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Auriculothérapie à Paris 16E Arrondissement : 3 praticiens

3 professionnels référencés.

Professionnels référencés

DR DOSNE-BLACHIER Brigitte

médecin de la douleur
3 AVENUE DU PRESIDENT WILSON
75116 Paris 16e arrondissement
Non conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Auriculothérapie ».

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Dr Huguet Sophie

médecin généraliste
96 AVENUE KLEBER
75116 Paris 16e arrondissement
Secteur 2

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Auriculothérapie ».

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Dr Guimaraes Costa Raquel

neurologue
29 AVENUE GEORGES MANDEL
75116 Paris 16e arrondissement
Non conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Auriculothérapie ».

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Guide médical

Auriculothérapie : méthode, niveau de preuve et précautions

L’auriculothérapie consiste à stimuler des zones du pavillon de l’oreille par aiguilles, pression, graines, électricité ou laser dans l’objectif de soulager divers symptômes. Elle est inspirée de l’acupuncture mais repose sur une cartographie propre. En France, le ministère la classe parmi les pratiques non conventionnelles en santé.

L’expertise Inserm publiée en 2013 relevait des essais difficiles à interpréter : quelques signaux existaient comme complément pour douleur ou anxiété périopératoire, mais aucune efficacité certaine n’était démontrée pour la majorité des indications, notamment les addictions. Cette ancienneté doit être affichée et ne permet pas de transformer une hypothèse en recommandation. Les effets indésirables sont le plus souvent locaux — douleur, saignement, irritation, infection, malaise — et l’usage d’aiguilles impose matériel stérile à usage unique. Le principal risque est indirect : retarder une consultation ou remplacer un traitement efficace.

Le titre « auriculothérapeute » ne constitue pas à lui seul une profession de santé ; il faut vérifier la profession réglementée d’origine et qui assure le diagnostic.

Comment se déroule une séance ?

Le praticien interroge sur le motif, les traitements et les risques, puis inspecte l’oreille. Il stimule un ou plusieurs points par pression, aiguille brève, aiguille semi-permanente, bille, graine, courant ou lumière. Le nombre, la durée et la cartographie varient fortement, ce qui complique l’évaluation scientifique.

Une séance sérieuse commence par vérifier qu’un diagnostic médical nécessaire n’est pas retardé. Le praticien doit expliquer technique, bénéfice attendu, incertitudes, coût et effets indésirables. Une douleur importante ou un malaise conduit à interrompre.

Que disent les preuves disponibles ?

L’Inserm a conclu en 2013 que la majorité des indications ne permettait pas de conclure, avec essais petits, hétérogènes et biaisés. Quelques études de meilleure qualité suggéraient un bénéfice complémentaire pour douleur ou anxiété périopératoire, sans preuve de supériorité sur des alternatives classiques. Ces résultats demandaient confirmation.

Le ministère rappelle aujourd’hui qu’une pratique sans preuve scientifique ne doit pas être appelée médecine ni mise en place avant un diagnostic. Pour tabac, alcool, poids, anxiété chronique, douleur ou cancer, l’auriculothérapie ne doit pas être présentée comme curative. Un ressenti individuel ne mesure pas l’effet spécifique et n’autorise pas à abandonner le traitement.

Quels sont les risques ?

Les effets possibles comprennent douleur, petit saignement, hématome, irritation d’un adhésif, malaise vagal et infection. Les aiguilles semi-permanentes exposent plus longtemps la peau et peuvent s’enfoncer ou être manipulées. Une allergie au métal ou à l’adhésif doit être signalée.

Un stimulateur implanté peut poser question pour certaines stimulations électriques. Aiguilles stériles à usage unique, lavage des mains et élimination sécurisée sont indispensables.

Comment vérifier la qualification du praticien ?

Le terme auriculothérapeute n’identifie pas une profession réglementée unique. Demandez si la personne est médecin, sage-femme, infirmier ou autre professionnel, son numéro RPPS le cas échéant, sa formation et son assurance. Une formation universitaire ne transforme pas automatiquement le champ légal de la profession d’origine.

Le praticien doit savoir réorienter et ne pas promettre de guérir de multiples maladies par le même point. Demandez des explications sur le diagnostic proposé, les preuves disponibles et le coût total avant d’accepter un forfait. Ne modifiez pas un traitement prescrit sans en parler au professionnel qui vous suit. [M9] Le consentement reste révocable.

Peut-elle compléter un traitement ?

Une pratique complémentaire peut être envisagée pour le confort si le diagnostic est établi, que le traitement conventionnel continue et que le risque est faible. L’objectif et un critère d’arrêt sont fixés avant de multiplier les séances.

Si aucune amélioration fonctionnelle n’apparaît, poursuivre indéfiniment n’est pas justifié. En cancérologie, grossesse, addiction ou maladie psychiatrique, l’équipe référente doit rester informée.

Coût, remboursement et information locale

La facturation dépend de l’acte reconnu, du professionnel et du cadre; une séance hors nomenclature peut rester entièrement à charge.

Une page locale peut signaler qu’une compétence est référencée dans une source de données, mais ne prouve ni formation, ni protocole, ni efficacité. Il faut distinguer profession réelle et mention complémentaire. Les avis en ligne décrivent une expérience et ne remplacent pas les contrôles de qualification, hygiène et transparence.

Questions fréquentes

L’auriculothérapie est-elle de l’ORL ?

Non. Elle stimule l’oreille mais n’est pas une spécialité oto-rhino-laryngologique.

Son efficacité est-elle prouvée ?

Pas de façon certaine pour la majorité des indications ; quelques signaux anciens comme complément demandent confirmation.

Peut-elle aider à arrêter de fumer ?

Elle ne doit pas remplacer les méthodes validées ; les données sur les addictions sont négatives ou difficiles à interpréter.

Les aiguilles sont-elles sans risque ?

Non. Douleur, saignement, malaise et infection sont possibles ; elles doivent être stériles et à usage unique.

Qui peut se dire auriculothérapeute ?

Le terme n’est pas une profession réglementée unique. Vérifiez la profession d’origine, le RPPS éventuel, la formation et l’assurance.

Est-ce remboursé ?

Pas automatiquement. Une pratique hors nomenclature peut rester à charge même si elle est proposée par un professionnel de santé.

Sources et références