DR PIERRET Marie
chirurgien orthopédique 4 Rue GEORGES NEGREVERGNE33700 Merignac Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Entorse ».
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Guide médical
Une entorse est une lésion d’un ou plusieurs ligaments après torsion, étirement ou mouvement forcé d’une articulation. La cheville est la localisation la plus fréquente, mais genou, poignet, pouce, doigt ou articulation acromio-claviculaire peuvent être concernés.
Le mot ne décrit pas une gravité unique : une élongation microscopique, une rupture partielle et une rupture complète avec instabilité n’ont pas le même traitement. Une fracture, une luxation, une rupture tendineuse, une lésion du cartilage ou du cartilage de croissance chez l’enfant peut ressembler à une entorse. Le mécanisme et l’articulation doivent donc être précisés plutôt que d’appliquer un conseil universel. À la cheville, l’entorse latérale externe survient souvent lorsque le pied part vers l’intérieur. Douleur, gonflement, ecchymose et difficulté d’appui apparaissent à des degrés variables.
Un craquement ne prouve pas à lui seul une rupture et son absence n’exclut pas une lésion grave. L’examen recherche aussi une atteinte plus haute de la syndesmose, une rupture du tendon d’Achille, une lésion du pied ou une fracture. Une douleur maximale peut rendre l’examen initial imprécis; une réévaluation à quelques jours est parfois nécessaire. Juste après le traumatisme, arrêtez l’activité et protégez l’articulation.
Le protocole GREC associe glace protégée par un linge, repos relatif, élévation et compression douce. Le froid peut réduire la douleur, mais ne doit pas toucher directement la peau ni être maintenu jusqu’à l’insensibilité. Une compression trop serrée doit être desserrée si les orteils deviennent froids, bleus, engourdis ou plus douloureux. Retirez rapidement les bagues après une entorse de doigt ou de poignet. [M7] Le repos n’est pas une immobilité prolongée automatique : après exclusion d’une fracture et selon la gravité, l’appui et les mouvements sont repris progressivement pour éviter raideur et perte de force.
Le conseil « marcher dessus pour tester » ne s’applique pas devant déformation, douleur extrême ou incapacité complète. Consultez rapidement si vous ne pouvez pas faire quelques pas, si la douleur est intense, si un gonflement apparaît vite près d’une malléole, si l’articulation fonctionne mal ou si les symptômes ne s’améliorent pas.
Chez l’enfant, une torsion peut léser le cartilage de croissance plutôt que le ligament et mérite une évaluation adaptée. La radiographie n’est pas systématique pour toute cheville gonflée. Des règles cliniques validées, comme les critères d’Ottawa dans les populations où ils s’appliquent, aident à sélectionner les personnes chez qui une fracture doit être recherchée.
L’examen décide ; une page web ne permet pas de palper les zones requises ni d’appliquer les exclusions. Échographie, scanner et IRM sont inutiles dans la majorité des entorses latérales récentes simples. Ils peuvent être indiqués en cas de douleur persistante, suspicion de lésion associée, instabilité, traumatisme complexe ou préparation chirurgicale. Une imagerie normale n’annule pas une lésion ligamentaire et une IRM précoce n’améliore pas automatiquement la prise en charge. Le traitement dépend du grade et de l’articulation.
Pour la cheville latérale, une chevillère, un bandage ou une orthèse semi-rigide peut protéger tout en permettant certains mouvements et un appui progressif. Une immobilisation stricte ou plâtrée est réservée à certaines lésions et durées. Les cannes diminuent la charge si l’appui est trop douloureux. La chirurgie est exceptionnelle pour l’entorse aiguë isolée de cheville ; elle se discute pour des lésions associées ou une instabilité chronique sélectionnée.
Une entorse grave du genou avec ligament croisé, une entorse du pouce ou une syndesmose répond à d’autres décisions: le présent guide ne permet pas de transposer la stratégie de cheville. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent provoquer des effets indésirables ; leurs risques et contre-indications doivent être vérifiés selon le médicament, sa voie d’administration et votre situation, notamment une grossesse. Lorsqu’ils sont appropriés, utilisez la dose minimale sur la durée la plus courte et n’associez pas deux AINS. [M6]
Une anticoagulation préventive n’est pas systématique pour toute entorse: elle est évaluée lorsqu’une immobilisation, des antécédents de thrombose ou d’autres facteurs augmentent le risque.
Le simple repos jusqu’à disparition de la douleur ne restaure pas toujours les réflexes de protection. Une réévaluation autour d’une semaine puis avant reprise sportive peut vérifier l’évolution. La reprise se décide sur des critères: douleur faible, gonflement maîtrisé, amplitude suffisante, force, équilibre, marche, course, changements de direction et confiance. Pour un sport pivot, les tâches spécifiques doivent être testées progressivement.
Une chevillère ou un strapping peut réduire le risque dans certaines situations, mais ne remplace pas la rééducation. Une douleur qui persiste, un blocage, des dérobements, une sensation d’instabilité ou des gonflements répétés nécessite un nouveau diagnostic: lésion ostéochondrale, tendon, conflit, fracture passée inaperçue ou instabilité chronique peuvent être en cause.
Pendant une immobilisation, une douleur ou un gonflement nouveau d’un mollet nécessite un avis médical urgent pour rechercher notamment une thrombose. Un essoufflement soudain ou une douleur thoracique inhabituelle impose d’appeler le 15 ou le 112. [M5] Fièvre, articulation rouge et chaude sans amélioration ou plaie fait rechercher une infection. La prévention associe renforcement, équilibre, échauffement, progression des charges, chaussures adaptées à l’activité et correction des facteurs de terrain pertinents.
Cette page privilégie l’entorse de cheville, conformément aux recommandations récentes, et signale lorsque les autres articulations exigent un parcours propre.
Douleur, gonflement, bleu et perte de fonction suivent souvent une torsion, mais ne prouvent pas le grade ligamentaire.
Fracture, luxation, tendon ou cartilage de croissance peuvent produire des signes proches.
Arrêtez l’activité, protégez, refroidissez à travers un linge, surélevez et comprimez sans couper la circulation.
Le repos initial devient ensuite une reprise progressive des mouvements et de l’appui selon l’évaluation.
L’examen clinique et des règles validées sélectionnent les traumatismes à risque de fracture.
IRM, scanner ou échographie ne sont pas nécessaires dans la majorité des entorses latérales simples récentes.
Chevillère, orthèse et cannes sont choisies selon la gravité ; les antalgiques respectent les contre-indications.
La chirurgie aiguë isolée est rare à la cheville et les autres articulations ont leurs propres indications.
Le programme est individualisé et réévalué plutôt que limité à un nombre fixe de séances.
La reprise dépend de la fonction, de la confiance et des gestes spécifiques, pas d’un délai seul.
Douleur persistante, blocage ou dérobement impose de rechercher une lésion associée.
L’appui est repris progressivement s’il est autorisé et toléré. Ne forcez pas devant déformation, douleur extrême ou impossibilité de quelques pas.
Elle peut diminuer la douleur, protégée par un linge et par périodes courtes. Elle ne doit jamais brûler ou anesthésier la peau.
Rarement au début. L’examen clinique et parfois une radiographie suffisent ; l’IRM répond à une suspicion ou une évolution particulière.
La durée dépend du grade, de la douleur et du type d’orthèse. Suivez la prescription plutôt qu’un délai générique.
La gravité se juge sur le mécanisme, l’examen, la stabilité et l’évolution. Un craquement isolé ne suffit pas.
Quand douleur, gonflement, mobilité, force, équilibre et gestes spécifiques sont suffisamment récupérés et validés.