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Annuaire national

Génioplastie : 4 praticiens en France

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR MARTI-FLICH Lucas

chirurgien maxillo-facial et stomatologue
150 AVENUE DE LATTRE DE TASSIGNY
49000 Angers
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Génioplastie ».

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DR RACHWALSKI Martin

chirurgien maxillo-facial 5.0/5 — 279 avis externes
101 RUE DE MIROMESNIL
75008 Paris

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Génioplastie ».

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DR HELMER Charlotte

chirurgien maxillo-facial
57 PROMENADE DES ANGLAIS
06000 Nice
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Génioplastie ».

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DR ROUANET Cedric

chirurgien maxillo-facial
20 AVENUE NOTRE DAME
06000 Nice
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Génioplastie ».

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Guide médical

Génioplastie : chirurgie du menton, déroulement et suites

La génioplastie, aussi appelée mentoplastie, est une intervention qui modifie la projection, la hauteur, la largeur ou la symétrie du menton. Elle peut avancer un menton en retrait, reculer un menton trop projeté, corriger une asymétrie ou modifier sa dimension verticale. Le mot ne décrit cependant pas une technique unique.

Une génioplastie osseuse, dite coulissante, sectionne la partie basse de l’os du menton puis la déplace avant de la fixer avec de petites plaques et vis. Une augmentation peut aussi utiliser un implant posé devant l’os. Une injection d’acide hyaluronique modifie temporairement certains contours sans déplacer le squelette. Ces solutions n’ont ni la même indication, ni la même durée, ni les mêmes risques. La première question n’est donc pas « quelle technique est la meilleure ? », mais « quel élément anatomique produit la gêne et quel changement est raisonnablement recherché ? ».

Le profil dépend du menton, mais aussi de la position de la mandibule, de l’occlusion dentaire, des lèvres, du nez, du cou et des tissus mous. Un menton qui paraît en retrait peut accompagner une mandibule entière en retrait et une mauvaise relation entre les dents. Dans ce cas, déplacer uniquement le menton change le profil mais ne corrige pas la morsure. Une chirurgie orthognathique déplace une ou deux mâchoires pour traiter un décalage squelettique et occlusal ; elle peut être associée à une génioplastie, mais ce ne sont pas des synonymes.

Inversement, une personne dont l’occlusion est satisfaisante peut relever d’un geste isolé sur le menton. La génioplastie ne traite pas automatiquement un syndrome d’apnées obstructives du sommeil. L’avancée du menton seule ne doit pas être confondue avec une avancée mandibulaire ou maxillo-mandibulaire conçue pour modifier les voies aériennes. Une plainte de ronflement, de pauses respiratoires, de sommeil non réparateur ou de somnolence impose un bilan du sommeil indépendant, plutôt qu’une promesse fonctionnelle fondée sur le profil.

La consultation examine le visage de face, de profil et en trois quarts, la fermeture des lèvres, la symétrie, la peau, le sourire et l’occlusion. Le chirurgien recherche une rétrogénie, une progénie, un menton trop haut ou trop court, une asymétrie, une cicatrice, une malformation, les suites d’un traumatisme ou une demande d’harmonisation esthétique. Des photographies, des radiographies céphalométriques et parfois un scanner ou une planification tridimensionnelle peuvent préciser les rapports entre os, racines dentaires et nerfs. L’examen dentaire repère une infection, une maladie des gencives ou une racine proche de la future coupe.

Une orthodontie n’est pas systématique pour une génioplastie isolée, mais elle intervient lorsque l’occlusion ou une chirurgie des mâchoires doit aussi être corrigée. Les traitements, allergies, tabac, antécédents de saignement, cicatrisation, anesthésie et santé psychologique sont abordés. La demande doit pouvoir être reformulée en objectifs mesurables sans promettre une symétrie parfaite. Une simulation photographique ou 3D aide à discuter un projet ; elle ne garantit pas le résultat, car les tissus mous et la cicatrisation ne reproduisent jamais exactement une image.

Chez un adolescent, la croissance faciale et la stabilité de l’indication doivent être évaluées. Lorsque la demande esthétique est envahissante, changeante ou disproportionnée par rapport à l’anomalie observée, différer l’intervention et proposer une évaluation complémentaire protège mieux qu’une escalade technique. Dans la génioplastie osseuse, l’intervention est généralement réalisée sous anesthésie générale. Le chirurgien passe le plus souvent par une incision à l’intérieur de la lèvre inférieure : il n’y a alors pas de cicatrice cutanée visible.

