DR RUA Sandrine
gynécologue obstétricien 6 RUE DESIREE CLARY13003 Marseille Conventionné
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Guide médical
Les cancers de l’ovaire regroupent plusieurs maladies. Les plus fréquents chez l’adulte sont des cancers épithéliaux, mais des tumeurs germinales, stromales, des trompes ou du péritoine suivent d’autres profils. Un kyste ovarien n’est pas automatiquement un cancer : les kystes fonctionnels sont fréquents avant la ménopause et beaucoup de masses sont bénignes.
À l’inverse, les cancers débutants peuvent rester discrets. Une histoire familiale de cancers de l’ovaire, sein, pancréas ou prostate, ou une mutation connue, justifie une consultation d’oncogénétique et un parcours spécifique.
Les symptômes qui persistent ou se répètent méritent une consultation: augmentation du volume abdominal, ballonnement inhabituel, satiété rapide, perte d’appétit, douleur du bassin ou du ventre, besoin d’uriner plus souvent, constipation, fatigue, perte de poids ou essoufflement. Ils sont fréquents dans des maladies bénignes et ne permettent pas de conclure, mais leur caractère nouveau et durable compte, notamment après la ménopause.
Un ventre très tendu avec essoufflement, malaise, fièvre ou douleur intense impose aussi un avis rapide. La consultation comprend examen abdominal et gynécologique. L’échographie pelvienne, souvent endovaginale avec consentement, décrit taille, composantes solides, cloisons, vascularisation et liquide. Une masse suspecte conduit vers une équipe spécialisée avant une chirurgie non planifiée, car la qualité du premier geste influence la suite. Le CA 125 peut être élevé dans un cancer mais aussi dans l’endométriose, les règles, une infection, une maladie hépatique ou d’autres situations ; un taux normal n’exclut pas un cancer.
D’autres marqueurs sont utilisés selon l’âge et le type suspecté. Scanner thoraco-abdomino-pelvien, IRM ou parfois TEP évaluent l’extension et l’opérabilité. Le diagnostic définitif repose sur l’analyse anatomopathologique d’un prélèvement ou de la pièce opératoire. Le stade décrit l’extension dans le bassin, le péritoine, les ganglions ou à distance.
Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire avec gynécologue oncologue, chirurgien, oncologue médical, radiologue et anatomopathologiste. Pour les cancers épithéliaux, la chirurgie vise à retirer les lésions visibles lorsqu’une résection complète paraît possible. Elle peut inclure ovaires, trompes, utérus, épiploon, ganglions ou autres zones atteintes, selon stade et projet. Dans certaines formes précoces et chez une personne souhaitant une grossesse, une chirurgie préservant la fertilité peut être discutée avec prudence.
Des traitements d’entretien par inhibiteur de PARP ou antiangiogénique sont proposés à certaines patientes selon réponse et caractéristiques moléculaires. La recherche de mutations BRCA1/2 tumorales et/ou constitutionnelles et d’autres anomalies peut guider le traitement et informer la famille; un résultat héréditaire s’accompagne d’un conseil génétique, jamais d’une alerte brute aux proches sans cadre.
Les effets des traitements sont anticipés: infection, fatigue, nausées, neuropathie, thrombose, ménopause, infertilité et retentissement sexuel. Fièvre pendant une chimiothérapie, essoufflement nouveau, douleur thoracique, jambe soudain gonflée, vomissements persistants, absence de transit avec ventre douloureux ou saignement important nécessitent un contact immédiat avec l’équipe, et le 15/112 en cas de détresse.
Les soins de support commencent dès le diagnostic: douleur, nutrition, activité, fertilité, ménopause, psychologie, sexualité, travail et aide sociale. Ils ne signifient pas arrêt du traitement. Une page locale doit privilégier centres autorisés et équipes de gynécologie oncologique, non de simples gynécologues avec une compétence générale. FINESS prouve l’établissement mais pas l’autorisation de traiter un cancer.
Ballonnement persistant, satiété rapide, douleur et troubles urinaires sont peu spécifiques mais doivent être évalués s’ils sont nouveaux.
Une douleur brutale évoque aussi une complication bénigne urgente.
Pas de dépistage organisé pour la population générale.
Les familles à risque relèvent d’une consultation oncogénétique spécialisée.
L’échographie caractérise la masse ; le CA 125 complète sans confirmer seul.
Une masse suspecte doit être orientée avant une première chirurgie.
Des traitements ciblés dépendent de la biologie tumorale.
Il peut guider un traitement et révéler un risque héréditaire.
L’annonce et l’information familiale suivent un conseil spécialisé.
Nutrition, douleur, fertilité, sexualité et soutien psychologique font partie des soins.
Le plus souvent non, notamment avant la ménopause ; l’échographie et le contexte déterminent la conduite.
Non. Il peut être normal dans un cancer ou élevé dans des maladies bénignes.
Ce dépistage n’est pas recommandé en population générale sans risque particulier.
Pas dans toutes les tumeurs ; une préservation peut être discutée dans certains stades et types chez une personne jeune.
Le résultat peut orienter certains traitements et identifier une prédisposition familiale.
Non. Elle peut être donnée avant une chirurgie d’intervalle lorsque la stratégie le justifie.
Devant une fièvre sous chimiothérapie, un essoufflement nouveau, une douleur thoracique, une jambe soudain gonflée, des vomissements persistants ou un arrêt des gaz et des selles avec un ventre douloureux.