Dr Lagrange Xavier
gastro-entérologue et hépatologue 23 COURS GOUFFE13006 Marseille Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Endosleeve ».
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Guide médical
L’endosleeve est le nom courant de la gastroplastie endoscopique en manchon, ou ESG. Un endoscope muni d’un système de suture est introduit par la bouche sous anesthésie générale. Des points rapprochent les parois de l’estomac afin de réduire sa capacité et de ralentir le passage des aliments, sans incision abdominale ni retrait d’une partie de l’organe.
Elle ne doit pas être confondue avec la sleeve gastrectomie chirurgicale, qui enlève une grande portion de l’estomac, ni avec un ballon temporaire. L’absence de cicatrice cutanée ne signifie pas absence de risque ni réversibilité garantie : les sutures sont conçues pour durer, peuvent se relâcher et une révision n’est pas toujours simple. L’ESG peut être envisagée chez certains adultes vivant avec une obésité lorsque la prise en charge nutritionnelle, comportementale, médicale et l’activité adaptée n’ont pas permis un résultat suffisant ou durable.
Les seuils d’IMC, comorbidités et règles de remboursement varient selon le système et l’établissement. Un IMC seul ne décide pas. Une grande hernie hiatale, un ulcère, une maladie gastrique, un risque hémorragique ou certaines chirurgies peuvent rendre le geste inadapté. Un trouble alimentaire actif doit être pris en charge avant toute procédure.
Le bilan associe médecin de l’obésité, gastro-entérologue formé à l’endoscopie bariatrique, diététicien, anesthésiste et psychologue ou psychiatre selon les besoins. L’ESG entraîne généralement moins de perte de poids qu’une sleeve chirurgicale, mais avec une intervention moins invasive. Les chiffres moyens ne prédisent pas le résultat individuel.
Parler uniquement de kilos sans santé, composition corporelle ni qualité de vie est insuffisant. Le tabac augmente des risques et doit être abordé. Le retour est organisé avec un accompagnant, car l’anesthésie interdit la conduite.
Pendant une à deux heures environ, l’endoscopiste place des sutures pleine épaisseur selon un motif destiné à raccourcir et tubuliser l’estomac. Une surveillance en salle de réveil suit ; la sortie a souvent lieu le jour même, parfois après une nuit. Douleurs ou crampes abdominales, nausées et vomissements sont fréquents les premiers jours et traités. Une douleur intense, persistante ou qui s’aggrave n’est pas une suite normale. L’alimentation reprend par étapes, souvent liquide puis mixée, molle et solide sur plusieurs semaines. Le protocole exact varie et protège les sutures tout en prévenant déshydratation et carences.
Boire lentement, séparer parfois boissons et repas, atteindre un apport protéique défini et prendre les suppléments prescrits sont importants. Copier le protocole d’une autre clinique peut être dangereux. Vomissements répétés, incapacité à boire, urines rares ou vertiges nécessitent un contact le jour même. Le suivi ne s’arrête pas à la cicatrisation.
L’équipe réévalue nutrition, pharmacothérapie, révision endoscopique ou chirurgie. Les risques graves sont rares mais comprennent saignement, perforation, fuite, collection, infection, thrombose, embolie et complication anesthésique. Reflux, douleur, nausées, sténose fonctionnelle ou aversion alimentaire peuvent survenir. Fièvre, douleur croissante, ventre dur, vomissements incoercibles, sang, selles noires, essoufflement ou malaise exige une évaluation urgente. Appelez le 15 ou le 112 devant une détresse respiratoire, une hémorragie importante, une perte de connaissance ou une douleur thoracique importante. [M6][M7][M8]
Une grossesse est généralement différée pendant la phase de perte pondérale rapide selon l’équipe ; contraception et projet sont anticipés. Une page locale doit orienter vers une consultation multidisciplinaire, jamais vendre directement le geste. La mention gastro-entérologie ne prouve pas la formation endoscopique bariatrique ni la disponibilité d’un bloc équipé. La preuve d’offre cite centre, opérateur, protocole et date. Les résultats commerciaux et avis ne remplacent pas complications auditées et suivi.
Des sutures internes réduisent le volume gastrique sans retirer l’estomac.
Elle diffère de la sleeve chirurgicale et du ballon.
La décision repose sur une évaluation globale de l’obésité, des maladies et des essais antérieurs.
Certaines maladies gastriques, troubles alimentaires ou risques anesthésiques peuvent l’exclure.
Sous anesthésie, un endoscope place des sutures pleine épaisseur dans l’estomac.
La sortie est souvent ambulatoire, avec accompagnement et surveillance rapprochée.
Liquides, textures mixées puis solides sont réintroduits selon un calendrier du centre.
Hydratation, protéines et suppléments sont surveillés.
Les moyennes sont variables et dépendent du suivi, de la physiologie et des traitements associés.
Une reprise conduit à une réévaluation, sans culpabilisation.
Nausées et douleur transitoires sont fréquentes ; saignement, fuite, perforation et infection sont rares mais graves.
Le suivi doit détecter déshydratation, difficultés alimentaires et complications tardives.
Non. L’endosleeve suture l’estomac de l’intérieur ; la sleeve chirurgicale en retire une partie.
Elle préserve l’estomac, mais les sutures sont conçues pour durer et le retour exact à l’état initial n’est pas garanti.
Souvent la journée, parfois une nuit selon douleur, hydratation, anesthésie et terrain.
Après plusieurs étapes sur des semaines selon le protocole ; accélérer peut compromettre les sutures.
Oui.
La prise en charge dépend du pays, de l’indication et du contrat ; un devis et une vérification écrite sont nécessaires.