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Examen du champ visuel à St Denis : 4 praticiens

4 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR THIA Kim

ophtalmologue 3.2/5 — 18 avis externes
11 RUE ROLAND GARROS
97400 St-Denis
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Champ visuel ».

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El Hasni Baraa

orthoptiste
6 R ALBERT WALTER
93200 St-Denis
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Champ visuel ».

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Dubarry Anais

orthoptiste
18 R SAMSON
93200 St-Denis
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Champ visuel ».

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Hind NIANG

orthoptiste
18 Rue Samson
93200 St-Denis
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Champ visuel ».

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Guide médical

Examen du champ visuel : déroulement et lecture du résultat

L’examen du champ visuel, aussi appelé périmétrie, cartographie ce qu’un œil perçoit lorsqu’il fixe un point central. Il recherche des zones moins sensibles ou non perçues, parfois invisibles dans la vie quotidienne car l’autre œil compense.

La périmétrie automatisée statique est fréquente pour diagnostiquer et surveiller un glaucome ; une périmétrie cinétique peut être choisie pour certaines atteintes périphériques, neurologiques ou médico-légales. Le patient pose le menton, garde un œil couvert, fixe une cible et appuie lorsqu’il voit une lumière. Ce test demande concentration et apprentissage : clignements, fatigue, mauvaise correction, mouvements des yeux et réponses trop rapides peuvent réduire sa fiabilité. Un premier examen atypique est donc parfois répété. Le résultat ne se lit pas comme une simple note « normale » ou « anormale ».

L’ophtalmologiste étudie la localisation du déficit, les indices de fiabilité, la comparaison aux personnes du même âge et surtout l’évolution entre examens comparables. Pour le glaucome, champ visuel, pression oculaire, examen du nerf optique et OCT se complètent. Une perte visuelle brutale, un rideau noir, des éclairs accompagnés de nouvelles mouches volantes ou un déficit neurologique ne relèvent pas d’un contrôle programmé du champ visuel.

Que mesure exactement le champ visuel ?

L’acuité mesure la finesse de la vision centrale, par exemple la lecture de lettres. Le champ visuel mesure la sensibilité autour du point regardé sans déplacer les yeux. Une personne peut lire dix dixièmes tout en ayant perdu une partie périphérique ou un secteur proche du centre.

La machine présente des lumières d’intensité variable à différents endroits. Le seuil perçu est comparé à des données de référence tenant compte de l’âge. Le test est subjectif au sens où il dépend de la réponse du patient, mais des indicateurs contrôlent fixation, omissions et réponses excessives.

Pourquoi l’ophtalmologiste le demande-t-il ?

Le glaucome est l’indication la plus connue: l’examen mesure son retentissement fonctionnel et son évolution. La forme du déficit peut orienter la localisation sans établir seule la cause.

Après une lésion neurologique, un déficit qui respecte une moitié du champ n’a pas la même signification qu’un arc glaucomateux ou une perte centrale. L’interprétation tient compte des deux yeux et du contexte. Pour l’aptitude à la conduite ou une expertise, un protocole binoculaire spécifique peut être exigé ; un test de suivi courant n’est pas interchangeable.

Périmétrie statique ou cinétique

En périmétrie statique automatisée, une cible immobile apparaît plus ou moins lumineuse en des points programmés. Les programmes centraux sont utilisés notamment pour le glaucome. La durée dépend du programme, de l’atteinte et de la stratégie de seuil de l’appareil.

En périmétrie cinétique, une cible se déplace de la périphérie vers une zone perçue pour tracer des limites. Elle reste utile dans certains déficits très périphériques, maladies rétiniennes, atteintes neurologiques ou situations de handicap. Le choix appartient à l’ophtalmologiste selon la question posée.

Comment se préparer ?

Aucun jeûne ni dilatation systématique n’est nécessaire. Apportez vos lunettes, vos examens antérieurs et la liste des collyres. Une correction adaptée à la distance du test peut être placée devant l’œil. Continuez les traitements prescrits sauf consigne contraire.

Prévenez si vous avez mal, êtes très fatigué, comprenez mal la consigne ou avez des difficultés motrices. Il vaut mieux demander une pause que poursuivre avec des réponses aléatoires. Les paupières tombantes, verres mal centrés ou monture peuvent créer des artefacts et doivent être repérés.

Que se passe-t-il pendant le test ?

Chaque œil est testé séparément. Le front et le menton reposent sur un support ; l’œil fixe un point central. Appuyez lorsque vous pensez voir une lumière, même faible, sans chercher la cible. Certaines présentations ne sont volontairement pas visibles : il ne faut pas deviner ni appuyer au rythme d’un son.

Clignez normalement et signalez le besoin d’une pause. Le test peut durer autour de dix à quinze minutes par œil mais varie fortement. Il n’est pas dangereux et n’abîme pas la vision. La difficulté vient surtout de la monotonie, de la sécheresse oculaire et de l’apprentissage.

Fiabilité et nécessité de répéter

Le compte rendu signale notamment pertes de fixation, faux positifs et faux négatifs. Un faux positif correspond à des réponses sans stimulus ; un faux négatif peut refléter fatigue ou maladie avancée. Ces indices aident, mais l’ophtalmologiste regarde aussi l’aspect global et la cohérence avec les examens précédents.

Un premier déficit n’est pas toujours confirmé. L’apprentissage améliore souvent la performance, tandis qu’une cataracte peut diminuer la sensibilité de façon diffuse. La progression d’un glaucome se juge sur plusieurs tests de qualité suffisante, idéalement réalisés avec un programme comparable, pas sur une variation isolée.

Comment lire le résultat sans surinterpréter ?

Les cartes en niveaux de gris sont visuelles mais ne résument pas l’analyse. Les cartes de déviation comparent la sensibilité attendue et mesurée ; les indices globaux synthétisent sans localiser toute anomalie. Un nombre hors norme peut provenir d’une mauvaise fiabilité, d’un média trouble ou d’une vraie atteinte.

Pour le glaucome, la structure du nerf en OCT et la fonction mesurée par champ visuel sont complémentaires : elles peuvent ne pas évoluer au même rythme. Un champ normal n’exclut pas toute maladie débutante, et un champ altéré n’en donne pas automatiquement la cause. Le résultat doit être expliqué par l’ophtalmologiste.

Questions fréquentes

L’examen du champ visuel fait-il mal ?

Non. Il est non invasif mais peut être fatigant et demande de rester concentré.

Dois-je mettre mes lunettes ?

Apportez-les. L’équipe utilise si nécessaire une correction adaptée à la distance de l’appareil.

Pourquoi le test est-il parfois refait ?

Parce qu’un effet d’apprentissage, la fatigue ou une fixation instable peuvent modifier le premier résultat.

Un champ visuel anormal signifie-t-il un glaucome ?

Non. Plusieurs maladies oculaires ou neurologiques et certains artefacts peuvent l’altérer.

Champ visuel et OCT sont-ils identiques ?

Non. Le champ teste la fonction visuelle ; l’OCT mesure des structures de la rétine et du nerf optique.

Puis-je conduire après l’examen ?

Le test seul ne dilate habituellement pas la pupille. Si d’autres examens avec dilatation sont prévus, demandez au cabinet avant de conduire.

Sources et références