DR BOUTELLIS Nazim
ophtalmologue 12 RUE JEAN MOULIN45100 Orleans Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge) ».
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Guide médical
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, atteint la macula, zone centrale de la rétine utilisée pour lire, reconnaître un visage et voir les détails. Elle survient après 50 ans et ne rend pas habituellement totalement aveugle car la vision périphérique persiste, mais elle peut provoquer une perte majeure d’autonomie.
Une maculopathie liée à l’âge avec drusen peut précéder la maladie avancée. La forme atrophique, dite sèche, évolue généralement progressivement par disparition de cellules rétiniennes. La forme exsudative ou néovasculaire, dite humide, est liée à des vaisseaux anormaux qui fuient ou saignent et peut évoluer rapidement. Des lignes qui ondulent, des lettres qui disparaissent, une tache centrale, une différence nouvelle entre les deux yeux ou une baisse rapide imposent de consulter sans attendre, idéalement sous 48 heures chez une personne à risque, car le traitement d’une forme humide est d’autant plus utile qu’il débute tôt.
L’ophtalmologiste mesure l’acuité, examine le fond d’œil et réalise une OCT ; angiographie ou autre imagerie sont ajoutées selon le cas. Les injections intravitréennes d’anti-VEGF sont le traitement de première intention de nombreuses formes exsudatives et nécessitent un suivi répété. Pour la forme atrophique, la prise en charge repose notamment sur surveillance, correction des facteurs modifiables et réadaptation basse vision ; des traitements ne concernent que des formes et indications définies. Arrêter de fumer est recommandé. Les compléments alimentaires ne conviennent pas à tous et ne guérissent pas la DMLA.
Une douleur importante après injection, une rougeur croissante ou une baisse visuelle brutale est une urgence ophtalmologique. [M5]
La macula fournit la vision centrale précise. Au début, le besoin de lumière augmente, les contrastes diminuent et la lecture devient plus lente. Une métamorphopsie déforme les lignes ; un scotome masque une partie des mots ou visages. Chaque œil peut évoluer différemment et l’autre compenser longtemps.
La périphérie rétinienne restant souvent fonctionnelle, la personne conserve l’orientation dans l’espace. La DMLA ne provoque pas typiquement douleur ou œil rouge. Une baisse centrale brutale peut aussi avoir d’autres causes rétiniennes et mérite la même rapidité d’évaluation.
Dans la forme atrophique, les zones de rétine et d’épithélium pigmentaire s’amincissent progressivement. L’évolution varie et peut toucher les deux yeux. Dans la forme exsudative, des néovaisseaux sous la rétine laissent passer liquide ou sang, créant œdème et cicatrice si aucun traitement ne les contrôle.
Une personne peut passer d’un stade précoce à une forme avancée et présenter des formes différentes selon l’œil. Le terme « sèche » ne signifie pas bénigne et « humide » ne décrit pas un liquide visible extérieurement. Seule l’imagerie établit la forme active.
Après dilatation, le fond d’œil recherche drusen, pigment, hémorragie et atrophie. L’OCT fournit des coupes de la macula et détecte liquide, épaississement ou perte de tissu. C’est l’examen central du diagnostic et du suivi des traitements anti-VEGF.
Une angiographie à la fluorescéine ou au vert d’indocyanine peut cartographier des vaisseaux et certains sous-types. L’OCT-angiographie apporte des informations sans injection dans des situations choisies. L’acuité seule ne suffit pas : une personne peut garder une lecture correcte malgré une lésion évolutive.
Les anti-VEGF sont injectés dans le vitré après antisepsie et anesthésie locale. Ils freinent la croissance et la fuite des néovaisseaux. Plusieurs injections rapprochées puis un calendrier adapté à la réponse sont souvent nécessaires. Interrompre le suivi parce que la vision s’améliore expose à une reprise silencieuse.
Une gêne, un point rouge ou des corps flottants transitoires peuvent suivre l’injection. Une endophtalmie est rare mais menace la vision : douleur croissante, rougeur et baisse visuelle imposent un contact immédiat. Laser ou photothérapie dynamique concernent des situations particulières, pas toutes les DMLA humides.
Le suivi recherche l’évolution de l’atrophie et l’apparition possible d’une forme exsudative. La correction optique, l’éclairage, les aides grossissantes et la réadaptation basse vision compensent la perte centrale. Ergothérapeute et instructeur en locomotion peuvent soutenir l’autonomie.
Certaines thérapeutiques récentes ne s’adressent qu’à des catégories définies d’atrophie géographique et nécessitent une balance bénéfice-risque spécialisée. Elles ne restaurent pas la rétine détruite.
Le tabagisme est un facteur modifiable important ; son arrêt est recommandé à tous les stades. Une alimentation variée avec légumes, fruits, poisson et activité adaptée soutient la santé générale sans remplacer le suivi. Contrôler hypertension et facteurs cardiovasculaires fait partie du parcours.
Des formulations de vitamines et minéraux peuvent réduire le risque de progression chez certains profils intermédiaires ou avancés, mais ne préviennent pas toute DMLA et ne sont pas adaptées à chacun. Les bêta-carotènes posent notamment problème chez les fumeurs ou anciens fumeurs. Demandez conseil avant tout complément.
L’ophtalmologiste peut proposer une grille d’Amsler : avec la correction habituelle, testez chaque œil séparément à distance constante. Une ligne nouvelle déformée ou une zone manquante déclenche un appel, sans attendre la visite planifiée. Le test ne remplace ni OCT ni consultation.
Le calendrier dépend du stade et du traitement. Il faut conserver les comptes rendus et signaler les difficultés de lecture, conduite ou chutes. Les démarches de reconnaissance du handicap, aides techniques et accompagnement psychologique peuvent être aussi importantes que les mesures d’acuité.
Elle atteint surtout la vision centrale ; la vision périphérique persiste habituellement, mais le handicap peut être majeur.
La forme atrophique détruit progressivement le tissu ; la forme humide implique des vaisseaux anormaux et peut évoluer rapidement.
Elles contrôlent souvent la forme humide et peuvent stabiliser ou améliorer la vision, mais nécessitent un suivi durable.
Cachez un œil puis l’autre et regardez une grille ou des lignes ; toute déformation nouvelle impose un appel rapide.
Non. Elles concernent certains stades et doivent être choisies avec un professionnel, notamment en cas de tabagisme.
En cas de douleur forte, rougeur croissante ou baisse visuelle brutale.