Dr Hauguel Alexandra
chirurgien vasculaire 26 AVENUE DE LA GRANDE ARMEE75017 Paris Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Fistule artério-veineuse ».
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Guide médical
Dans le contexte de l’insuffisance rénale, une fistule artério-veineuse, ou FAV, est une communication créée entre une artère et une veine, le plus souvent au bras. Le débit artériel fait progressivement augmenter le diamètre et la résistance de la veine afin qu’elle puisse être ponctionnée à répétition pour l’hémodialyse.
Cette FAV de dialyse ne doit pas être confondue avec une malformation artério-veineuse congénitale ou une fistule acquise après traumatisme. Son indication s’inscrit dans un choix de traitement rénal : hémodialyse, dialyse péritonéale, transplantation ou soins conservateurs sont discutés avec le néphrologue selon la maladie, le projet et l’état général. La création n’est ni automatique chez toute personne ayant une maladie rénale ni un acte à réserver directement. Elle est anticipée lorsque l’hémodialyse devient probable, car la fistule met plusieurs semaines ou mois à mûrir et certaines ne deviennent jamais utilisables.
Trop tard, un cathéter peut être nécessaire pour démarrer la dialyse ; trop tôt ou sans indication claire, la personne subit une chirurgie et un accès qui peut ne jamais servir. Avant l’opération, le chirurgien et le néphrologue examinent pouls, veines, antécédents de cathéters, pacemaker, chirurgie, diabète et traitements. Un écho-Doppler cartographie artères et veines et aide à choisir côté et niveau. Il faut préserver les veines du bras retenu : éviter autant que possible prises de sang, perfusions, cathéters et mesure répétée de tension sur ce membre selon les consignes de l’équipe.
Le choix privilégie souvent une fistule distale à l’avant-bras pour conserver des options plus hautes, mais anatomie et chances de maturation priment. L’intervention relie directement une veine à une artère par anastomose, généralement sous anesthésie locorégionale ou locale avec sédation, parfois générale. Si les vaisseaux natifs ne conviennent pas, un greffon prothétique peut être envisagé ; il ne présente pas exactement les mêmes risques de thrombose et d’infection. Après l’opération, la main, la douleur, la plaie et le débit sont surveillés.
Une vibration continue sous les doigts, appelée thrill, et un souffle à l’auscultation témoignent du flux sans garantir à eux seuls que la fistule est prête. La maturation est vérifiée avant la première ponction par examen et parfois Doppler. Utiliser trop tôt une fistule fragile augmente infiltration et hématome. En dialyse, deux aiguilles prélèvent puis restituent le sang.
La rotation des sites de ponction, la technique, l’asepsie et la compression après retrait protègent l’abord. Le patient apprend à palper le thrill chaque jour. Il évite vêtements ou bracelets serrés, port prolongé d’une charge comprimant la fistule, sommeil sur le bras et traumatisme. Les conseils sur sport et port de charge doivent être individualisés ; protéger ne signifie pas immobiliser définitivement le membre. Les complications principales sont sténose, thrombose, infection, saignement, anévrisme ou pseudo-anévrisme, débit insuffisant, débit excessif avec retentissement cardiaque, hypertension veineuse du bras et ischémie de la main.
Une baisse ou disparition du thrill, des pressions anormales en dialyse, un temps de compression qui s’allonge, un gonflement du bras ou des difficultés de ponction peuvent annoncer une sténose. Une thrombose peut rendre la fistule silencieuse et nécessite une évaluation très rapide, car une désobstruction par radiologie interventionnelle ou chirurgie est d’autant plus envisageable qu’elle est précoce. Une rougeur chaude, douleur, pus ou fièvre évoque une infection.
Un saignement abondant de la fistule est une urgence : appelez immédiatement le 15 ou le 112, comprimez fermement le point qui saigne avec une petite compresse propre et suivez les instructions des secours. La prise en charge d’une FAV défaillante peut inclure Doppler, fistulographie, angioplastie par ballon, thrombectomie, stent sélectionné ou reprise chirurgicale. Le but est de préserver l’accès sans multiplier des gestes inutiles. Une grosse fistule n’est pas automatiquement anormale, mais peau fine, croûte, croissance rapide ou saignement sentinelle nécessitent un avis.
Après transplantation ou changement de modalité, conserver ou fermer la fistule se décide individuellement selon fonction, débit et cœur. Une page locale doit présenter l’équipe d’accès vasculaire — néphrologie, chirurgie vasculaire et radiologie interventionnelle — et non un praticien isolé comme vendeur de FAV. Le CTA vise le parcours de néphrologie ou une consultation programmée par l’équipe.
Elle fournit un accès répété à fort débit pour l’hémodialyse.
Sa création s’anticipe dans un parcours décidé avec le néphrologue.
Examen et Doppler cartographient artères et veines.
Le bras pressenti est protégé des ponctions et cathéters inutiles.
Le chirurgien relie une veine à une artère, le plus souvent au bras.
Une prothèse n’est utilisée que lorsque les vaisseaux natifs ne conviennent pas.
La veine se dilate et se renforce pendant plusieurs semaines.
Le thrill se surveille, mais l’équipe décide quand la ponction devient possible.
Évitez compression et traumatismes et signalez la FAV à tous les soignants.
Inspectez la peau et palpez quotidiennement la vibration.
Sténose et thrombose menacent l’accès ; infection et ischémie menacent le patient.
Angioplastie, désobstruction ou chirurgie peuvent sauver la fistule.
Habituellement non. Elle doit mûrir et être déclarée utilisable par l’équipe.
C’est la vibration palpable créée par le débit artériel dans la veine ; sa disparition est une alerte.
Il est généralement recommandé d’éviter tension, prélèvements et perfusions sur le bras de la FAV.
Oui, souvent sur une sténose. Une prise en charge rapide peut parfois la désobstruer.
Si le saignement est abondant, appelez immédiatement le 15 ou le 112 et comprimez fermement le point qui saigne avec une petite compresse propre. Maintenez la pression en attendant les secours. Un saignement qui persiste nécessite également un avis urgent.
Souvent oui après cicatrisation avec adaptation, mais évitez choc et compression et demandez les consignes de l’équipe.
Pas systématiquement. Débit, symptômes, fonction cardiaque et risque de réutilisation guident la décision.