Dr Di Primio Massimiliano
radiologue 63 BOULEVARD VICTOR HUGO92200 Neuilly-Sur-Seine Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Embolisation de prostate ».
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Guide médical
L’embolisation des artères prostatiques, ou EAP, est un traitement mini-invasif de certains symptômes urinaires liés à une hypertrophie bénigne de la prostate. Un radiologue interventionnel introduit un cathéter dans une artère, repère les branches qui alimentent la prostate puis injecte des microsphères pour réduire leur débit.
L’ischémie contrôlée fait diminuer progressivement une partie du tissu adénomateux et peut améliorer jet faible, difficulté à démarrer, mictions fréquentes, envies urgentes et levers nocturnes. Elle ne traite pas un cancer de la prostate et ne doit pas être proposée sur le seul constat d’une grosse prostate.
Le bilan urologique précède toute embolisation : intensité et gêne des symptômes, examen, analyse d’urines, débit urinaire, résidu après miction, fonction rénale, PSA selon l’âge et le contexte, échographie ou IRM et recherche des complications. Une rétention complète douloureuse, une fièvre avec difficulté à uriner, une insuffisance rénale obstructive ou une hématurie importante suivent un parcours urgent différent. Si un cancer est suspecté, il est exploré avant de conclure à une HBP. Le traitement médical constitue souvent la première étape.
Une intervention est discutée en cas d’échec ou d’intolérance, de symptômes gênants ou de complications. L’Association française d’urologie indique que l’EAP peut être proposée à des hommes ayant des symptômes modérés à sévères qui souhaitent une approche mini-invasive et acceptent des résultats fonctionnels inférieurs et davantage de réinterventions par rapport à la résection transurétrale. L’indication doit être confirmée par un urologue et un radiologue interventionnel formé.
Cela ne signifie ni efficacité identique pour tous, ni remboursement automatique de n’importe quelle procédure. Le geste est souvent réalisé sous anesthésie locale, par l’artère radiale au poignet ou fémorale à l’aine. Une angiographie, parfois complétée par une imagerie conique, cartographie les petites artères et leurs communications avec vessie, rectum ou pénis.
Le radiologue place le cathéter le plus sélectivement possible avant d’injecter les particules, idéalement des deux côtés lorsque l’anatomie le permet. Le principal enjeu technique est d’éviter une embolisation non ciblée d’un organe voisin. Le patient reste surveillé après le retrait du cathéter ; une sortie le jour même ou après une nuit dépend du centre et de l’état. Les jours suivants peuvent survenir brûlures urinaires, envies fréquentes, douleur pelvienne, sang dans les urines ou le sperme, fatigue, nausées et fébricule : cet ensemble est parfois appelé syndrome post-embolisation.
Une rétention urinaire transitoire peut nécessiter une sonde. Après l’intervention, fièvre, douleur croissante, saignement important ou impossibilité d’uriner exigent un avis urgent. Une douleur ou un changement de couleur nouveau dans un membre, ou un gonflement ou saignement croissant au point de ponction, nécessite les urgences. En cas de confusion, malaise sévère ou difficulté respiratoire, appelez le 15 ou le 112. [M5] [M6] L’amélioration n’est pas immédiate. Elle apparaît sur plusieurs semaines ou mois pendant la diminution du volume prostatique. Les scores de symptômes, débit et résidu évaluent le résultat.
L’EAP cherche souvent à préserver l’éjaculation, mais aucun résultat sexuel n’est garanti; troubles de l’éjaculation ou de l’érection restent possibles. Une absence d’amélioration, une repousse ou une revascularisation peut conduire à une nouvelle embolisation ou à une chirurgie endoscopique.
Comparer seulement durée d’hospitalisation ou absence d’anesthésie générale est insuffisant : efficacité, recul, risque de réintervention, expertise du centre et préférences comptent. Une page locale ne doit pas inclure tout radiologue réalisant des embolisations ni tout urologue traitant l’HBP. La preuve requiert une activité documentée d’EAP et un parcours urologie–radiologie interventionnelle. Le CTA vise la consultation d’évaluation, jamais l’acte direct.
Elle concerne certains symptômes d’HBP après bilan et échec ou refus d’autres options.
Urologue et radiologue interventionnel confirment ensemble l’indication.
Symptômes, urine, débit, résidu, prostate et suspicion de cancer sont évalués.
Fonction rénale, artères et traitements modifient la faisabilité.
Un cathéter radial ou fémoral atteint sélectivement les artères prostatiques.
Des microsphères réduisent leur débit tout en évitant les organes voisins.
Brûlures et douleur pelvienne peuvent survenir avant l’amélioration progressive.
Symptômes et débit s’évaluent sur plusieurs semaines ou mois.
Rétention, infection, hématurie et embolisation non ciblée sont possibles.
Le risque de réintervention est supérieur à certaines techniques endoscopiques.
Taille de prostate, sexualité, anesthésie et efficacité guident la décision partagée.
Non. Elle vise les symptômes d’une hypertrophie bénigne et un cancer suspect doit être exploré séparément.
Le geste est souvent réalisé sous anesthésie locale avec sédation, mais le protocole dépend du centre.
L’amélioration est progressive sur plusieurs semaines ou mois, pas immédiate.
Elle l’est souvent, mais aucun résultat sexuel ne peut être garanti.
Oui. Les réinterventions sont plus fréquentes qu’après certaines chirurgies endoscopiques.
Non. Volume, anatomie et symptômes sont évalués ; les résultats peuvent être meilleurs pour de gros volumes dans des cas sélectionnés.
Non. Une évaluation urologique puis radiologique est indispensable.