Dr Rouffiac-Thouant Magali
radiothérapeute 1 Rue PROFESSEUR MARION21079 Dijon
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du vagin ».
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Guide médical
Le cancer primitif du vagin est une tumeur maligne née dans la muqueuse vaginale. Il est rare. Une tumeur qui commence dans le col de l’utérus ou la vulve puis atteint le vagin reste classée selon son organe d’origine ; cette distinction modifie le stade et le traitement.
La majorité des cancers primitifs du vagin sont des carcinomes épidermoïdes, souvent associés à une infection persistante par certains papillomavirus humains, mais il existe des adénocarcinomes, mélanomes et sarcomes plus rares dont le parcours diffère. Un HPV positif n’est pas un cancer et la plupart des infections disparaissent spontanément. La vaccination réduit le risque lié aux HPV ciblés sans traiter une infection ou une tumeur existante. Il n’existe pas de programme général de dépistage du cancer du vagin comparable à ceux du col, du sein ou du côlon.
Un examen gynécologique ou une surveillance après une lésion HPV peut découvrir une anomalie, mais un frottis normal n’exclut pas une lésion vaginale symptomatique. Saignement après un rapport, entre les règles ou après la ménopause, pertes aqueuses ou sanglantes persistantes, masse ou plaie, douleur pendant les rapports, douleur pelvienne, gêne urinaire, constipation ou sensation de pression doivent conduire à consulter. Ces signes sont beaucoup plus souvent liés à une cause bénigne ; seule l’exploration permet de savoir.
Un saignement abondant avec malaise, une douleur pelvienne soudaine et intense, une rétention aiguë d’urine ou une fièvre avec altération de l’état général doit faire rechercher une cause urgente. Appelez le 15/112 en cas d’hémorragie importante, de malaise grave ou de détresse respiratoire. [M10][M11][M9][M12][M8] Le médecin examine vulve, vagin et col au spéculum, palpe le bassin et les aires ganglionnaires et peut réaliser une colposcopie. Toute zone suspecte doit être biopsiée. L’anatomopathologie confirme le cancer, son type et parfois des marqueurs utiles. Une simple cytologie ou une image ne suffit pas. Le bilan d’extension utilise selon le cas IRM pelvienne, scanner ou TEP, cystoscopie ou rectoscopie lorsque les organes voisins sont concernés.
Il précise taille, localisation dans le tiers supérieur, moyen ou inférieur, extension aux tissus, ganglions et métastases. La hauteur influence notamment les aires ganglionnaires à évaluer. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire gynécologique dans un établissement autorisé. Comme la maladie est rare, un avis dans une équipe experte peut être utile. Le traitement dépend du stade, du type histologique, de la localisation, des traitements pelviens antérieurs, de l’état général et des préférences. Pour une petite tumeur superficielle, une exérèse locale ou une chirurgie plus large peut être discutée.
Une vaginectomie partielle ou totale, parfois associée à une hystérectomie ou une chirurgie d’organes voisins, concerne des situations sélectionnées; une reconstruction peut être proposée. Pour de nombreux cancers invasifs, la radiothérapie externe associée à une curiethérapie constitue une stratégie majeure. Les formes métastatiques ou récidivantes peuvent recevoir radiothérapie de contrôle des symptômes, traitements systémiques ou essais cliniques.
Une liste générale ne prédit jamais le plan individuel. Les conséquences possibles touchent urines, intestin, peau, lymphœdème, fertilité et sexualité. Radiothérapie et chirurgie peuvent provoquer sécheresse, raccourcissement ou rétrécissement vaginal, douleur, saignement, troubles de l’image corporelle et difficultés sexuelles. Des dilatateurs, lubrifiants, hydratants, rééducation périnéale, prise en charge de la douleur et consultation de santé sexuelle peuvent être proposés sans imposer une reprise des rapports. La fertilité et la fonction ovarienne doivent être abordées avant traitement lorsque le temps le permet.
Après radiothérapie pelvienne ou chirurgie étendue, porter une grossesse peut devenir impossible. Une transposition ovarienne ou une préservation d’ovocytes ou embryons a des indications et limites individuelles. Pendant les traitements, fièvre, saignement important, douleur croissante, écoulement très malodorant, jambe gonflée, essoufflement, impossibilité d’uriner, diarrhée majeure ou déshydratation exigent un contact immédiat; le 15/112 est indiqué en cas de détresse. [M5][M6][M7][M8][M9][M10] Le suivi repose sur l’examen clinique et des examens ciblés selon symptômes et risque.
Arrêter le tabac, activité adaptée, nutrition, soutien psychologique et social font partie des soins. Le partenaire n’a pas à être accusé : une infection HPV ancienne est souvent impossible à dater. Une page locale doit orienter une lésion suspecte vers la gynécologie et un cancer confirmé vers une équipe autorisée et experte en oncologie gynécologique. Elle ne doit pas confondre gynécologue de ville, chirurgien oncologue et centre de radiothérapie.
Saignement anormal, pertes persistantes, masse, douleur pelvienne ou pendant les rapports doivent être examinés.
Ces signes ne prouvent pas un cancer mais ne doivent pas attendre un dépistage de routine.
L’examen au spéculum et la colposcopie repèrent la zone ; la biopsie et l’anatomopathologie confirment la maladie.
Il faut déterminer si la tumeur naît du vagin ou s’étend depuis le col ou la vulve.
IRM pelvienne, scanner ou TEP sont choisis selon le stade et les organes concernés.
La hauteur de la lésion et les ganglions influencent la stratégie.
La rareté de la maladie justifie souvent l’avis d’une équipe experte.
Sécheresse, sténose, douleur et modification de l’image corporelle doivent être prévenues et traitées.
La préservation de fertilité se discute avant traitement lorsqu’elle est possible.
Les soins de support accompagnent le traitement et l’après-cancer.
Non, mais il doit toujours être évalué rapidement par un professionnel de santé.
Il peut parfois signaler une anomalie, mais il n’existe pas de dépistage organisé spécifique et une biopsie confirme le diagnostic.
Non. Il indique une infection par un type viral recherché, le plus souvent transitoire.
Non. Le choix dépend du stade, de la localisation, du type et des traitements déjà reçus.
Une reconstruction est possible dans certaines situations ; technique, bénéfices et séquelles sont discutés avant l’opération.
Souvent oui avec un accompagnement adapté, mais le calendrier, la douleur et les effets anatomiques varient.
Parce que ce cancer est rare et que chirurgie, curiethérapie et stratégie combinée nécessitent une expérience spécifique.