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Cancer anal à Paris : 5 praticiens

5 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR BENDAOUD Sihem

gastro-entérologue et hépatologue
2 RUE DORIAN
75012 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer anal ».

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Dr Menard Jean

onco-radiothérapeute
22 RUE DES PEUPLIERS
75013 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer anal ».

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DR TA Minh-Hanh

onco-radiothérapeute
19 AVENUE DE VILLIERS
75017 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer anal ».

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DR MEDLIJ Cynthia

gastro-enterologue
185 Rue RAYMOND LOSSERAND
75014 Paris

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer anal ».

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Dr Fathallah Nadia

gastro-entérologue et hépatologue
214 AVENUE DU MAINE
75014 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Cancer anal ».

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Guide médical

Cancer de l’anus : symptômes, diagnostic et traitements

Le cancer de l’anus est rare et différent du cancer du rectum. La forme la plus fréquente est un carcinome épidermoïde du canal anal, souvent associé à une infection persistante par certains papillomavirus humains.

Un saignement, une douleur, une démangeaison, un écoulement, une masse, un changement du transit ou des ganglions de l’aine peuvent être causés par des hémorroïdes ou une fissure, mais leur persistance ou leur caractère inhabituel impose un examen plutôt qu’un autodiagnostic. Le médecin inspecte la région, réalise un toucher rectal et palpe les aines ; une anuscopie ou rectoscopie localise la lésion. Seule une biopsie confirme le type de cancer. Le bilan précise la taille, l’atteinte des sphincters, des organes voisins et des ganglions, avec IRM pelvienne et imagerie à distance selon le cas.

Le statut VIH, l’immunodépression, le tabagisme et les antécédents de lésions liées au HPV influencent le parcours sans attribuer une faute au patient. La réponse continue d’évoluer après la fin du traitement: une anomalie résiduelle précoce ne conduit pas automatiquement à une chirurgie.

Les effets du traitement peuvent concerner peau, transit, douleur, sexualité, fertilité, continence et fatigue; ils doivent être anticipés et pris en charge. Un saignement abondant, une obstruction, une infection sévère ou une douleur incontrôlable relèvent d’une prise en charge urgente.

Canal anal, marge anale et rectum : pourquoi les distinguer ?

Le canal anal est la partie terminale qui traverse les sphincters. La marge anale correspond à la peau autour de l’orifice. Le rectum se situe au-dessus. Les tissus, les ganglions drainés et les traitements diffèrent selon le point de départ.

Le carcinome épidermoïde domine dans le canal anal, tandis que l’adénocarcinome est habituel au rectum. Une tumeur de la marge peut se rapprocher d’un cancer cutané. Le compte rendu anatomopathologique et l’imagerie fixent donc le parcours, pas le mot générique « anal » seul.

Quels symptômes doivent faire consulter ?

Sang rouge, douleur, gêne, démangeaison, masse, suintement ou modification du calibre des selles sont possibles. Une incontinence nouvelle ou une sensation d’évacuation incomplète peut survenir. Des ganglions de l’aine peuvent être palpables.

Ces signes sont beaucoup plus souvent bénins, mais un traitement répété d’hémorroïdes sans examen peut retarder le diagnostic.

HPV, VIH et autres facteurs de risque

La majorité des carcinomes épidermoïdes anaux sont liés à des HPV oncogènes persistants.

Une infection HPV est extrêmement fréquente et ne permet pas de dater une contamination ni d’en déduire le comportement d’une personne. La vaccination prévient de nombreuses infections et lésions mais ne traite pas un cancer établi. Les stratégies de surveillance des groupes à haut risque doivent être organisées par une équipe compétente.

Comment confirme-t-on le diagnostic ?

Inspection, toucher rectal, anuscopie et palpation inguinale précisent la lésion. Une biopsie sous anesthésie locale ou lors d’un examen spécialisé fournit l’histologie. Le pathologiste détermine le type ; retirer une petite lésion sans repérage ne suffit pas toujours au bilan.

L’IRM pelvienne évalue taille, sphincters, organes voisins et ganglions. Scanner ou TEP peuvent compléter l’extension. Une consultation gynécologique, urologique ou infectiologique est proposée selon le contexte. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Pourquoi la radiochimiothérapie est-elle centrale ?

L’objectif est de contrôler le cancer tout en préservant le sphincter. Un scanner de repérage, une dosimétrie et plusieurs semaines de séances sont nécessaires.

Le protocole dépend du stade et de l’état général. Rougeur ou ulcération cutanée, diarrhée, douleur, fatigue, baisse des cellules sanguines et gêne urinaire sont possibles. L’équipe ajuste les soins sans arrêter le traitement seul. Une radiothérapie externe ne rend pas le patient radioactif.

Quand la chirurgie est-elle utilisée ?

Une petite tumeur bien sélectionnée de la marge peut parfois être retirée localement. Pour le canal anal, la chirurgie mutilante n’est pas le traitement initial habituel du carcinome épidermoïde.

L’amputation abdomino-périnéale retire anus et rectum terminal et crée une colostomie définitive. Stomathérapeute, chirurgien, oncologue et soins de support préparent cette possibilité. Une chirurgie urgente peut exceptionnellement traiter obstruction, infection ou saignement, sans résumer le traitement oncologique.

Réponse, suivi et qualité de vie

La tumeur peut continuer à régresser pendant plusieurs mois après radiochimiothérapie. Le calendrier d’examen évite de conclure trop tôt à un échec. Le suivi associe inspection, toucher, ganglions et imagerie selon la réponse. Toute nouvelle masse, douleur ou perte de sang doit être signalée.

Séquelles cutanées, transit accéléré, urgences, sténose, troubles sexuels, ménopause induite, fertilité et image corporelle peuvent nécessiter soins dédiés. Rééducation, diététique, prise en charge de la douleur, sexualité et soutien psychologique font partie du traitement, tout comme l’arrêt du tabac.

Questions fréquentes

Un saignement anal signifie-t-il un cancer ?

Non, mais un saignement persistant ou inhabituel doit être examiné et ne doit pas être attribué automatiquement aux hémorroïdes.

Le cancer de l’anus est-il le même que celui du rectum ?

Non. Les tissus, l’histologie dominante et les traitements sont différents.

Le HPV est-il toujours en cause ?

Il est associé à la grande majorité des carcinomes épidermoïdes, mais le diagnostic repose sur la biopsie et le contexte.

Faut-il toujours une stomie ?

Non. La radiochimiothérapie vise justement à préserver l’anus ; la stomie définitive concerne surtout certaines chirurgies de rattrapage.

La radiothérapie rend-elle radioactif ?

Non pour une radiothérapie externe ; aucune précaution d’isolement n’est nécessaire après la séance.

Quand sait-on si le traitement a fonctionné ?

La réponse peut continuer plusieurs mois ; l’équipe suit l’évolution avant de conclure à une persistance.

Sources et références