Dr Schumacker Blay Charlotte
gynécologue obstétricien 51 AVENUE CAP DE CROIX06100 Nice Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Don d'ovocytes ».
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Guide médical
Le don d’ovocytes permet d’utiliser les cellules reproductrices d’une donneuse dans un parcours d’assistance médicale à la procréation (AMP) pour une autre personne. En France, il est volontaire, gratuit et organisé dans un établissement autorisé. La donneuse et les personnes receveuses ne connaissent pas leurs identités respectives.
Cette absence de rencontre et de choix direct ne signifie toutefois plus secret absolu de l’identité pour l’enfant : pour les dons réalisés dans le cadre issu de la loi de bioéthique de 2021, la donneuse consent avant le don à ce que la personne née du don puisse, si elle le demande à sa majorité, accéder à des données non identifiantes et à son identité. Cette possibilité appartient à la personne née ; elle ne crée aucun lien de filiation avec la donneuse. En 2026, une candidate au don d’ovocytes doit avoir entre 18 et 37 ans inclus et être en bonne santé, qu’elle ait ou non des enfants et qu’elle vive seule ou en couple.
Son conjoint ou sa conjointe n’a pas à consentir au don. L’âge n’est qu’un premier critère : l’équipe vérifie que la stimulation et la ponction ne lui font pas courir un risque disproportionné et qu’aucune situation identifiée ne crée un risque important de transmission. Une candidature peut donc être refusée ou différée après un examen individualisé ; une liste de maladies trouvée sur internet ne permet pas de prédire la décision du centre. Le parcours commence par des entretiens avec l’équipe clinico-biologique.
Elle explique finalité, contraintes, données conservées, accès aux origines, absence de filiation, possibilité de révocation, effets indésirables et modalités de suivi. Un entretien psychologique aide à explorer motivations, représentations et conséquences possibles sans transformer la démarche en test moral. Le bilan comprend les antécédents personnels et familiaux, un examen clinique et gynécologique, une évaluation de la réserve ovarienne, une échographie, des analyses infectieuses et une consultation génétique avec caryotype selon le parcours réglementaire.
Des résultats anormaux peuvent nécessiter une explication et une orientation pour la santé de la candidate indépendamment du don. Le consentement est écrit. Il peut être révoqué à tout moment jusqu’à l’utilisation des gamètes: changer d’avis ne doit pas être culpabilisé. Une fois le dossier accepté et un cycle planifié, des injections hormonales stimulent plusieurs follicules au lieu du follicule habituel. La durée et les produits varient.
La candidate doit pouvoir se rendre aux contrôles parfois rapprochés ; la date de ponction ne peut pas toujours être prévue longtemps à l’avance. Le droit français prévoit une autorisation d’absence sans perte de rémunération pour les actes nécessaires au don. Le centre explique les justificatifs sans révéler plus d’informations médicales que nécessaire à l’employeur. Pendant la stimulation, ballonnement, pesanteur pelvienne, fatigue, maux de tête, tension mammaire, réactions au point d’injection et variations d’humeur peuvent survenir.
L’ovaire augmente de volume : sport intense, impacts et rapports selon les consignes peuvent être limités pour réduire douleur ou torsion. Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne associe une réponse excessive, des ovaires augmentés et parfois une accumulation de liquide. Une douleur importante, un ventre qui gonfle rapidement, des vomissements, un essoufflement, une baisse des urines, un malaise ou une prise de poids rapide nécessitent un contact urgent. [M11][M9] Les protocoles modernes, le suivi et parfois l’annulation du prélèvement réduisent ce risque sans le supprimer.
La ponction ovocytaire est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, avec une aiguille qui aspire le contenu des follicules. Analgésie, sédation ou anesthésie dépendent du centre et du dossier ; les consignes de jeûne et d’accompagnement sont donc celles de l’anesthésiste. Le geste dure généralement peu de temps, mais la surveillance prolonge la présence. Des douleurs ressemblant à des règles et de faibles saignements vaginaux sont possibles. Infection, hémorragie, lésion d’un organe voisin, complication anesthésique et torsion ovarienne sont rares mais doivent être expliquées.
Le centre précise qui appeler jour et nuit et quand reprendre travail, conduite, sport et rapports. Le nombre d’ovocytes recueillis varie et aucun nombre ne garantit une naissance. Les ovocytes peuvent être attribués selon les règles du centre et utilisés après fécondation en laboratoire. La donneuse n’est pas informée de l’identité des receveurs ni, en principe, du devenir individuel de chaque ovocyte. Le don ne doit pas être présenté comme prouvant la fertilité future de la donneuse.
Les données disponibles n’indiquent pas que la ponction d’un cycle épuise la réserve ovarienne en retirant des ovocytes qui auraient tous donné des grossesses, mais le bilan ne garantit ni grossesse spontanée ultérieure ni absence de problème de fertilité. Toute conservation d’ovocytes à son propre bénéfice relève d’un autre parcours : le don ne doit pas être choisi comme moyen détourné d’obtenir une autoconservation. Pour la personne receveuse, un don d’ovocytes peut être proposé lorsque les ovaires ne produisent pas d’ovocytes utilisables, après certains traitements, en présence d’un risque génétique ou après évaluation d’échecs d’AMP.
