Dr Chavent Gregory
radiologue Quartier FOURCHON13637 Arles Conventionné
Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Angioscanner ».
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Guide médical
L’angioscanner associe un scanner utilisant des rayons X à une injection intraveineuse de produit de contraste iodé afin de rendre les vaisseaux visibles. Le terme est incomplet sans région : aorte, artères pulmonaires, carotides, artères cérébrales, rénales ou des membres, réseau veineux et autres territoires répondent à des questions différentes.
L’examen peut rechercher un rétrécissement, une occlusion, un anévrisme, une dissection, une embolie, un saignement ou préparer une intervention. Il ne s’agit pas d’un dépistage général de toutes les artères. La préparation dépend du protocole ; le jeûne n’est pas universel. Il faut signaler grossesse possible, maladie rénale, diabète et traitements, déshydratation, antécédent de réaction au contraste et maladie thyroïdienne pertinente. Pendant l’injection, une chaleur brève ou un goût métallique sont fréquents. Après l’injection, une difficulté à respirer, un gonflement de la langue ou de la gorge, ou un malaise sévère justifie d’appeler le 15 ou le 112. Signalez immédiatement à l’équipe tout gonflement du visage. [M4] Une suspicion d’embolie pulmonaire, d’AVC ou de dissection aortique ne doit jamais attendre un rendez-vous programmé.
Un scanner produit des coupes grâce aux rayons X. Pour un angioscanner, l’acquisition est déclenchée au moment où le contraste iodé circule dans les vaisseaux ciblés. Des reconstructions montrent leur trajet, leur calibre et leurs rapports. Le bon minutage dépend du débit d’injection, du cœur et du territoire étudié.
Le mot ne désigne pas une zone unique. Un angioscanner thoracique pour les artères pulmonaires n’est pas le même protocole qu’un angioscanner de l’aorte, des troncs supra-aortiques, cérébral ou des membres inférieurs. Le coroscanner est une forme dédiée aux coronaires avec préparation propre. La prescription et la prise de rendez-vous doivent donc conserver la région et l’indication exactes.
L’examen peut rechercher une embolie pulmonaire, une dissection ou un anévrisme aortique, une sténose carotidienne, une occlusion artérielle, une malformation vasculaire, un saignement actif ou une thrombose veineuse dans certaines situations. Il sert aussi à cartographier les vaisseaux avant une chirurgie, une angioplastie ou une endoprothèse et à surveiller un traitement.
Un Doppler peut suffire pour certaines artères superficielles; l’angio-IRM évite les rayons X mais a d’autres limites; une artériographie par cathéter est plus invasive et souvent réservée lorsque diagnostic et traitement peuvent être associés. Le radiologue peut proposer une technique différente si elle répond mieux avec moins de risque.
Signalez maladie rénale, greffe, déshydratation, diabète, insuffisance cardiaque, asthme, maladie thyroïdienne et toute réaction antérieure au contraste. Décrivez cette réaction. Une allergie aux fruits de mer n’équivaut pas à une allergie à l’iode et ne prédit pas seule une réaction.
La conduite dépend de la fonction rénale, du contexte aigu et de l’acte. Une voie veineuse permettant un débit suffisant est généralement posée au bras.
Vous êtes allongé sur une table qui traverse un anneau ouvert. Des électrodes ou une surveillance supplémentaire peuvent être utilisées selon le territoire. Une première acquisition peut précéder l’injection. Le produit est ensuite injecté rapidement ; une chaleur diffuse, un goût métallique ou l’impression d’uriner peuvent apparaître brièvement. Il faut rester immobile et retenir sa respiration lorsque l’équipe le demande.
Les images sont acquises en quelques secondes, mais installation et vérification prennent plus de temps. Le manipulateur et le radiologue vous voient et vous parlent. Après l’injection, la perfusion est retirée et le point comprimé. Une courte surveillance peut être prévue. Le centre communique les premières informations et le compte rendu selon son organisation.
L’angioscanner expose aux rayons X et au contraste iodé. Le protocole doit être justifié et optimisé. Toute grossesse connue ou possible doit être signalée, surtout lorsque l’abdomen ou le bassin est dans le faisceau.
Les réactions graves au contraste sont rares. Une éruption, des nausées, une extravasation sous la peau ou une aggravation rénale dans certaines situations à risque peuvent survenir. Une douleur et un gonflement croissants au point d’injection doivent être signalés. Après le retour, suivez la consigne d’hydratation compatible avec votre cœur et vos reins plutôt qu’une quantité universelle imposée.
Le compte rendu précise le territoire, la qualité de l’opacification, la présence d’un rétrécissement, d’une occlusion, d’un thrombus, d’un anévrisme ou d’une anomalie de paroi et les organes visibles. Une sténose est interprétée selon son degré, sa localisation, les symptômes et les autres examens. Une image anatomique n’indique pas toujours à elle seule s’il faut intervenir.
Le mouvement, des calcifications importantes, un rythme cardiaque irrégulier ou un mauvais minutage peuvent limiter l’analyse. Les petits vaisseaux ou la microcirculation ne sont pas tous évalués. Un résultat normal dans un territoire ne constitue pas un bilan vasculaire du corps entier. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, la prise en charge clinique prime sur le compte rendu isolé.
Oui, dans son principe habituel il nécessite un contraste intraveineux pour opacifier les vaisseaux ; le protocole exact dépend du territoire.
Pas systématiquement. Suivez la consigne du centre correspondant à votre région et votre indication.
L’angioscanner synchronise l’acquisition avec l’injection pour étudier les vaisseaux ; un scanner standard peut utiliser d’autres temps ou ne pas être injecté.
L’angioscanner injecte dans une veine et reste non invasif hors perfusion ; l’artériographie introduit un cathéter dans une artère et peut permettre un traitement.
Parfois, après évaluation du bénéfice, de la fonction rénale et des alternatives. Le risque n’est pas identique pour toutes les insuffisances rénales.
L’acquisition est très rapide, mais la préparation et la surveillance portent souvent le rendez-vous à plusieurs dizaines de minutes.