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Cancer du col de l'utérus à Paris 16E Arrondissement : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR LE CHEVALIER Thierry

oncologue médical
18 RUE D AUTEUIL
75016 Paris 16e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du col de l'utérus ».

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Alexandre Boyer de Latour

gynécologue obstétricien
4 Square Thiers
75116 Paris 16e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du col de l'utérus ».

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Claire SANSON

gynécologue obstétricien
60 Avenue d'Iena
75116 Paris 16e arrondissement
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer du col de l'utérus ».

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Guide médical

Cancer du col de l’utérus : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer du col de l’utérus se développe généralement après une infection persistante par certains papillomavirus humains à haut risque, ou HPV. L’infection est très fréquente et disparaît spontanément dans la majorité des cas : un test HPV positif n’est pas un diagnostic de cancer.

Chez une minorité de personnes, des lésions précancéreuses apparaissent puis peuvent évoluer pendant plusieurs années. Vaccination et dépistage permettent de prévenir ou de détecter tôt une grande part de ces cancers. Le programme organisé s’adresse aux femmes de 25 à 65 ans selon des modalités qui dépendent de l’âge : cytologie entre 25 et 29 ans et test HPV-HR de 30 à 65 ans dans les intervalles recommandés, y compris après vaccination. Un résultat anormal conduit à un triage, une colposcopie ou un prélèvement ; il ne justifie pas d’annoncer un cancer avant l’analyse tissulaire. Au début, le cancer peut être silencieux.

Saignement après un rapport, saignement entre les règles ou après la ménopause, pertes nouvelles parfois malodorantes, douleur pendant les rapports, douleur pelvienne ou lombaire et gêne urinaire doivent faire consulter. Ces symptômes ont souvent une cause bénigne, mais ne doivent pas attendre le prochain dépistage. Un saignement abondant, un malaise, une douleur intense ou un essoufflement nécessite une urgence. Après examen au spéculum, une colposcopie observe le col avec grossissement et guide les biopsies. Seule l’anatomopathologie d’une biopsie ou d’une conisation confirme le cancer et précise son type.

Le bilan d’extension peut associer examen sous anesthésie, IRM pelvienne, TEP ou scanner selon la situation. Le stade FIGO décrit taille, extension locale, ganglions et métastases. Un frottis n’est pas l’examen de suivi d’une masse déjà symptomatique et une imagerie seule ne confirme pas l’histologie. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire dans un établissement autorisé en cancérologie. Pour de très petites tumeurs ou certaines lésions précoces, une conisation peut suffire.

Une trachélectomie retirant le col tout en conservant le corps de l’utérus peut être discutée chez des patientes sélectionnées souhaitant une grossesse. D’autres stades précoces relèvent d’une hystérectomie élargie avec évaluation ganglionnaire. Pour des cancers localement avancés, la radiochimiothérapie concomitante suivie d’une curiethérapie est une stratégie majeure. Une liste générale ne prédit pas le traitement individuel.

La fertilité doit être abordée avant le traitement lorsque le temps et le stade le permettent: conservation de l’utérus, préservation ovarienne, ovocytes ou embryons, transposition ovarienne et grossesse future ont des indications et limites différentes. Après une trachélectomie, une grossesse reste à risque et nécessite un suivi spécialisé. Après hystérectomie, porter une grossesse n’est plus possible.

Les effets dépendent du traitement : douleur, saignement, infection et complications urinaires après chirurgie ; diarrhée, cystite, irritation cutanée, fatigue et toxicité sanguine pendant radiochimiothérapie ; lymphœdème, troubles digestifs ou urinaires et fragilité osseuse à distance. Une fièvre sous traitement, une jambe gonflée, une impossibilité d'uriner ou une douleur aiguë nécessitent un contact immédiat avec l'équipe. Appelez directement le 15 ou le 112 en cas de saignement important, de douleur thoracique persistante, d'essoufflement brutal ou de malaise marqué. [M6][M7][M8][M9][M10][M11] Les soins de support couvrent douleur, nutrition, activité, santé sexuelle, tabac, psychologie, travail et aides sociales.

Vacciner reste utile selon l’âge et les recommandations mais ne traite pas un cancer existant; les proches ne doivent pas être culpabilisés par une infection HPV ancienne, souvent impossible à dater. Une page locale doit orienter une suspicion vers gynécologie et un cancer confirmé vers une équipe autorisée de gynécologie oncologique. Un gynécologue réalisant des frottis n’est pas automatiquement un chirurgien du cancer.

Le CTA vise la consultation ou le centre autorisé, jamais la réservation directe de chirurgie ou radiothérapie.

Quel lien entre HPV, lésions et cancer ?

Une infection persistante peut provoquer des lésions précancéreuses.

Un test HPV positif ne signifie pas cancer.

Quels symptômes doivent faire consulter ?

Saignements après rapports ou après ménopause et pertes nouvelles doivent être évalués.

Le dépistage ne remplace pas le bilan d’un symptôme.

Comment confirmer le diagnostic ?

Colposcopie et biopsie fournissent l’analyse anatomopathologique.

IRM, scanner ou TEP évaluent ensuite l’extension selon le cas.

Quels traitements selon le stade ?

Conisation, chirurgie, radiochimiothérapie et curiethérapie ont des places distinctes.

Les formes avancées peuvent recevoir des traitements systémiques.

Peut-on préserver la fertilité ?

Certaines petites tumeurs permettent une stratégie conservatrice sélectionnée.

La discussion doit avoir lieu avant traitement lorsque possible.

Quel suivi et quels soins de support ?

Les soins de support commencent dès le diagnostic.

Questions fréquentes

Un test HPV positif veut-il dire cancer ?

Non. Il signale un virus à haut risque ; le triage détermine si des cellules sont anormales.

Peut-on avoir un cancer avec un frottis ancien normal ?

Oui, même si le dépistage réduit fortement le risque ; tout symptôme nouveau doit être exploré.

La biopsie propage-t-elle le cancer ?

Non. Elle est nécessaire pour confirmer le diagnostic et choisir le traitement.

Faut-il toujours retirer l’utérus ?

Non. Certaines tumeurs très précoces permettent conisation ou trachélectomie, selon critères stricts.

À quoi sert la curiethérapie ?

Elle délivre une irradiation au contact du col ou de la tumeur et complète souvent la radiothérapie externe.

La vaccination soigne-t-elle un HPV ou un cancer existant ?

Non. Elle prévient surtout de nouvelles infections par les types ciblés.

Quand appeler en urgence ?

Pour un saignement abondant, malaise, douleur intense ou complication grave d’un traitement.

Sources et références