Dr Martin-Meliani Khadija
gastro-entérologue et hépatologue 540 1ERE AVENUE06600 Antibes Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Hépatite virale ».
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Guide médical
Une hépatite est une inflammation du foie. Lorsqu’elle est virale, elle peut être due notamment aux virus A, B, C, D ou E. Regrouper ces infections sous un seul mot aide à comprendre le foie, mais leurs voies de transmission et leurs risques diffèrent profondément. Les hépatites A et E sont surtout transmises par voie féco-orale, par de l’eau ou des aliments contaminés et certaines expositions.
Elles sont le plus souvent aiguës et ne deviennent habituellement pas chroniques, avec des exceptions importantes pour l’hépatite E chez certaines personnes immunodéprimées. Les hépatites B et C se transmettent par le sang ; le VHB se transmet aussi par voie sexuelle et de la mère à l’enfant. L’hépatite D ne survient que chez une personne infectée par le VHB. Une consultation doit donc commencer par identifier le virus concerné et la situation d’exposition. Beaucoup d’infections ne donnent aucun symptôme.
Quand ils existent, fatigue, fièvre, perte d’appétit, nausées, douleurs articulaires ou abdominales peuvent précéder des urines foncées, des selles pâles et une jaunisse. Une confusion, une somnolence anormale, des saignements, un ventre qui gonfle rapidement, des vomissements incoercibles ou un malaise avec jaunisse nécessitent une évaluation urgente, car une insuffisance hépatique aiguë est rare mais grave. Les tests dépendent du virus et du moment.
Pour l’hépatite B, antigène HBs, anticorps anti-HBc et anti-HBs ont des significations différentes ; un anticorps vaccinal ne signifie pas une infection. Une persistance de l’antigène HBs au-delà de six mois définit classiquement une infection chronique. La charge virale ADN VHB et les enzymes hépatiques aident à évaluer l’activité. Pour l’hépatite C, la recherche d’anticorps indique un contact mais ne prouve pas que le virus est encore présent ; un ARN VHC recherche l’infection active. Une sérologie trop précoce après une exposition peut être négative et un contrôle est programmé.
Le bilan évalue aussi fibrose et complications par analyses, élastométrie ou imagerie selon le contexte. Toute personne exposée au sang, née ou soignée dans une zone de forte prévalence, ayant reçu certains soins anciens, partagé du matériel d’injection ou de sniff, subi tatouage ou piercing sans matériel sûr, ou ayant un partenaire ou une mère infectés doit demander un conseil adapté. Le dépistage est possible par prise de sang et, dans certaines situations, par test rapide ; les CeGIDD proposent des dépistages gratuits.
Après une exposition récente au VHB, une prise en charge rapide peut associer vaccination et parfois immunoglobulines selon le statut et le délai. Le vaccin contre l’hépatite B est efficace et fait partie du calendrier vaccinal ; il protège indirectement contre l’hépatite D. Un vaccin contre l’hépatite A est recommandé dans certaines situations ou pour certains voyages. Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. La prévention repose aussi sur préservatif selon le risque, matériel d’injection ou de sniff personnel, matériel stérile pour tatouages et absence de partage de rasoirs ou brosses à dents.
Une personne infectée ne doit pas donner son sang. Les contacts ordinaires, poignées de main ou partage de vaisselle ne transmettent pas le VHC ou le VHB. Les traitements varient. Une hépatite B aiguë simple n’a généralement pas de traitement antiviral spécifique, mais les formes graves sont hospitalières. L’hépatite B chronique n’est pas traitée chez tous de la même façon: charge virale, inflammation, fibrose, âge et autres risques guident surveillance ou antiviraux.
Ces traitements contrôlent souvent le virus sans garantir son élimination complète. Elle ne protège pas d’une nouvelle infection et une cirrhose constituée peut nécessiter une surveillance prolongée du cancer du foie. Aucun complément « détox » n’a démontré qu’il élimine un virus; certains endommagent le foie.
Le paracétamol, les plantes et l’alcool doivent être discutés lorsqu’une hépatite aiguë est suspectée. Une page locale peut orienter vers médecin généraliste, hépatologue, infectiologue, laboratoire ou CeGIDD selon le besoin. Une compétence d’hépatologie ne prouve pas que le lieu réalise un TROD, et une structure de dépistage n’assure pas tous les suivis chroniques. Les preuves, lieux et CTA doivent être séparés.
A et E sont surtout féco-orales ; B, C et D concernent notamment le sang.
B, C et D peuvent entraîner une maladie chronique selon le virus et le contexte.
Fatigue, nausées et jaunisse sont possibles mais souvent absentes.
Une analyse biologique est indispensable pour identifier la cause.
Sérologie et charge virale ne répondent pas à la même question.
Le moment depuis l’exposition conditionne la fiabilité et les contrôles.
Les expositions au sang, certaines origines géographiques et les partenaires d’une personne infectée sont évalués.
Médecin, laboratoire ou CeGIDD orientent vers les bons tests.
Le VHB chronique est surveillé ou contrôlé par antiviraux selon son activité.
Le VHC chronique est généralement curable par antiviraux directs.
Vaccination VHB, matériel stérile et protection selon l’exposition réduisent le risque.
Les contacts sociaux ordinaires ne transmettent pas les hépatites B ou C.
Non. Beaucoup d’infections sont silencieuses et découvertes au dépistage.
Ils prouvent un contact ; l’ARN VHC détermine si l’infection est active.
Les traitements contrôlent efficacement la réplication mais l’élimination complète du VHB reste moins fréquente.
Oui dans la grande majorité des cas avec les antiviraux directs, avec contrôle virologique après traitement.
Oui contre A et B selon les indications, mais pas contre C ; la vaccination B protège aussi du risque d’hépatite D.
Oui. Ces virus ne se transmettent pas par les contacts sociaux ordinaires ou le partage de vaisselle.
Les CeGIDD peuvent proposer gratuitement des dépistages ; les modalités locales doivent être vérifiées.