Il dégage l’os en protégeant les nerfs mentonniers qui assurent la sensibilité de la lèvre inférieure et du menton, puis réalise une ostéotomie sous les racines dentaires. Le fragment osseux est déplacé vers l’avant, l’arrière, le haut, le bas ou latéralement selon la planification et fixé par du matériel en titane. La gencive est refermée avec des fils souvent résorbables. Une intervention isolée peut relever d’une hospitalisation courte ou ambulatoire selon le patient, le geste et l’organisation ; l’association à une chirurgie des mâchoires change nettement le séjour et les suites.

Un implant mentonnier est placé dans une loge au contact de l’os, par la bouche ou parfois par une incision sous le menton. Il ajoute du volume sans sectionner l’os. Il expose à des risques spécifiques de déplacement, infection, érosion osseuse, contour perceptible et retrait ultérieur. La génioplastie coulissante utilise l’os du patient et permet plusieurs directions de correction, mais implique une coupe osseuse, une fixation et le risque de lésion nerveuse ou radiculaire.

Une injection est moins invasive et réversible selon le produit, mais elle est temporaire et comporte ses propres risques, notamment infection, nodules et complication vasculaire rare mais grave. Après une génioplastie, le menton est gonflé et tendu; des ecchymoses et une sensation de lèvre endormie sont fréquentes. L’œdème augmente souvent pendant les deux ou trois premiers jours avant de diminuer.

Une partie visible s’améliore en quelques semaines, mais le contour définitif continue d’évoluer pendant plusieurs mois. La douleur est habituellement traitée par les antalgiques prescrits, sans pouvoir être qualifiée d’identique chez tous. Une alimentation molle peut être conseillée au début. L’hygiène de la bouche, les bains de bouche éventuels, le brossage, le froid local et la position pour dormir suivent les consignes du service. Le tabac et la nicotine augmentent les problèmes de cicatrisation et d’infection ; leur arrêt doit être préparé avant l’opération.

Les sports de contact, les chocs sur le menton et les efforts intenses sont évités jusqu’à l’autorisation du chirurgien. La conduite et le travail dépendent de l’anesthésie, des antalgiques, du gonflement et de l’activité professionnelle. Un arrêt de quelques jours à plusieurs semaines peut être nécessaire ; un chiffre unique serait trompeur lorsqu’une chirurgie orthognathique est associée. Une perte ou une modification de sensibilité de la lèvre inférieure et du menton est un risque central. Le nerf peut être étiré ou contus pendant l’abord et l’ostéotomie.

La sensibilité récupère souvent progressivement, mais des fourmillements, une diminution de sensation, une hypersensibilité ou une douleur neuropathique peuvent durer plusieurs mois et parfois persister. Cette information doit être discutée avant le consentement, car elle peut gêner parole, boisson, rasage ou maquillage même si le mouvement de la lèvre reste normal.

Les autres complications comprennent saignement, hématome, infection, ouverture de la plaie, cicatrice adhérente, asymétrie, marche d’escalier osseuse, irrégularité, sous-correction, surcorrection, rechute partielle, matériel gênant, retard de consolidation, absence de consolidation et nouvelle intervention. Une coupe trop proche peut léser la racine ou la vitalité d’une dent. Les tissus mous peuvent s’affaisser ou le muscle du menton se réinsérer imparfaitement. Avec un implant s’ajoutent déplacement, exposition, coque, infection chronique et retrait.

Aucun résultat esthétique ne peut être garanti, et une retouche n’est pas un simple « réglage » sans risque. Un léger suintement buccal et un gonflement symétrique sont attendus au début. En revanche, un saignement abondant qui ne s’arrête pas, un gonflement rapide du plancher de la bouche ou du cou avec difficulté à respirer ou à avaler, une difficulté respiratoire importante, un malaise grave ou une douleur thoracique intense impose d’appeler le 15 ou le 112. Une difficulté nouvelle à avaler ou un gonflement croissant doit aussi être signalé rapidement à l’équipe. [M6][M7][M8][M9] Fièvre, pus, mauvaise odeur, rougeur croissante, douleur qui s’aggrave après une amélioration, plaie qui s’ouvre ou matériel visible nécessitent un contact chirurgical rapide.

Une diminution de sensibilité de la lèvre peut survenir après la génioplastie. Signalez à l’équipe une faiblesse nouvelle de la lèvre, une perte de sensibilité qui s’étend, une douleur intense ou une aggravation, sans attendre le contrôle prévu. En France, une génioplastie strictement esthétique n’est en principe pas remboursée comme un soin nécessaire et relève d’un devis incluant honoraires, clinique, anesthésie, matériel et suivi.

