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Entretien prénatal précoce à La Valette du Var : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Sainte-Rose Fanchine Laure

sage-femme 4.8/5 — 48 avis externes
1 BIS Rue LEON GUERIN
83160 La-Valette-Du-Var
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Entretien prénatal précoce ».

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Cariou Pauline

sage-femme 4.0/5 — 1 avis
Place DU GENERAL DE GAULLE
83160 La-Valette-Du-Var
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Entretien prénatal précoce ».

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Tison Christine

sage-femme 4.9/5 — 128 avis externes
14 Rue ETIENNE OCTOBON
83160 La-Valette-Du-Var
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Entretien prénatal précoce ».

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Guide médical

Entretien prénatal précoce : quand, avec qui et pourquoi ?

L'entretien prénatal précoce, ou EPP, fait partie des rendez-vous obligatoires du suivi de grossesse en France. Il est proposé dès le début de la grossesse, de préférence autour du quatrième mois, mais il n'est jamais trop tard pour le réaliser. Il peut avoir lieu en libéral, à la maternité ou en protection maternelle et infantile avec une sage-femme ou un médecin.

La femme enceinte peut venir seule ou en couple ; la présence du conjoint est encouragée lorsqu'elle est souhaitée, jamais imposée. L'EPP n'est ni l'examen clinique mensuel, ni une échographie, ni le bilan prénatal de prévention, ni l'une des sept séances de préparation à la naissance. C'est un temps individualisé pour parler de la manière dont la grossesse est vécue, du projet de naissance, des inquiétudes, de la santé psychique, du travail, du logement, des ressources, des consommations, des violences éventuelles, du retour à domicile et des soutiens disponibles.

Il sert à proposer, avec l'accord de la patiente, un accompagnement concret : préparation à la naissance, PMI, santé mentale périnatale, service social, addictologie, protection face aux violences ou consultation spécialisée. Ce repérage ne signifie pas juger les compétences parentales. La patiente choisit ce qu'elle souhaite exprimer et peut demander un temps seule. Le professionnel est soumis au secret médical et explique les informations utiles à transmettre à l'équipe ainsi que ses limites légales en cas de danger.

Pour préparer le rendez-vous, on peut noter questions, antécédents, traitements, vécu d'une grossesse précédente, personnes ressources et difficultés pratiques. À la fin, un plan d'accompagnement et le calendrier des séances peuvent être définis. Un EPP rassurant ne remplace pas le suivi médical, et une douleur, un saignement, une perte de liquide ou une baisse des mouvements fœtaux ne doit jamais attendre ce rendez-vous.

Quand prendre rendez-vous et auprès de qui ?

Programmez l'entretien tôt, idéalement dès le quatrième mois, auprès d'une sage-femme ou d'un médecin. Il peut être réalisé par un professionnel différent de celui qui assure les consultations mensuelles. Lors de la prise de rendez-vous, dites explicitement « entretien prénatal précoce » pour disposer d'un temps dédié et non d'une simple consultation de contrôle.

Si la grossesse est déjà avancée, demandez-le tout de même : l'organisation du retour, la santé psychique et le soutien après la naissance restent utiles. En cas de barrière de langue ou de handicap, signalez le besoin d'un interprète professionnel, d'une accessibilité ou d'un format adapté plutôt que de dépendre obligatoirement d'un proche.

Quelles questions sont abordées ?

Le professionnel demande comment vous vous sentez physiquement, psychologiquement, socialement et au travail, ce qui vous inquiète et comment vous imaginez l'accouchement et le retour. Il peut aussi revenir sur un deuil, une fausse couche, un accouchement traumatique, une maladie chronique ou un traitement, afin d'organiser le soutien sans refaire toute la consultation médicale.

Vous pouvez apporter une liste : choix de maternité, douleur, césarienne antérieure, alimentation du bébé, congés, handicap, langue, logement ou finances. Le projet de naissance reste adaptable à la sécurité clinique. Vous n'avez pas à prendre toutes les décisions ce jour-là : les options sont expliquées puis rediscutées avec l'équipe qui connaît le déroulement de la grossesse.

Le conjoint doit-il être présent ?

Non. L'entretien peut être individuel ou en couple. La femme enceinte peut choisir de venir seule ou demander une partie du rendez-vous sans accompagnant.

Ce temps individuel aide à parler librement de violence, contrôle, sexualité, addictions ou santé mentale. Le professionnel doit créer cette possibilité sans exposer la patiente.

Que devient ce qui est dit pendant l'entretien ?

Le secret médical s'applique. Le professionnel résume avec la patiente les besoins et demande son accord pour coordonner les intervenants. Une transmission doit être proportionnée et expliquée.

En cas de danger grave ou de protection d'un mineur, des règles particulières peuvent s'appliquer. Vous pouvez demander ce qui sera inscrit et à qui cela sera transmis.

Quelles aides peuvent être organisées ?

Selon les besoins : préparation, suivi à domicile, consultation psychique périnatale, service social, PMI, addictologie, aide linguistique ou parcours de grossesse à risque. Une orientation utile comporte le nom du service, le moyen de le joindre et la conduite à tenir si le délai est trop long. Refuser une proposition n'empêche pas de la rediscuter ensuite.

L'EPP anticipe aussi le retour : personne présente, sage-femme, alimentation du nouveau-né, sommeil et entretien postnatal précoce. Le plan peut être révisé. Avec l'accord de la patiente, une synthèse courte peut éviter de répéter une histoire difficile à chaque intervenant ; elle ne doit contenir que les éléments nécessaires à la continuité et à la sécurité des soins.

Quelle différence avec les autres rendez-vous ?

Les consultations surveillent médicalement mère et fœtus. Le bilan prénatal traite prévention, vaccinations et santé buccodentaire. Les sept séances préparent naissance et parentalité. L'EPP coordonne les besoins globaux.

L'entretien postnatal précoce entre la quatrième et la huitième semaine après l'accouchement est distinct et n'est pas remplacé par l'EPP.

Questions fréquentes

L'entretien prénatal précoce est-il obligatoire ?

Oui, il fait partie du parcours obligatoire, tout en respectant le consentement et ce que vous souhaitez dire.

À quel mois faut-il le faire ?

Il est conseillé tôt, de préférence dès le quatrième mois, mais reste utile plus tard.

Qui peut réaliser l'entretien ?

Une sage-femme ou un médecin, en libéral, à la maternité ou en PMI.

Mon conjoint doit-il venir ?

Non. Vous pouvez venir seule ou en couple et demander un temps individuel.

Faut-il préparer un projet de naissance ?

Non. L'entretien peut justement aider à formuler vos questions et préférences.

Sources et références