Dr Mandonnet Helene
médecin généraliste 49 AVENUE DE LA LIBERTE14460 Colombelles Secteur 1
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Guide médical
Le frottis du col de l’utérus consiste à prélever doucement des cellules à l’aide d’une petite brosse. Le prélèvement peut servir à une cytologie, qui recherche des cellules anormales, ou à un test HPV-HR, qui recherche des papillomavirus à haut risque.
En France, le dépistage organisé concerne en règle générale les femmes asymptomatiques de 25 à 65 ans, y compris lorsqu’elles sont vaccinées contre les HPV. De 25 à 29 ans, le test de référence est la cytologie : deux premiers examens à un an d’intervalle, puis un examen trois ans plus tard si les résultats sont normaux. De 30 à 65 ans, le test HPV-HR est réalisé trois ans après la dernière cytologie normale, puis tous les cinq ans s’il est négatif. Un test positif ou une cytologie anormale ne signifie pas qu’un cancer est présent : une analyse complémentaire, une colposcopie ou une surveillance peuvent être indiquées.
À l’inverse, saignement après les rapports, pertes inhabituelles ou douleur persistante ne doivent pas attendre le prochain dépistage ; ils nécessitent une consultation diagnostique.
Le mot « frottis » désigne couramment le prélèvement de cellules à la surface du col de l’utérus. Le professionnel place un spéculum pour voir le col puis utilise une petite brosse. Le prélèvement est envoyé au laboratoire. Ce geste peut alimenter deux analyses différentes : une cytologie, qui observe l’aspect des cellules, et un test HPV-HR, qui recherche le matériel génétique de papillomavirus associés au risque de lésions cervicales.
Cette distinction évite une confusion fréquente. Un test HPV positif indique la présence d’un virus à haut risque, pas celle d’un cancer. Une cytologie anormale décrit des cellules à contrôler, sans établir à elle seule un diagnostic de cancer.
Le programme national s’adresse en règle générale aux femmes de 25 à 65 ans sans symptôme, vaccinées ou non contre les HPV. La vaccination réduit fortement le risque mais ne protège pas contre tous les types oncogènes et ne remplace pas le dépistage. Les personnes immunodéprimées, exposées au diéthylstilbestrol ou déjà traitées pour une lésion du col suivent parfois un calendrier spécifique.
Après une hystérectomie totale, avant 25 ans ou après 65 ans, la conduite dépend du motif de l’intervention, des résultats antérieurs et des facteurs de risque. Il ne faut ni poursuivre automatiquement ni arrêter seul. Les personnes transgenres ayant un col de l’utérus peuvent être concernées selon les mêmes principes anatomiques et médicaux ; l’accueil et le matériel doivent être adaptés avec respect.
Un résultat anormal modifie ce calendrier. Le test HPV peut alors être utilisé comme examen complémentaire dans certaines situations, mais ne remplace pas systématiquement la cytologie initiale de cette tranche d’âge.
De 30 à 65 ans, le test HPV-HR devient le test de dépistage. Il est réalisé trois ans après la dernière cytologie normale, puis tous les cinq ans si le résultat reste négatif. Ces intervalles concernent le dépistage standard et ne doivent pas être appliqués à une personne symptomatique ou suivie après une anomalie. Le courrier d’invitation complète, mais ne remplace pas, le suivi personnel.
Le prélèvement dure quelques minutes. La personne est installée en position gynécologique ; le spéculum écarte doucement les parois vaginales, puis la brosse recueille les cellules du col. Le geste peut être inconfortable mais ne devrait pas être imposé malgré une douleur importante. Vous pouvez demander une explication avant chaque étape, une pause, un spéculum adapté et la présence d’une personne de confiance selon l’organisation.
Il est préférable d’éviter le prélèvement pendant des règles abondantes et de signaler grossesse, infection en cours, traitement vaginal, douleurs, vaginisme ou expérience traumatique. Les consignes exactes du cabinet ou du laboratoire priment. Une légère trace de sang peut survenir après le geste. Un saignement important, une fièvre ou une douleur croissante ne sont pas une suite habituelle et justifient un avis.
Le prélèvement peut être réalisé selon les situations par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme ; certains laboratoires le proposent également sur prescription ou dans le cadre prévu. L’accès dépend de l’âge, du suivi et de l’organisation locale. Le choix peut tenir compte de l’habitude du geste, de l’accessibilité, du handicap, de la langue et du besoin d’une consultation plus longue.
L’auto-prélèvement vaginal pour recherche HPV peut être proposé dans certains parcours aux personnes insuffisamment dépistées. Il ne permet pas une cytologie et ne remplace pas l’examen clinique lorsqu’il existe des symptômes. Sa disponibilité et les suites d’un résultat positif doivent être vérifiées auprès du programme régional ou du professionnel, plutôt que commandées sans parcours de suivi.
Un test HPV-HR négatif indique qu’aucun des HPV à haut risque recherchés n’a été détecté et permet habituellement l’intervalle recommandé. Un test positif est fréquent et ne signifie pas cancer : la plupart des infections sont éliminées spontanément. Selon le type de résultat, une cytologie réflexe, un génotypage, un nouveau test ou une colposcopie peut être demandé.
Une cytologie peut être normale, non interprétable ou décrire différents degrés d’anomalies. Un prélèvement insuffisant doit parfois être refait. La colposcopie examine le col avec grossissement et permet une biopsie ciblée si nécessaire ; seule l’analyse tissulaire confirme la nature d’une lésion. Respecter le délai proposé est important, sans conclure seul à la gravité à partir d’un acronyme de compte rendu.
Le dépistage organisé vise à détecter des lésions avant les symptômes. Une personne qui saigne après un rapport ou après la ménopause relève d’une consultation diagnostique même si son dépistage est à jour.
Demandez au professionnel ce qui sera facturé. Une page locale peut aider à identifier une profession ou un lieu, mais elle ne garantit pas la réalisation du prélèvement à cette adresse ni le délai de résultat.
Il provoque le plus souvent une gêne brève. Une douleur importante doit être signalée : le geste peut être interrompu et adapté.
Un saignement abondant peut gêner l’analyse. Contactez le professionnel pour décider de maintenir ou déplacer le rendez-vous.
Non. Il signale un virus à haut risque et conduit à des examens ou une surveillance adaptés ; la plupart des infections ne deviennent pas un cancer.
Oui. La vaccination ne couvre pas tous les HPV oncogènes et le dépistage reste recommandé selon l’âge.
Le dépistage peut être possible pendant la grossesse selon le terme et le contexte. Le professionnel décide du moment et du suivi appropriés.
Le délai varie selon le laboratoire et le circuit. Demandez qui vous le communiquera et à partir de quand relancer en l’absence de nouvelle.