Il ne constitue pas une solution automatique à toute infertilité. L’équipe évalue santé, utérus, projet parental, risques de grossesse et conditions légales d’accès. Les délais dépendent des centres, du nombre de dons et de l’appariement ; aucune page locale ne doit promettre une attente standard. La fécondation in vitro utilise les ovocytes donnés et les embryons obtenus sont transférés selon une stratégie visant aussi à limiter les grossesses multiples. La receveuse peut recevoir un traitement hormonal pour préparer l’endomètre.
Les chances dépendent notamment des ovocytes, du laboratoire, du sperme, de l’utérus et du nombre d’embryons ; un chiffre isolé par ponction, transfert ou patiente n’est pas comparable sans dénominateur. Le don est gratuit pour la donneuse : elle n’est pas rémunérée, et les frais directement liés doivent être pris en charge selon les règles applicables. Gratuité n’autorise ni pression familiale ni avantage en échange du don. Receveurs et donneuse sont suivis séparément. La personne née peut être informée de son mode de conception par ses parents puis, à sa majorité, choisir ou non de saisir la commission compétente pour l’accès aux données.
La donneuse doit signaler au centre toute information médicale nouvelle susceptible d’avoir une importance pour les personnes issues du don, selon les modalités expliquées. Cette page décrit le cadre français au 11 août 2026 et doit être réévaluée si la réglementation change. Elle ne remplace ni l’entretien d’un centre autorisé ni le consentement.
La candidate doit avoir 18 à 37 ans inclus et être en bonne santé. Avoir déjà un enfant, vivre en couple ou obtenir l’accord du partenaire ne sont pas des conditions. Le centre évalue néanmoins chaque risque médical et génétique.
Le don est volontaire et gratuit. Un refus médical protège la candidate ou les futurs bénéficiaires ; il ne constitue pas un jugement sur sa santé globale ni sur sa valeur.
Entretiens, antécédents familiaux, examen gynécologique, échographie, bilan ovarien, dépistages infectieux et évaluation génétique servent à estimer faisabilité et sécurité. L’équipe explique aussi les données conservées.
L’entretien psychologique permet de parler librement des motivations, de l’accès futur aux origines et des conséquences personnelles. La candidate peut poser ses questions ou interrompre la démarche.
Des injections stimulent les ovaires, avec échographies et prises de sang rapprochées. Une injection finale déclenche la maturation au moment choisi par l’équipe.
La ponction, guidée par échographie vaginale, aspire les follicules sous analgésie, sédation ou anesthésie selon le centre. Les consignes de jeûne, retour accompagné et repos sont individualisées.
Pesanteur, ballonnement et fatigue sont fréquents. Hyperstimulation, torsion, infection, saignement, lésion voisine ou complication anesthésique sont moins fréquents mais justifient information et recours disponible.
Le suivi ajuste ou arrête le cycle si nécessaire. Une ponction annulée ou sans ovocyte utilisable reste possible et n’est pas un échec personnel de la donneuse.
Donneuse et receveurs ne connaissent pas leurs identités. La personne née peut toutefois demander à sa majorité les données prévues par la loi, dont l’identité de la donneuse pour les dons relevant du nouveau cadre.
Cet accès ne crée aucune filiation, obligation parentale ou droit successoral entre donneuse et personne née. Le consentement écrit de la donneuse peut être révoqué jusqu’à l’utilisation des ovocytes.
Les ovocytes sont fécondés en laboratoire puis un embryon peut être transféré après préparation de l’endomètre. Indication, risques de grossesse, délais et stratégie d’embryons sont évalués dans le centre.
Aucun don ne garantit une grossesse. Les résultats doivent être présentés avec leur dénominateur, et le soutien psychologique peut accompagner attente, échec, grossesse et information future de l’enfant.
Oui. En France, avoir déjà eu un enfant n’est pas requis. Il faut avoir 18 à 37 ans inclus, être en bonne santé et être accepté après le bilan du centre.
Non. Le consentement appartient à la donneuse. Le centre peut l’aider à réfléchir à l’impact de la démarche dans sa vie personnelle.
Oui. Le consentement peut être révoqué jusqu’à l’utilisation des gamètes. Contactez rapidement le centre pour que la décision soit tracée.
Non. À sa majorité, elle pourra choisir de demander les données prévues, dont l’identité dans le cadre légal actuel. Aucune transmission automatique ni rencontre imposée n’en résulte.
Il ne prélève pas tous les ovocytes futurs et n’est pas considéré comme épuisant à lui seul la réserve. Il ne garantit toutefois pas la fertilité ultérieure et comporte les risques ponctuels de stimulation et ponction.
La loi prévoit des autorisations d’absence pour les actes nécessaires; le centre précise les justificatifs et l’arrêt éventuel.
Non. Il est gratuit et ne peut donner lieu à paiement. Les frais liés au parcours doivent être traités selon les règles expliquées par le centre.