique.
Pas systématiquement. Elle est indiquée si un autre trouble du sommeil est suspecté ou dans certaines situations complexes.
Non. Elle comprend des techniques structurées sur le lit, le temps de sommeil, les pensées et la rechute.
N’arrêtez pas de vous-même un traitement régulier. Pour une benzodiazépine ou un médicament apparenté pris au long cours, l’arrêt se prépare avec le prescripteur et se fait progressivement. [M4]
En cas d’idées suicidaires, de symptômes maniaques, de confusion ou de somnolence dangereuse pour la conduite.