Une prise en charge peut être envisagée dans certains contextes fonctionnels, reconstructeurs, malformatifs, traumatiques ou d’affirmation de genre, selon l’indication, l’acte, le secteur et les règles d’entente préalable. L’existence d’un code ou d’une intervention réalisée à l’hôpital ne garantit pas le remboursement individuel. Il faut demander par écrit le caractère esthétique ou réparateur retenu, la base de remboursement, les dépassements, les frais de matériel et le coût d’une éventuelle reprise.

Le praticien pertinent dépend du problème : chirurgien maxillo-facial, chirurgien plasticien formé à la face, équipe d’orthodontie et chirurgie orthognathique si l’occlusion est concernée, ou parcours reconstructeur spécialisé. Une simple mention « esthétique » ou « génioplastie » dans un annuaire ne prouve ni la technique pratiquée ni le lieu opératoire. Avant de choisir, vérifiez la qualification réelle, l’expérience de la technique proposée, l’établissement, l’anesthésiste, le suivi des complications, la cohérence du lieu de consultation et du CTA, ainsi que l’alternative consistant à ne pas intervenir.

Les photographies avant-après ne remplacent ni l’examen de l’occlusion ni l’information sur les risques.

Que corrige une génioplastie ?

Elle peut modifier projection, hauteur ou asymétrie du menton, après analyse de l’ensemble du visage.

Elle ne corrige pas à elle seule une mauvaise occlusion, une mandibule entière en retrait ou une apnée du sommeil.

Ostéotomie, implant ou injection : quelles différences ?

La génioplastie coulissante déplace l’os et le fixe par plaques ; l’implant ajoute du volume sans déplacer le squelette.

Une injection modifie temporairement les tissus mous et présente un autre profil de risques, notamment vasculaire.

Quel bilan avant l’intervention ?

Le visage, les lèvres, les dents et l’occlusion sont examinés ; photographies, céphalométrie ou scanner peuvent compléter la planification.

La simulation éclaire la discussion mais ne garantit jamais le résultat réel des tissus après cicatrisation.

Comment se déroule la génioplastie osseuse ?

Sous anesthésie générale, une incision buccale permet de sectionner puis repositionner le fragment du menton en protégeant les nerfs.

De petites plaques et vis stabilisent l’os ; séjour et suites varient si une chirurgie des mâchoires est associée.

Quelles suites et quelle récupération ?

Gonflement, ecchymoses, alimentation molle et sensibilité modifiée sont fréquents au début ; le contour continue d’évoluer plusieurs mois.

Hygiène buccale, arrêt du tabac, protection contre les chocs et reprise progressive suivent les consignes de l’équipe.

Quels risques faut-il connaître ?

La sensibilité de la lèvre et du menton peut rester modifiée ; infection, saignement, asymétrie, atteinte dentaire ou nouvelle intervention sont possibles.

Avec un implant, déplacement, exposition ou retrait s’ajoutent aux risques généraux de la chirurgie.

Questions fréquentes

La génioplastie corrige-t-elle la mâchoire ?

Non. Elle déplace ou augmente le menton. Une mauvaise relation entre les mâchoires ou les dents relève d’un bilan orthognathique distinct.

Quelle différence entre génioplastie et implant mentonnier ?

La génioplastie coulissante déplace l’os du menton ; l’implant ajoute un matériau devant l’os sans ostéotomie.

L’intervention laisse-t-elle une cicatrice visible ?

L’ostéotomie est le plus souvent réalisée par une incision dans la bouche. Certains implants peuvent utiliser une incision sous le menton.

Combien de temps le menton reste-t-il gonflé ?

Le gonflement culmine souvent après deux ou trois jours et diminue en quelques semaines, mais le contour définitif évolue pendant plusieurs mois.

La lèvre inférieure peut-elle rester insensible ?

Oui. Une modification temporaire est fréquente et récupère souvent progressivement, mais une gêne durable ou permanente est possible.

Peut-on corriger une apnée du sommeil avec une génioplastie ?

Pas automatiquement. Le diagnostic et le traitement de l’apnée nécessitent un bilan du sommeil ; les chirurgies des voies aériennes ne se résument pas au menton.

La génioplastie est-elle remboursée ?

Une intervention purement esthétique ne l’est en principe pas. Une prise en charge dépend d’une indication fonctionnelle ou réparatrice documentée et des règles applicables au dossier.

Sources et références