Dr Moumin Bahdon Hassan
gynécologue obstétricien 14 RUE CASTIGLIONE DEL LAGO78190 Trappes Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Chlamydia ».
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Guide médical
Chlamydia trachomatis est une bactérie responsable d’une infection sexuellement transmissible fréquente. Beaucoup de personnes n’ont aucun symptôme et peuvent transmettre l’infection sans le savoir. Selon l’anatomie et les pratiques sexuelles, le dépistage utilise un prélèvement vaginal, un premier jet d’urine, ou des prélèvements pharyngé ou anal. L’information et le dépistage des partenaires font partie intégrante du traitement.
La chlamydia peut infecter le col de l’utérus, l’urètre, le rectum, la gorge ou les yeux sans provoquer de gêne. Lorsqu’ils existent, les symptômes comprennent brûlures urinaires, pertes inhabituelles, saignements après les rapports, douleur pelvienne, écoulement urétral ou douleur testiculaire.
L’absence de symptôme ne prédit ni l’absence de transmission ni le risque de complication. Une infection non traitée peut favoriser une maladie inflammatoire pelvienne, une infertilité tubaire ou une grossesse extra-utérine. Chez l’homme, une épididymite est possible. Ces risques justifient le dépistage ciblé.
Le dépistage est recommandé à certaines personnes jeunes sexuellement actives, pendant certaines grossesses, après un changement de partenaire, en cas de partenaires multiples, d’antécédent d’IST ou lorsqu’un partenaire a reçu un diagnostic. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes peuvent nécessiter un rythme et des sites de prélèvement spécifiques.
Un test est également pertinent devant des symptômes, après un rapport non protégé ou dans le bilan d’une autre IST. L’âge n’annule pas le risque. La fréquence dépend des pratiques et expositions réelles, et non d’un jugement moral. Un professionnel, un CeGIDD ou un laboratoire peut aider à choisir les tests.
Le test d’amplification des acides nucléiques recherche le matériel génétique de la bactérie. Un autoprélèvement vaginal est souvent préféré lorsque ce site est concerné ; un premier jet d’urine est utilisé dans d’autres situations. Des prélèvements rectal ou pharyngé sont nécessaires si ces sites ont été exposés, car un test urinaire ne les explore pas.
Le laboratoire précise les consignes, notamment le délai depuis la dernière urine. Un test effectué trop tôt après l’exposition peut être négatif. Les dispositifs français permettent un dépistage en laboratoire sans ordonnance et, pour certains jeunes, un kit à domicile. Les modalités de remboursement dépendent de l’âge et du dispositif utilisé.
Un résultat positif indique une infection qui doit être traitée, même sans symptôme. Le professionnel recherche les complications, la grossesse, les allergies, les autres IST et les partenaires à prévenir. Il peut proposer un dépistage du gonocoque, du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B selon le contexte.
Un résultat négatif ne protège pas des expositions futures et ne couvre que les sites prélevés. Si l’exposition est récente, si des symptômes persistent ou si un autre site a été exposé, une nouvelle évaluation peut être nécessaire. Un compte rendu doit être interprété avec le délai et la qualité du prélèvement.
La durée est plus longue dans certaines atteintes pelviennes, testiculaires ou rectales. Il faut respecter exactement la prescription et signaler tout effet indésirable.
Certaines molécules imposent des précautions particulières. L’amélioration des symptômes ne signifie pas que la chaîne de transmission est rompue si les partenaires n’ont pas été dépistés et traités lorsqu’il le faut.
Les partenaires récents doivent être informés afin d’être dépistés et traités si nécessaire. Le professionnel ou le CeGIDD peut aider à organiser cette démarche de façon confidentielle. Il ne s’agit pas d’établir une date certaine de contamination : l’infection peut être silencieuse longtemps.
Évitez les rapports pendant la période indiquée par le prescripteur et jusqu’à ce que les partenaires concernés aient été pris en charge. Ensuite, préservatif externe ou interne réduit la transmission. Pilule, implant et stérilet évitent une grossesse mais ne protègent pas des IST. Un contrôle à trois à six mois recherche surtout une réinfection.
Elle peut être transmise au nouveau-né lors de l’accouchement et provoquer une conjonctivite ou une infection respiratoire. Le dépistage est donc proposé dans certaines situations dès le premier trimestre.
Une douleur ou un saignement ne doit pas être attribué automatiquement à la chlamydia: une grossesse extra-utérine et d’autres causes urgentes doivent être écartées. Contactez la maternité ou le professionnel qui suit la grossesse.
Oui, c’est fréquent. Le dépistage est utile parce que l’absence de gêne n’exclut ni infection ni transmission.
Non. Selon l’anatomie et les pratiques, un prélèvement vaginal, anal ou pharyngé peut être nécessaire. Chaque site exposé doit être considéré.
Oui, notamment dans les laboratoires via Mon test IST, ainsi que dans les CeGIDD et d’autres structures. La prise en charge varie selon l’âge et le dispositif.
Les partenaires récents doivent être informés, dépistés et traités si nécessaire afin d’éviter la réinfection et de rompre la transmission.
Un contrôle précoce est réservé à certaines situations, notamment grossesse ou symptômes persistants. Un nouveau dépistage à trois à six mois est souvent proposé pour rechercher une réinfection.
Non. Une nouvelle exposition peut entraîner une nouvelle infection.