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Cancer du côlon à Levallois Perret : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Cabinet chirurgien viscéral et digestif — 4 Rue Kleber

2 professionnels affichés
4 Rue Kleber · 92300 Levallois-Perret

Hubert RICHA

chirurgien viscéral et digestif
4 Rue Kleber
92300 Levallois-Perret

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du côlon ».

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Frederic Branger

chirurgien viscéral et digestif
4 Rue Kleber
92300 Levallois-Perret
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du côlon ».

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Luigi Stefano Schipani

chirurgien général
128 Rue Aristide Briand
92300 Levallois-Perret
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du côlon ».

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Guide médical

Cancer du côlon : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer du côlon se développe dans le gros intestin, entre le cæcum et le côlon sigmoïde. Il est souvent regroupé avec le cancer du rectum sous le terme colorectal, mais les parcours ne sont pas identiques : la radiothérapie a une place importante dans certains cancers du rectum et pas d’indication courante dans le cancer du côlon.

La localisation exacte doit donc être documentée avant d’expliquer un traitement. La majorité des cancers du côlon sont des adénocarcinomes issus de cellules de la muqueuse, parfois après l’évolution lente d’un polype adénomateux. D’autres types sont rares et suivent d’autres stratégies. Le dépistage organisé français s’adresse aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans à risque moyen, avec un test immunologique dans les selles tous les deux ans.

Un test positif détecte du sang invisible; il ne signifie pas cancer mais doit conduire à une coloscopie. Les personnes avec antécédent personnel ou familial important, syndrome génétique, maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique peuvent relever d’une surveillance individualisée par coloscopie plutôt que du programme standard. À l’inverse, un symptôme ne relève pas du dépistage: sang dans les selles, anémie, changement persistant du transit, douleurs, amaigrissement ou masse nécessite une consultation diagnostique même si un test récent était négatif. Les symptômes sont peu spécifiques.

Sang rouge ou noir, constipation récente, diarrhée persistante, alternance, selles modifiées, douleurs abdominales, ballonnement, fatigue liée à une anémie, perte de poids ou fièvre prolongée peuvent survenir. Un cancer du côlon droit peut saigner discrètement et se révéler par une carence en fer; un cancer gauche peut davantage rétrécir le passage. Hémorroïdes et cancer peuvent coexister: attribuer automatiquement un saignement aux hémorroïdes retarde le diagnostic.

Un saignement abondant, malaise ou essoufflement impose le 15 ou le 112. La coloscopie est l’examen de référence pour voir le côlon et prélever la lésion. Elle nécessite une préparation et une anesthésie ou sédation selon l’organisation. L’analyse anatomopathologique des biopsies confirme le type de cancer. Un coloscanner peut visualiser le côlon lorsqu’une coloscopie complète est impossible, mais ne prélève pas de tissu ; une anomalie nécessite une coloscopie ou une stratégie alternative. Le bilan sanguin recherche anémie et évalue organes et état nutritionnel.

L’antigène carcino-embryonnaire, ou ACE, peut servir de valeur de référence et de suivi dans certaines situations, mais il ne confirme ni n’exclut seul le cancer et n’est pas un test de dépistage. Le bilan d’extension comporte généralement un scanner thorax-abdomen-pelvis, avec examens supplémentaires selon les images. Le stade TNM décrit profondeur de la tumeur, ganglions et métastases. Les stades 0 à II sont localisés à la paroi ou aux tissus proches sans ganglion, le stade III implique des ganglions régionaux et le stade IV des métastases à distance, souvent foie ou poumon.

Cette présentation simplifiée ne remplace pas le compte rendu complet. Le stade définitif peut changer après l’analyse de la pièce opératoire et des ganglions. Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire, qui associe chirurgie, gastro-entérologie, oncologie, radiologie, anatomopathologie et autres disciplines. Le patient reçoit une proposition et un programme personnalisé ; la RCP ne remplace pas son consentement ni la possibilité d’un second avis. Le traitement curatif d’un cancer localisé repose le plus souvent sur la chirurgie.

Une lésion très superficielle peut parfois être retirée par endoscopie si les critères anatomopathologiques sont favorables. Sinon, le chirurgien enlève le segment de côlon avec ses vaisseaux et ganglions, puis réunit généralement les extrémités.

Son éventualité doit être expliquée et un repérage préopératoire par un stomathérapeute est recommandé lorsqu’elle est prévisible. Le nombre de ganglions analysés et les marges contribuent au stade et aux décisions. Les schémas utilisent notamment fluoropyrimidine avec ou sans oxaliplatine, sur une durée individualisée.

Neuropathie, diarrhée, infection, fatigue, atteinte sanguine ou cardiaque sont surveillées. Une évaluation oncogériatrique, nutritionnelle et sociale aide à adapter intensité et soutien. Certaines métastases hépatiques ou pulmonaires peuvent être retirées ou détruites dans un projet potentiellement curatif, d’emblée ou après réduction tumorale.

