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Coloscanner à Cergy : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet radiologue — 2 MAIL DES CERCLADES

3 professionnels affichés
2 MAIL DES CERCLADES · 95000 Cergy

DR GUENICHE Jeremy

radiologue
2 MAIL DES CERCLADES
95000 Cergy
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Coloscanner ».

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Dominique NGOUANA

radiologue
2 Mail des Cerclades
95000 Cergy

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Coloscanner ».

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Raphael LEHRER

radiologue
2 Mail des Cerclades
95000 Cergy

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Coloscanner ».

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Guide médical

Coloscanner : préparation, déroulement et résultats

Le coloscanner, aussi appelé coloscopie virtuelle ou colographie par scanner, explore le côlon sans introduire d’endoscope sur toute sa longueur. Après une préparation destinée à vider et marquer les résidus, une fine canule rectale insuffle de l’air ou du dioxyde de carbone afin de déplisser le côlon.

Le scanner acquiert des images, généralement sur le dos puis le ventre ou le côté; un logiciel permet au radiologue d’analyser les coupes et des reconstructions simulant une progression dans le côlon. Il ne s’agit pas d’un examen sans préparation ni d’une simple échographie.

Il ne remplace pas le test immunologique du programme organisé chez une personne à risque moyen et asymptomatique, ni la coloscopie lorsqu’une biopsie ou un traitement est nécessaire. Une préparation insuffisante ou une distension incomplète peut masquer une lésion. Les performances sont meilleures pour les polypes de taille importante et les cancers que pour certaines lésions petites ou planes. Si une anomalie significative est trouvée, une coloscopie optique est généralement nécessaire pour regarder directement, prélever ou retirer.

L’examen ne requiert habituellement ni anesthésie ni sédation; le patient peut souvent reprendre ses activités rapidement. Le coloscanner utilise des rayons X ; la dose reçue varie selon le protocole. [M9] Une injection iodée n’est pas systématique: elle dépend de la question clinique et transforme préparation et précautions. Grossesse possible, allergie antérieure au produit iodé, maladie rénale, diabète traité, stomie, chirurgie récente, inflammation colique aiguë ou suspicion de perforation doivent être signalés.

La préparation laxative peut provoquer diarrhée, déshydratation ou déséquilibre chez les personnes fragiles ; elle ne doit pas être improvisée. Pendant l’insufflation, crampes et ballonnement sont fréquents. Une perforation est exceptionnelle mais une douleur intense persistante, un ventre dur, un malaise ou un saignement important après l’examen impose une évaluation urgente. Le compte rendu précise qualité, taille et localisation des lésions, découvertes en dehors du côlon et conduite proposée ; une image n’est pas un diagnostic histologique.

Dans quelles situations le coloscanner est-il proposé ?

La situation classique est une coloscopie arrêtée avant d’avoir vu tout le côlon pour difficulté anatomique, douleur, sténose non franchie ou autre cause qui ne relève pas d’une préparation insuffisante. Une contre-indication à la sédation ou une comorbidité importante peut aussi conduire à discuter l’alternative.

En cas de refus de coloscopie, le patient doit connaître la limite : un coloscanner positif conduit souvent à refaire une coloscopie. L’examen n’est pas recommandé pour diagnostiquer une diverticulite aiguë et n’est pas le premier test du dépistage organisé à risque moyen. Indication et calendrier suivent donc le contexte clinique.

Comment préparer le côlon ?

Le centre remet des consignes alimentaires et une solution laxative. Certains protocoles ajoutent un produit de marquage oral pour distinguer résidus et paroi. Le but est un côlon propre : des selles restantes ressemblent à un polype et diminuent la fiabilité. Le protocole exact varie et ne se remplace pas par celui d’un proche.

La purge entraîne des selles liquides fréquentes; rester près de toilettes et boire les liquides autorisés limite la déshydratation. Insuffisance rénale ou cardiaque, troubles électrolytiques, âge avancé et diabète demandent une adaptation.

Que se passe-t-il le jour de l’examen ?

Après vérification des informations, une petite canule est placée dans le rectum. L’air ou le CO2 distend progressivement le côlon. Un antispasmodique peut être utilisé selon protocole et contre-indications. La personne change de position pour répartir le gaz et les résidus.

Deux acquisitions courtes sont souvent réalisées en apnée, sans tunnel fermé. La partie scanner dure quelques minutes, l’installation davantage. Une injection intraveineuse n’est pas systématique.

Que peut voir le radiologue ?

Le radiologue recherche polypes, masses et rétrécissements sur les images en deux dimensions et les reconstructions. Taille, forme, segment du côlon et confiance sont décrits. Une préparation ou distension insuffisante peut rendre un segment non analysable et conduire à une autre exploration.

Le scanner couvre aussi abdomen et pelvis : il peut découvrir un nodule rénal, hépatique, pulmonaire bas ou autre anomalie extérieure au côlon. Beaucoup sont bénignes, mais certaines entraînent un contrôle. Ce bénéfice potentiel s’accompagne d’un risque d’examens fortuits sans rapport avec les symptômes.

Pourquoi une coloscopie peut-elle rester nécessaire ?

Le coloscanner montre le relief mais ne voit pas la couleur de la muqueuse, ne prélève pas de tissu et ne retire pas de polype. Une lésion significative conduit donc à une coloscopie pour confirmation, biopsie ou polypectomie. Le diagnostic de cancer repose sur l’anatomopathologie.

Les petites lésions et certaines lésions planes sont moins bien détectées. À l’inverse, un résidu peut produire un faux signal. Le choix entre surveillance et coloscopie dépend de taille, nombre, qualité du test, âge, risque individuel et recommandations ; il ne se décide pas à partir du mot « polype » seul.

Quels risques et quelles suites ?

Ballonnement, besoin d’évacuer le gaz et crampes transitoires sont fréquents. La perforation est rare mais plus préoccupante si le côlon est fragilisé. La dose de rayons X varie selon le protocole. Signalez toute possibilité de grossesse à l’équipe avant l’examen. [M9]

Après l’examen, reprendre boisson et alimentation selon les consignes et marcher peut aider à évacuer le gaz. Le compte rendu n’est pas toujours immédiat, car l’analyse est détaillée. Il doit préciser si l’examen est complet, la conduite pour une lésion colique et, séparément, les découvertes extracoliques.

Questions fréquentes

Le coloscanner est-il douloureux ?

L’insufflation provoque surtout pression, ballonnement et crampes temporaires. Une douleur forte ou persistante n’est pas habituelle et doit être signalée.

Faut-il une anesthésie ?

Habituellement non. L’absence de sédation est un avantage, mais ne supprime ni préparation colique ni insufflation.

La préparation est-elle la même que pour une coloscopie ?

Elle est souvent comparable, avec parfois un marquage des selles. Il faut suivre uniquement le protocole remis par le centre.

Peut-on retirer un polype pendant le coloscanner ?

Non. Une coloscopie optique est nécessaire pour retirer ou biopsier une lésion.

Le coloscanner injecte-t-il toujours de l’iode ?

Non. L’injection dépend de l’indication et du protocole ; signalez néanmoins rein, allergie et traitements avant l’examen.

Un coloscanner normal exclut-il tout cancer colorectal ?

Aucun examen n’est parfait. La valeur d’un résultat dépend de la qualité, de la taille et du type de lésion recherchée et du niveau de risque individuel.

Sources et références