Marine BERT
chirurgien viscéral et digestif 4 Rue Capitaine Drillien71100 Chalon-Sur-Saone
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Condylome ».
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Guide médical
Les condylomes sont des verrues génitales ou anales généralement dues à des types de HPV différents des types responsables de cancers ; leur aspect et leur nombre peuvent varier. [M3] Leur découverte ne permet pas de dater l'infection. [M3] Le diagnostic repose généralement sur l'examen des lésions. [M3] Le traitement vise les verrues visibles mais ne guérit pas l'infection virale elle-même ; des récidives restent possibles. [M3] Le choix du traitement dépend notamment des lésions, des préférences de la personne, d'une éventuelle grossesse et de son état immunitaire. [M3]
Ils forment de petites excroissances couleur peau, rosées ou grisâtres, parfois lisses et plates, parfois regroupées en relief. Ils siègent sur vulve, vagin, col, pénis, scrotum, périnée, marge ou canal anal et plus rarement urètre. Ils sont souvent indolores mais peuvent démanger, saigner au frottement ou gêner.
D’autres lésions ressemblent à des condylomes : grains de Fordyce, papules physiologiques, molluscum, syphilis ou tumeur. Ne posez pas le diagnostic sur une photo et n’utilisez pas de verrucide pour mains ou pieds sur les organes génitaux. Le professionnel examine aussi les zones voisines selon les pratiques et le consentement.
La transmission se fait par contact intime de peau ou de muqueuse, avec ou sans pénétration. Le préservatif réduit le risque mais ne couvre pas toute la zone. Les HPV sont très fréquents et souvent éliminés spontanément. Une apparition des mois après un rapport ne prouve ni infidélité récente ni contamination par le dernier partenaire.
Le partage d’objets ordinaires ou des toilettes n’est pas la voie habituelle. Évitez de raser directement les lésions, ce qui peut provoquer microtraumatismes et extension locale. Informer un partenaire permet un examen si des lésions apparaissent et une discussion sur vaccination et dépistages, sans test HPV systématique chez tous les partenaires.
Les HPV 6 et 11 responsables de la majorité des condylomes sont dits à bas risque et ne sont pas les principaux HPV cancérogènes. Une personne peut cependant porter plusieurs types de HPV. Les condylomes ne dispensent donc pas du dépistage du col selon l’âge et les recommandations, mais ils ne signifient pas qu’un cancer est présent.
Une lésion atypique, pigmentée, dure, ulcérée ou résistante peut nécessiter une biopsie. Le risque et le suivi diffèrent en cas d’immunodépression, notamment VIH. Le professionnel propose aussi un dépistage d’autres IST selon les expositions. Il ne faut pas confondre traitement des verrues visibles et dépistage des lésions précancéreuses.
La podophyllotoxine et l’imiquimod peuvent être prescrits pour certaines lésions externes accessibles. Le médecin montre exactement où appliquer, à quelle fréquence et combien de temps. Une irritation locale est fréquente et le produit ne doit pas toucher une muqueuse ou une peau saine au-delà des consignes.
Une amélioration prend du temps; l’absence de réponse conduit à vérifier observance, diagnostic et choix de technique plutôt qu’à multiplier les produits.
Le professionnel peut détruire les lésions par azote liquide, acide trichloracétique, électrochirurgie, excision ou laser selon le nombre, la taille et le site. La cryothérapie nécessite souvent plusieurs séances. Une anesthésie locale ou générale peut être nécessaire pour des lésions nombreuses, internes ou volumineuses.
Douleur, érosion, gonflement, saignement, pigmentation et cicatrice sont possibles. Les vapeurs de certains gestes nécessitent une protection adaptée.
Pendant la grossesse, les condylomes peuvent augmenter mais régressent parfois après l’accouchement. Le choix exclut plusieurs traitements locaux et privilégie des options évaluées par le gynécologue ou dermatologue. La présence de verrues n’impose pas à elle seule une césarienne ; l’équipe obstétricale décide selon obstacle ou risque de saignement.
En cas d’immunodépression, les lésions sont parfois plus nombreuses, résistantes et récidivantes, avec davantage de doute diagnostique. Un examen spécialisé, une biopsie et un suivi rapproché peuvent être nécessaires. Le traitement de la maladie sous-jacente et les dépistages associés font partie de la prise en charge.
Les préservatifs réduisent le risque d’HPV et protègent mieux contre d’autres IST, sans protection totale contre les condylomes. La vaccination HPV prévient une grande part des verrues anogénitales lorsqu’elle est faite avant l’exposition et reste recommandée ou rattrapable selon l’âge et la situation. Elle ne traite pas les lésions déjà présentes.
Un contrôle est organisé selon la méthode. Arrêter le tabac peut favoriser la réponse immunitaire. Consultez au retour d’une lésion plutôt que d’utiliser un ancien produit sur une zone non confirmée.
Non, la majorité est due à des HPV à bas risque. Mais une lésion atypique doit être examinée et le dépistage du col reste nécessaire selon les recommandations.
Généralement non. Le virus peut rester silencieux longtemps et l’apparition des verrues ne date pas précisément l’infection.
Il réduit le risque mais ne couvre pas toute la peau génitale. Il reste important pour réduire la transmission et protéger d’autres IST.
Les traitements détruisent les lésions visibles mais le virus peut persister quelque temps dans la peau, d’où des récidives fréquentes.
Non. Les produits pour mains ou pieds sont trop corrosifs pour les organes génitaux et ne doivent jamais y être appliqués.
Non. Il prévient des infections futures par les types ciblés mais ne remplace pas le traitement des lésions présentes.