Pascal MOURTIALON
gynécologue obstétricien 200 allee Nicolas de Stael13595 Aix-En-Provence Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer de l'utérus ».
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Guide médical
Le cancer de l’endomètre se développe dans la muqueuse qui tapisse l’intérieur du corps de l’utérus. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col de l’utérus, qui naît plus bas, possède d’autres facteurs de risque et fait l’objet d’un dépistage organisé différent. Il n’existe pas de dépistage systématique du cancer de l’endomètre dans la population générale.
Son principal signal d’alerte est un saignement vaginal après la ménopause ; avant la ménopause, un saignement entre les règles, des règles devenues anormalement abondantes ou prolongées, des pertes inhabituelles ou une douleur pelvienne peuvent conduire au bilan. Ces symptômes ont souvent une cause bénigne, mais ils ne doivent pas être attribués automatiquement à l’âge, un fibrome ou un traitement hormonal. L’examen gynécologique est complété habituellement par une échographie pelvienne, souvent endovaginale, qui mesure et décrit l’endomètre. Une épaisseur anormale n’est pas un diagnostic de cancer.
Un prélèvement endométrial, parfois guidé par hystéroscopie, fournit le tissu nécessaire à l’anatomopathologie. Celle-ci confirme le cancer, précise son type et son grade et peut intégrer des marqueurs moléculaires utiles à l’évaluation du risque et aux traitements. L’IRM pelvienne apprécie notamment l’invasion du muscle utérin et du col ; scanner ou autres examens sont ajoutés selon le risque et les symptômes. La chirurgie est le traitement principal de nombreuses formes localisées : elle retire le plus souvent utérus, col, trompes et ovaires, avec évaluation ganglionnaire adaptée.
Aucun stade ne permet de choisir seul sur Internet. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire dans un établissement autorisé.
Avant la ménopause ou lorsqu’un projet de grossesse existe, une conservation de l’utérus n’est envisageable que pour des cancers très sélectionnés, sous protocole spécialisé et surveillance stricte ; elle ne doit jamais retarder un traitement nécessaire. Le parcours inclut fertilité, ménopause induite, sexualité, risque lymphatique, activité physique, nutrition, santé psychologique et surveillance. Un saignement abondant avec malaise, une douleur aiguë, une jambe brutalement gonflée, une détresse respiratoire ou une fièvre sous traitement relèvent d’une prise en charge urgente.
L’endomètre tapisse la cavité du corps utérin. Le col relie cette cavité au vagin. Les cancers de ces deux zones diffèrent par leur biologie, leur histoire naturelle et leur prévention. Un frottis ou test HPV normal ne dépiste pas le cancer de l’endomètre et ne dispense pas d’explorer un saignement.
La majorité des cancers du corps utérin sont des carcinomes endométrioïdes, mais des sous-types plus rares existent. Le compte rendu anatomopathologique moderne ne se limite plus au nom : grade, invasion, emboles, statut des protéines de réparation de l’ADN et autres marqueurs peuvent modifier la classe de risque.
Le signe le plus fréquent est un saignement après la ménopause. Avant celle-ci, métrorragies, règles anormalement abondantes ou prolongées et pertes aqueuses ou sanglantes doivent être signalées. Douleur, pesanteur, fatigue ou amaigrissement sont moins spécifiques et peuvent apparaître plus tard.
Âge, obésité, diabète, exposition prolongée aux œstrogènes sans opposition, tamoxifène et syndrome de Lynch augmentent le risque sans permettre de prédire le destin individuel. Une personne sans facteur connu peut être atteinte, et un facteur de risque n’est jamais une faute. Des antécédents familiaux de cancers colorectal ou endométrial jeunes doivent être rapportés.
L’échographie décrit endomètre, utérus et annexes. Chez une personne ménopausée qui saigne, son épaisseur aide à décider de la suite, mais seuil et interprétation dépendent du contexte, du traitement hormonal et de la qualité de l’examen. Un polype ou un fibrome peut aussi expliquer l’image.
Le diagnostic exige des cellules ou du tissu. Une biopsie endométriale peut être réalisée par le col en consultation. Si elle est impossible, insuffisante ou si une lésion focale est suspectée, hystéroscopie et prélèvement ciblé sont discutés. Un résultat rassurant n’annule pas un saignement qui persiste : le bilan est réévalué.
IRM pelvienne, examen clinique et parfois scanner apprécient profondeur dans le myomètre, col, ganglions et extension à distance. Les examens ne sont pas tous systématiques. Une intervention peut compléter le stade par l’analyse de l’utérus et, selon le cas, de ganglions sentinelles ou d’autres prélèvements.
Stade anatomique, sous-type histologique, grade, invasion lymphovasculaire et profil moléculaire sont combinés. Deux cancers limités à l’utérus peuvent donc recevoir des traitements complémentaires différents. La proposition est discutée en RCP puis expliquée lors de la consultation d’annonce.
La chirurgie retire habituellement utérus, col, trompes et ovaires par une voie mini-invasive lorsque possible. L’évaluation ganglionnaire est ajustée au risque.
Les recommandations ont évolué: une page générale ne doit pas transformer le nom d’un biomarqueur en prescription individuelle.
Saignement, douleur persistante, toux ou essoufflement nouveaux, perte de poids ou jambe gonflée doivent être signalés. L’imagerie n’est pas automatique à chaque consultation en l’absence d’indication.
Ménopause chirurgicale, sécheresse vaginale, sexualité, incontinence, lymphœdème, fatigue, os, cœur et santé psychologique peuvent nécessiter des soins dédiés. Avant traitement, les personnes non ménopausées sont informées de la fertilité. Une approche conservatrice n’est réservée qu’à des cas précoces très sélectionnés avec réévaluations rapprochées et chirurgie différée discutée.
Non, de nombreuses causes sont bénignes, mais tout saignement doit être évalué car le cancer de l’endomètre se révèle souvent ainsi.
Non. Le dépistage cervical cible le col. Un saignement utérin nécessite son propre bilan même si le test HPV ou le frottis est normal.
Non. Elle évalue l’endomètre et guide la suite, mais seul l’examen anatomopathologique d’un prélèvement confirme le cancer.
C’est fréquent avec l’hystérectomie, mais l’âge, le sous-type, le stade et certaines situations sélectionnées sont discutés par l’équipe spécialisée.
Seulement dans de rares formes précoces et favorables, avec traitement hormonal et surveillance spécialisée stricte ; ce n’est pas une option sûre pour tous les cancers.
L’analyse tumorale peut repérer un défaut de réparation de l’ADN ; selon le résultat et l’histoire familiale, une consultation d’oncogénétique et un test constitutionnel sont proposés.