DR POUVELLE Arnaud
radiologue 21 RUE MOXOURIS78150 Le-Chesnay-Rocquencourt Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Embolisation varices pelviennes ».
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Guide médical
Les varices pelviennes sont des veines dilatées autour de l’utérus, des ovaires ou dans le petit bassin.
Le syndrome de congestion pelvienne désigne une association compatible entre insuffisance veineuse pelvienne et douleurs chroniques : lourdeur ou douleur du bassin depuis plusieurs mois, souvent aggravée en fin de journée, en position debout, pendant ou après les rapports, parfois associée à des varices vulvaires, périnéales ou récidivantes des jambes. Une image de veine dilatée ne suffit donc pas à justifier une embolisation, et une douleur pelvienne ne prouve pas à elle seule une origine veineuse.
Endométriose, adénomyose, fibrome, infection, maladie digestive, urinaire, musculosquelettique ou douleur neuropathique peuvent donner un tableau voisin. Le bilan commence par l’histoire des douleurs, leur lien avec position, cycle et rapports, les grossesses, opérations, thromboses et traitements. L’examen gynécologique ou vasculaire dépend du contexte. Échographie-Doppler pelvienne, parfois endovaginale avec consentement, recherche dilatation et reflux ; IRM ou scanner étudient anatomie, causes de compression et diagnostics alternatifs.
La phlébographie, réalisée par le radiologue interventionnel, visualise directement les veines et peut confirmer les cibles au moment du traitement. Aucun diamètre isolé ne remplace la corrélation clinique.
Le geste est réalisé en radiologie interventionnelle, souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale avec sédation selon les besoins. Une veine du pli de l’aine, du cou ou du bras est ponctionnée. Sous guidage radiologique, un cathéter atteint les veines ovariennes ou pelviennes. L’injection de contraste cartographie le reflux. Coils, colle, mousse ou produit sclérosant sont utilisés seuls ou combinés pour fermer les veines responsables. Le matériel reste en place ; il n’est pas retiré de routine. La stratégie varie selon anatomie et équipe et ne consiste pas à boucher toutes les veines visibles.
Après le geste, surveillance du point de ponction, douleur et constantes précède la sortie. Une douleur ou pesanteur pelvienne inflammatoire peut durer plusieurs jours, parfois une semaine ou davantage. Hématome au point de ponction, nausées et fatigue sont possibles. Les antalgiques et consignes de reprise sont prescrits. La disparition immédiate de toute douleur n’est pas attendue: l’amélioration se juge dans le temps.
Les complications rares mais importantes comprennent saignement, infection, thrombose, réaction au contraste, atteinte rénale, lésion veineuse et migration d’un coil ou d’un produit vers une autre circulation. Une douleur thoracique persistante, un essoufflement soudain ou un malaise important impose le 15 ou le 112. Une jambe brutalement gonflée nécessite une évaluation médicale urgente, avec appel au 15 si ces signes s'y associent. [M4][M5][M6] Fièvre, douleur croissante, saignement ou gonflement du point de ponction nécessitent un contact rapide avec le service.
Le remboursement dépend de l’indication, du code et de l’établissement. La consultation de radiologie interventionnelle examine le dossier et l’imagerie; on ne réserve pas directement une embolisation depuis une page locale. La preuve d’offre doit nommer cette activité veineuse pelvienne, car pratiquer des embolisations artérielles ou une imagerie gynécologique ne prouve pas la maîtrise de ce geste.
Des veines dilatées peuvent être asymptomatiques.
Le traitement exige une concordance entre douleur typique, reflux et exclusion d’autres causes.
Doppler, IRM ou scanner décrivent reflux, anatomie et diagnostics alternatifs.
La phlébographie confirme les veines à traiter.
Un cathéter veineux est guidé jusqu’aux veines pelviennes.
Coils, colle ou sclérosant ferment sélectivement les voies responsables.
Douleur inflammatoire et fatigue peuvent durer plusieurs jours.
L’amélioration est progressive et peut rester incomplète.
Hématome, thrombose, contraste et migration de matériel sont possibles.
Appelez le 15 ou le 112 en cas de difficulté respiratoire importante, de douleur thoracique brutale, de malaise ou de signe de détresse.
Le parcours associe bilan gynécologique ou vasculaire et radiologie interventionnelle.
Une activité générale d’embolisation ne prouve pas l’expertise pelvienne veineuse.
Non. Beaucoup sont fortuites ; il faut des symptômes compatibles et un bilan concordant.
La ponction est anesthésiée ; une gêne pendant l’injection et des douleurs inflammatoires après le geste sont possibles.
Oui en règle générale. Leur présence et leur type doivent être signalés lors d’examens futurs.
Un projet de grossesse est discuté avant le geste ; aucune page générale ne peut garantir l’effet sur fertilité ou grossesse.
Non. L’amélioration peut être partielle ou absente si la douleur a d’autres causes ou si le reflux persiste.
L’ambulatoire est fréquent, mais les douleurs peuvent durer plusieurs jours ; suivez les consignes du centre.
Non. Une consultation de radiologie interventionnelle doit confirmer l’indication et revoir l’imagerie.