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Dénutrition à Marseille : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

PEREZ-MAIMONE Giulia

diététicien
68 Boulevard des alpes
13012 Marseille

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dénutrition ».

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Naomi Akakpo

diététicien
34 Boulevard du Redon
13009 Marseille

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dénutrition ».

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Aurelie Haffreingue

diététicien
2 Impasse Girard
13007 Marseille

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Dénutrition ».

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Guide médical

Dénutrition : signes, diagnostic et prise en charge

La dénutrition apparaît lorsque les apports et l'utilisation des nutriments ne couvrent plus les besoins, avec perte de tissus, notamment musculaires, et retentissement sur la santé.

Elle peut compliquer un cancer, une infection, une maladie digestive, respiratoire ou neurologique, une opération, des douleurs buccodentaires, des troubles de déglutition, une dépression, l'isolement ou la dépendance. Elle touche aussi l'enfant et l'adulte jeune ; elle n'est pas une conséquence normale du vieillissement. Une personne en surpoids ou obèse peut être dénutrie après une perte rapide : l'apparence et l'IMC ne suffisent donc pas. Le diagnostic est clinique.

L'albumine sanguine ne pose pas le diagnostic: elle contribue à en apprécier la sévérité et dépend aussi de l'inflammation. Fatigue, faiblesse, chutes, vêtements devenus trop larges, réfrigérateur vide, repas sautés, diminution de la force, plaies qui cicatrisent mal et infections répétées sont des signaux. Il faut mesurer le poids régulièrement dans les mêmes conditions et comparer au poids habituel, pas uniquement au poids idéal.

La prise en charge traite la cause et augmente progressivement l'énergie et les protéines : repas plus petits et fréquents, aliments enrichis, aide au repas, soins dentaires, adaptation des textures et activité physique adaptée lorsque possible. Les restrictions pour diabète, cholestérol ou sel peuvent devoir être réévaluées sans être supprimées seul. Si l'alimentation ordinaire ne suffit pas, des compléments nutritionnels oraux sont prescrits entre les repas ; une nutrition entérale par sonde, puis plus rarement parentérale, est envisagée selon le tube digestif et les objectifs de soins.

Une dénutrition sévère ou prolongée ne doit pas être corrigée brutalement sans surveillance en raison du syndrome de renutrition inappropriée. Poids, apports, force, tolérance et cause sont suivis : reprendre du poids ne suffit pas toujours si le muscle et l'autonomie ne récupèrent pas.

Quels signes doivent faire penser à une dénutrition ?

Le signal le plus objectivable est une perte involontaire par rapport au poids antérieur. Pesez régulièrement, notez la date et recherchez une baisse des portions. Une alliance qui flotte, une ceinture resserrée, des joues creusées ou des vêtements devenus larges peuvent alerter avant que le chiffre soit connu.

La fonte musculaire se traduit par difficulté à se lever d'une chaise, marcher, porter les courses ou récupérer après une maladie. Fatigue et perte d'appétit sont peu spécifiques : elles imposent de chercher la cause plutôt que de conclure à l'âge ou au stress.

Comment le médecin confirme-t-il le diagnostic ?

Le professionnel reconstitue poids habituel, vitesse de perte, apports et maladie associée. Il mesure poids et taille, calcule l'IMC, évalue muscle et force et examine bouche, déglutition, abdomen et état général. Chez l'enfant, la cassure des courbes de croissance compte davantage qu'un seuil adulte.

Un bilan sanguin cherche conséquences et causes, mais aucun dosage isolé ne suffit. Une albumine basse peut refléter inflammation, maladie hépatique ou pertes ; elle classe la sévérité d'une dénutrition déjà diagnostiquée, elle ne remplace pas l'association clinique des critères.

Quelles causes faut-il rechercher ?

Dysphagie et fausses routes demandent une évaluation spécifique: épaissir seul les liquides peut réduire l'hydratation.

Malabsorption, diarrhée, maladie inflammatoire, cancer, infection, insuffisance d'organe ou chirurgie augmentent pertes et besoins. Plusieurs causes s'additionnent souvent. Une prise en charge uniquement alimentaire échoue si douleur, constipation, candidose buccale ou aide quotidienne ne sont pas corrigées.

Comment enrichir l'alimentation sans augmenter le volume ?

Le diététicien ou le soignant répartit les prises, enrichit purées, soupes, laitages ou desserts avec des aliments énergétiques et protéiques compatibles, et place les boissons sans couper l'appétit. Les préférences, la culture et le plaisir restent essentiels ; une liste standard ne remplace pas le calcul des apports.

Une collation et une aide concrète pour courses, cuisine ou installation peuvent être plus efficaces qu'une injonction à manger. Le mouvement et le renforcement adaptés soutiennent le muscle, mais l'exercice sans apports suffisants peut épuiser davantage.

Quand utilise-t-on compléments ou nutrition artificielle ?

Les compléments nutritionnels oraux apportent énergie et protéines sous petit volume. Ils se prennent généralement en plus des repas, avec parfums et textures adaptés, et leur efficacité est contrôlée. Ils ne remplacent pas indéfiniment l'évaluation de la cause ni tous les repas.

Si le tube digestif fonctionne mais que manger reste insuffisant ou dangereux, une nutrition entérale peut être discutée. La nutrition parentérale est réservée aux situations où la voie digestive ne convient pas. Bénéfices, contraintes, durée et objectifs sont décidés avec le patient, notamment en maladie avancée.

Comment surveiller la récupération ?

Le suivi associe poids, quantités réellement prises, force, marche, cicatrisation, symptômes et tolérance. L'objectif est aussi de retrouver fonction et qualité de vie. Un œdème peut masquer la perte ou donner une fausse reprise pondérale.

Chez l'adulte à risque après des apports très insuffisants, la reprise nutritionnelle est adaptée et surveillée par l'équipe, avec un suivi clinique et biologique. [M11] Signalez sans attendre un gonflement ou une faiblesse inhabituelle pendant cette reprise. Une confusion soudaine [M7] ou une difficulté respiratoire importante [M6] nécessite une aide immédiate. Des palpitations persistantes ou accompagnées d'une douleur thoracique, d'un essoufflement ou d'un malaise imposent également d'appeler le 15 ou le 112. [M12]

Questions fréquentes

Peut-on être dénutri avec un IMC normal ou élevé ?

Oui. Une perte rapide de muscle et de poids peut être masquée par la masse grasse ; l'évolution du poids et la cause comptent avec l'IMC.

L'albumine suffit-elle à diagnostiquer la dénutrition ?

Non. Le diagnostic est clinique. L'albumine aide à apprécier la sévérité et peut baisser pour d'autres raisons, notamment l'inflammation.

À partir de quelle perte de poids faut-il consulter ?

Une perte de poids involontaire est un repère important; consultez plus tôt si les apports chutent ou si l'état se dégrade.

Les compléments nutritionnels remplacent-ils les repas ?

En général non : ils complètent l'alimentation et se prennent entre les repas, selon une prescription et un suivi.

Faut-il supprimer un régime sans sel ou diabétique ?

Pas seul. Le médecin et le diététicien réévaluent le rapport bénéfice-risque des restrictions face à la dénutrition.

Pourquoi ne pas faire reprendre beaucoup de calories immédiatement ?

Après une privation prolongée, une reprise trop rapide peut provoquer un syndrome de renutrition dangereux ; certains patients nécessitent une progression surveillée.

Sources et références