La caractérisation moléculaire est indispensable à plusieurs décisions: statut MMR/MSI, mutations RAS et BRAF, et parfois autres altérations selon le stade et les recommandations.

RAS et BRAF influencent certaines thérapies ciblées. Un conseil d’oncogénétique est envisagé devant âge jeune, histoire familiale, tumeurs multiples ou anomalie MMR/MSI.

Une mutation retrouvée dans la tumeur n’est pas automatiquement héréditaire ; une analyse constitutionnelle avec consentement est nécessaire pour conclure et organiser la surveillance familiale. Une absence d’histoire familiale n’exclut pas un syndrome. Le patient peut demander ce qui est testé, pourquoi, et les conséquences pour lui et ses proches. Avant l’opération ou pendant les traitements, nutrition, activité, douleur, fatigue, santé psychique, stomie, fertilité, sexualité, travail et droits doivent être abordés. Une dénutrition augmente les complications et ne se traite pas par un régime anticancer restrictif.

Aucun jeûne, complément ou aliment ne remplace chirurgie ou traitement systémique. Les soins de support débutent dès le diagnostic selon les besoins, y compris soins palliatifs précoces lorsqu’ils améliorent symptômes et qualité de vie; « palliatif » ne signifie pas abandon.

Elle associe consultations, ACE si informatif, scanners et coloscopies selon le stade et le protocole. La fréquence n’est pas identique pour tous et diminue avec le temps. Une coloscopie de surveillance reste nécessaire même après retrait d’un segment, car le reste du côlon demeure. Douleur nouvelle persistante, changement du transit, saignement ou perte de poids doit être signalé entre deux visites sans attendre le contrôle programmé. Après chirurgie, fièvre, plaie qui coule, douleur croissante, abdomen gonflé, vomissements, absence de transit, diarrhée majeure ou déshydratation exige un contact rapide.

Une fuite de l’anastomose peut causer péritonite et sepsis; malaise, confusion, respiration rapide, ventre dur ou douleur intense impose le 15 ou le 112. Une douleur thoracique ou un essoufflement nouveau, un déficit neurologique soudain ou une jambe nouvellement gonflée nécessite une évaluation urgente. Appelez le 15/112 pour un déficit soudain, une douleur thoracique intense, un malaise grave ou une difficulté respiratoire importante. [M6][M7][M8][M9] Pour orienter localement, une page peut présenter gastro-entérologues pour diagnostic et coloscopie, chirurgiens et établissements autorisés pour traitement, oncologues et centres documentés.

Une spécialité seule ne prouve pas l’autorisation de chirurgie cancérologique ni l’expertise d’un centre. FINESS prouve l’existence, pas l’expertise; cette dernière doit citer autorisation, filière ou source officielle datée.

Quels signes conduisent au diagnostic ?

Sang, anémie, transit modifié, douleur ou amaigrissement nécessitent une consultation et non un simple test de dépistage.

La coloscopie avec biopsies confirme le cancer et distingue sa localisation exacte.

Comment détermine-t-on le stade ?

Anatomopathologie, scanner et parfois autres images évaluent paroi, ganglions et métastases.

Le stade peut être précisé après l’opération et guide la discussion pluridisciplinaire.

Quelle place pour la chirurgie ?

La résection du segment et des ganglions est le traitement principal des cancers localisés.

Quand utilise-t-on la chimiothérapie ?

Elle est courante au stade III, discutée dans certains stades II et utilisée selon des objectifs variés en maladie métastatique.

Durée et intensité dépendent du bénéfice attendu, de la biologie et de la tolérance.

À quoi servent MSI, RAS et BRAF ?

Une anomalie tumorale ne prouve pas automatiquement une maladie héréditaire.

Comment se déroule le suivi ?

Nutrition, activité, stomie, travail, sexualité et soutien psychique font partie du parcours.

Questions fréquentes

Un test de dépistage positif signifie-t-il cancer ?

Non. Il détecte du sang invisible et doit être suivi d’une coloscopie pour identifier polype, cancer ou autre cause.

Cancer du côlon et cancer du rectum sont-ils identiques ?

Non. Ils partagent des principes mais la chirurgie et la place de la radiothérapie diffèrent.

Une coloscopie virtuelle suffit-elle ?

Elle peut voir une anomalie mais ne fait pas de biopsie ; une confirmation tissulaire est nécessaire.

Faut-il toujours une stomie ?

Non.

Tous les patients ont-ils une chimiothérapie ?

Non. Elle dépend du stade, des facteurs de risque, de la biologie tumorale, de l’état général et du bénéfice attendu.

L’immunothérapie remplace-t-elle la chimiothérapie ?

Seulement dans certaines indications, notamment selon dMMR/MSI-H et le stade ; elle ne convient pas à toutes les tumeurs.

Sources et références