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Adénomyose : 6 praticiens en France

6 professionnels référencés.

Professionnels référencés

Dr Friederich Ludovic

gynécologue obstétricien
28 AVENUE CARNOT
75017 Paris
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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Dr Richard Sophie

gynécologue obstétricien 4.4/5 — 33 avis externes
220 RUE MANDRON
33000 Bordeaux
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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DR RUA Sandrine

gynécologue obstétricien
345 AVENUE DU PRADO
13008 Marseille
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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DR LORENZINI Jerome

gynécologue obstétricien
551 AVENUE JACQUELINE AURIOL
45770 Saran
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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PR COLLINET Pierre

gynécologue obstétricien
1 QUAI DU HAVRE
59200 Tourcoing
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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DR PANEL Laure

gynécologue médical et obstétrique
119 Avenue DE LODEVE
34070 Montpellier
Conventionné

Référencé pour ce parcours à partir des données professionnelles. Libellé enregistré : « Adénomyose ».

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Guide médical

Adénomyose : symptômes, diagnostic et traitements

L’adénomyose correspond à la présence de glandes et de stroma semblables à l’endomètre au sein du muscle utérin. Elle peut être diffuse ou localisée et coexister avec fibromes ou endométriose. Certaines personnes n’ont aucun symptôme ; d’autres présentent règles abondantes ou prolongées, douleurs menstruelles, douleur pelvienne, sensation de pesanteur, douleur pendant les rapports ou anémie.

Ces signes ne suffisent pas à poser le diagnostic. L’échographie pelvienne, souvent endovaginale avec consentement, est l’examen de première intention ; l’IRM précise certains cas ou prépare une stratégie. Une biopsie de l’endomètre recherche d’autres causes de saignement mais ne confirme pas à elle seule une adénomyose profonde. Le traitement dépend de la gêne, de l’âge, du désir de grossesse et des autres lésions. Antalgiques et traitements hormonaux, notamment dispositif intra-utérin au lévonorgestrel dans de nombreuses situations, visent à réduire douleur et saignement.

Embolisation, techniques focales ou chirurgie conservatrice se discutent dans des cas sélectionnés. L’hystérectomie traite définitivement l’adénomyose utérine mais supprime la possibilité de grossesse et n’est proposée qu’après décision éclairée. Certains progestatifs ont des risques spécifiques, notamment de méningiome, imposant de choisir la molécule précisément. Un saignement très abondant avec malaise ou une douleur aiguë avec grossesse possible relève de l’urgence. [M4][M5]

Adénomyose et endométriose : quelle différence ?

Dans l’adénomyose, les lésions se situent dans le myomètre, la paroi musculaire de l’utérus. Dans l’endométriose, elles se trouvent hors de la cavité utérine et peuvent toucher péritoine, ovaires ou organes profonds. Les deux peuvent coexister et partager douleurs de règles ou infertilité, sans être synonymes. Un utérus augmenté de volume ou sensible peut orienter mais n’est pas spécifique. Le diagnostic repose sur l’ensemble clinique et l’imagerie. Cette distinction compte car les options conservatrices, les objectifs de grossesse et l’effet d’une hystérectomie ne sont pas identiques.

Quels symptômes et quelles conséquences ?

Les règles peuvent devenir longues, abondantes, avec caillots, et entraîner fatigue, essoufflement ou carence en fer. Des crampes intenses, une douleur pelvienne chronique ou pendant les rapports sont possibles. Une difficulté à concevoir ou des complications obstétricales ont été associées à l’adénomyose, mais le lien individuel est complexe. Toute aggravation ou saignement après ménopause demande une nouvelle évaluation.

Comment le diagnostic est-il posé ?

La consultation précise calendrier des saignements, douleur, contraception, grossesse possible, traitements et antécédents. L’examen gynécologique est expliqué et consenti. L’échographie recherche un myomètre hétérogène, des zones asymétriques, microkystes ou autres signes, tout en explorant fibromes et ovaires. L’IRM est utile si l’échographie est incertaine, si plusieurs maladies coexistent ou avant une intervention. Une numération et une ferritine évaluent l’anémie. Hystéroscopie et prélèvement endométrial répondent à des indications de saignement anormal ; ils cherchent surtout une pathologie de la cavité ou un cancer selon l’âge et les risques.

Quels traitements médicamenteux ?

Un anti-inflammatoire ou autre antalgique peut soulager certaines douleurs après vérification des contre-indications. Le dispositif intra-utérin au lévonorgestrel réduit souvent les règles et constitue une option de première ligne si compatible avec le projet. Pilule, progestatif ou autre suppression hormonale peuvent être proposés selon terrain. Le choix exact est important : certains progestatifs sont associés à un risque de méningiome et nécessitent restrictions et surveillance. Les traitements hormonaux contrôlent les symptômes sans retirer la maladie et leur effet s’arrête souvent à l’arrêt. Une anémie demande du fer et le contrôle du saignement causal.

Embolisation et chirurgie : pour qui ?

L’embolisation des artères utérines réduit l’apport sanguin et peut améliorer les symptômes, mais sa place dépend du désir de grossesse, de l’anatomie et de l’expertise. Des techniques d’ablation ou chirurgie focale existent pour certaines formes, avec données et disponibilité variables. L’hystérectomie est le traitement définitif de l’adénomyose de l’utérus ; elle est majeure, irréversible pour la fertilité et comporte risques de saignement, infection, thrombose ou atteinte d’organe. Les ovaires ne sont pas retirés automatiquement. La décision compare bénéfices, alternatives et projet personnel, sans CTA opératoire direct depuis une page d’information.

Fertilité, grossesse et suivi

Une personne souhaitant une grossesse doit le signaler avant tout traitement hormonal ou intervention. Le bilan prend aussi en compte âge, réserve ovarienne, trompes, sperme du partenaire et endométriose associée; attribuer toute infertilité à l’adénomyose serait réducteur. En assistance médicale à la procréation, les stratégies sont individualisées et certaines prescriptions n’ont pas une efficacité universelle. Pendant la grossesse, contactez l’équipe obstétricale en cas de douleur ou de saignement. Une douleur intense, un saignement abondant ou un malaise exige une aide immédiate. [M6][M7] Hors projet, un carnet de symptômes, de pertes et de traitements permet d’évaluer la réponse.

Questions fréquentes

L’adénomyose est-elle un cancer ?

Non. C’est une affection bénigne, mais un saignement anormal doit être évalué pour ne pas méconnaître une autre cause.

Est-ce la même chose que l’endométriose ?

Non. L’adénomyose touche le muscle utérin ; l’endométriose se situe hors de la cavité, même si elles peuvent coexister.

L’IRM est-elle toujours nécessaire ?

Non. Une échographie experte suffit souvent. L’IRM aide en cas de doute, de maladie associée ou de projet interventionnel.

Le stérilet hormonal guérit-il la maladie ?

Il peut fortement réduire règles et douleurs, mais il contrôle les symptômes sans retirer les lésions du muscle.

Peut-on être enceinte ?

Oui. L’impact sur la fertilité varie et doit être évalué avec les autres facteurs du couple.

L’hystérectomie est-elle obligatoire ?

Non. Elle n’est envisagée qu’en cas de symptômes importants, après discussion des traitements conservateurs et du projet de grossesse.

Sources et références