Dr Sebbag Nathan
chirurgien-dentiste 127 Route DU GENERAL DE GAULLE67300 Schiltigheim Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Greffe osseuse ».
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Guide médical
Dans cette page, « greffe osseuse » désigne une augmentation de l’os de la mâchoire en chirurgie dentaire ou maxillo-faciale. Une greffe utilisée après fracture, tumeur ou chirurgie orthopédique relève d’un autre parcours.
En implantologie, l’objectif est de créer un volume osseux compatible avec la position d’un implant et la future dent, lorsque l’os a diminué après extraction, infection, maladie parodontale, traumatisme ou longue absence dentaire. L’intervention ne doit pas être décidée sur une radiographie panoramique seule.
Le plan prothétique vient avant la greffe : on définit la dent à remplacer, puis la position de l’implant, puis le besoin réel en os. Poser de l’os sans projet fonctionnel clair expose à une chirurgie inutile. Une greffe n’est pas toujours nécessaire. Un implant plus court ou plus étroit dans une indication validée, un implant incliné, un bridge, une prothèse amovible, une fermeture orthodontique de l’espace ou l’absence de remplacement peuvent être discutés. Ces alternatives ont leurs bénéfices et limites.
Un implant zygomatique ou ptérygoïdien est une chirurgie complexe réservée à des équipes et situations sélectionnées, pas une solution de routine pour éviter toute greffe. Une décision partagée compare nombre d’opérations, délai, coût, esthétique, entretien, risque et expérience de l’équipe. Plusieurs techniques existent. La régénération osseuse guidée place des particules osseuses ou un substitut autour d’un déficit et les protège par une membrane. Elle peut être réalisée en même temps que l’implant si la stabilité et le volume le permettent, ou séparément.
Une greffe en bloc fixe un fragment sur la crête lorsque le manque est plus important. L’expansion de crête écarte prudemment un os étroit dans des cas sélectionnés. La distraction osseuse est plus rare. Au maxillaire supérieur postérieur, la surélévation du plancher sinusien, ou sinus lift, soulève la membrane du sinus et place un matériau sous elle pour augmenter la hauteur osseuse. Une technique par voie crestale convient à certains déficits limités ; une fenêtre latérale est utilisée pour des augmentations plus importantes.
Une sinusite active, une obstruction ou une pathologie du sinus peut imposer un bilan ou un traitement ORL avant le geste. Le matériau peut provenir du patient — autogreffe —, d’un donneur humain traité — allogreffe —, d’une origine animale traitée — xénogreffe — ou être synthétique. Certains produits servent surtout de support pendant que l’os du patient se forme ; ils ne deviennent pas tous intégralement de l’os vivant. Une autogreffe apporte des cellules et du tissu propre au patient mais crée un second site opératoire.
Un petit volume peut être prélevé dans la mâchoire; une reconstruction majeure peut utiliser hanche ou crâne en milieu hospitalier, avec des risques spécifiques. Les matériaux humains ou animaux sont encadrés et transformés, mais leur origine doit être annoncée avant le consentement, notamment pour convictions, allergies ou préférences. Une membrane résorbable ou non résorbable peut stabiliser et isoler le greffon.
Avant la chirurgie, les foyers infectieux et la maladie parodontale sont traités. Une hygiène insuffisante, un tabagisme actif, un diabète mal équilibré, une radiothérapie des mâchoires, certains traitements anti-résorptifs ou antiangiogéniques et une immunodépression peuvent augmenter complications ou modifier l’indication. Ils ne sont pas tous des interdictions absolues, mais exigent une analyse spécialisée.
Le tabac réduit la vascularisation et augmente l’exposition, l’infection et l’échec; un accompagnement à l’arrêt est proposé avant et après. Le devis distingue consultation, imagerie, greffe, matériau, membrane, anesthésie, implant, pilier et prothèse. Une complémentaire peut couvrir une partie selon le contrat.
Le devis doit indiquer alternatives et reste à charge sans présenter un code comme une promesse de remboursement. L’intervention se fait sous anesthésie locale, parfois avec sédation ou anesthésie générale selon volume et prélèvement. Lors d’un sinus lift, la membrane sinusienne est soulevée avec précaution ; une perforation peut conduire à réparer, modifier ou reporter. La durée et la sortie varient. Un implant peut être posé simultanément ou plusieurs mois après.
Le délai de consolidation n’est pas fixe: technique, matériau, volume, mâchoire, stabilité et patient comptent. Les fiches hospitalières évoquent souvent trois à six mois, parfois quatre à douze mois pour une maturation plus vaste. Un délai long n’est pas la preuve d’un échec. Après l’intervention, douleur, gonflement et ecchymose sont attendus, souvent maximaux autour du deuxième ou troisième jour avant amélioration. Une petite trace de sang ou un saignement nasal après sinus lift peut survenir.
Évitez tabac, alcool, efforts, manipulation de la zone et aliments traumatisants selon la durée donnée. Après sinus lift, ne vous mouchez pas avec force; éternuez bouche ouverte si l’équipe le demande, et évitez les variations de pression, vols ou plongée pendant la période indiquée. Une prothèse amovible ne doit pas comprimer la greffe et est ajustée avant port. Les fils sont contrôlés ou retirés selon leur nature. Le succès est évalué cliniquement et par imagerie justifiée avant l’implant.
Une greffe peut se résorber partiellement ou totalement, s’infecter, s’exposer par ouverture de la gencive, manquer de volume ou nécessiter un complément. Même intégrée, elle ne garantit pas l’ostéointégration de l’implant ni la durée de la prothèse. Les risques comprennent douleur persistante, hématome, saignement, infection, retard de cicatrisation, déhiscence, perte du matériau, cicatrice, lésion d’une dent voisine et nouvelle chirurgie. À la mandibule, une irritation nerveuse peut entraîner engourdissement de la lèvre, du menton ou de la langue, rarement durable.
Au maxillaire, perforation sinusienne, sinusite ou communication entre bouche et sinus peut survenir. Un prélèvement au menton, à la branche mandibulaire, à la hanche ou au crâne ajoute des risques propres au site donneur. Une anesthésie ou sédation ajoute ses complications. Les pourcentages varient fortement selon technique et terrain ; le praticien doit fournir des données pertinentes plutôt qu’une réussite générale d’implantologie. Fièvre, pus, goût infect, douleur ou gonflement qui augmente après une amélioration, saignement persistant, ouverture large ou matériau mobile exige un contact rapide.
Après sinus lift, passage de liquide entre bouche et nez, air par la plaie, écoulement nasal purulent ou douleur sinusienne croissante doit être signalé. Appelez le 15 ou le 112 devant un saignement buccal abondant qui ne s’arrête pas, ou un gonflement important de la bouche ou du cou gênant la respiration ou la déglutition. [M6][M7] Une réaction allergique avec difficulté respiratoire, gonflement de la langue ou de la gorge, ou malaise sévère impose aussi une aide immédiate. [M8] Signalez rapidement à l’équipe une baisse de sensibilité nouvelle ou persistante, en précisant quand elle a commencé et si elle évolue. Pour choisir une équipe, vérifiez diagnostic, plan prothétique, technique réellement pratiquée, origine des matériaux, site opératoire, suivi et solution en cas d’échec.
Une compétence « greffe osseuse » dans l’annuaire ne prouve pas qu’un praticien réalise un sinus lift ou un prélèvement majeur.
Le volume doit permettre une position implantaire compatible avec la future dent, le sinus et les nerfs.
Une greffe n’est pas automatique : bridge, prothèse, autre implant ou absence de remplacement peuvent être discutés.
Régénération guidée, bloc, expansion et sinus lift répondent à des défauts différents.
Le geste peut être simultané à l’implant ou réalisé plusieurs mois avant selon la stabilité et le volume.
Il peut être autologue, humain traité, animal traité ou synthétique, parfois associé à une membrane.
L’origine, le rôle et les limites doivent être expliqués avant le consentement.
Hygiène, parodonte, tabac, diabète, sinus, traitements et risque hémorragique sont évalués.
Gonflement et douleur culminent souvent les premiers jours puis diminuent ; les consignes protègent la greffe.
La maturation prend plusieurs mois et est contrôlée avant l’étape implantaire.
Infection, exposition, résorption, nerf, sinus et site donneur peuvent conduire à une nouvelle intervention.
Non. Elle dépend du volume, de la position prothétique et des alternatives adaptées à la personne.
Non. De petits volumes viennent parfois de la mâchoire ou de biomatériaux ; la hanche concerne surtout des reconstructions plus importantes.
C’est une élévation prudente du plancher du sinus maxillaire avec ajout de matériau pour créer de la hauteur osseuse.
Souvent plusieurs mois, avec une durée variable selon technique, matériau, volume et cicatrisation individuelle.
Oui. Elle peut s’infecter, s’exposer ou se résorber et rester insuffisante, même après une technique correcte.
Il faut généralement éviter de se moucher avec force et suivre les consignes précises de l’équipe sur pression, vol et plongée.
Pas automatiquement. La couverture dépend de l’indication, du code, du contrat complémentaire et des éléments du devis.