Accident vasculaire cérébral : signes, urgence, traitements et suivi

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Un accident vasculaire cérébral, ou AVC, survient lorsqu’un vaisseau sanguin du cerveau se bouche brutalement, ce qui provoque un AVC ischémique, ou lorsqu’il se rompt, ce qui provoque un AVC hémorragique. [1] Dans les deux cas, le tissu cérébral est rapidement en danger : un AVC est une urgence médicale absolue qui exige une prise en charge immédiate. [1]
Reconnaître l’urgence et appeler
Chez un adulte, l’apparition brutale d’un ou plusieurs signes tels qu’une faiblesse ou une paralysie du visage ou d’un membre, souvent d’un seul côté, un engourdissement, une perte de vision ou une vision double, une difficulté à parler ou à comprendre, un trouble de l’équilibre ou de la vigilance, ou un mal de tête brutal, intense et inhabituel doit faire suspecter un AVC. [1] Dès l’apparition de tels signes, appelez immédiatement le Samu au 15 ou le 112, sans attendre une aggravation ni une confirmation du diagnostic ; en France, il est préférable d’appeler le 15 plutôt que de conduire soi-même la personne aux urgences. [1]
Si des symptômes similaires disparaissent spontanément après quelques minutes, ne vous rassurez pas : il peut s’agir d’un accident ischémique transitoire, associé à un risque particulièrement élevé d’AVC dans les heures et les jours suivants ; considérez l’évènement comme un AVC jusqu’à preuve du contraire et appelez immédiatement le 15 ou le 112 pour une investigation et une prise en charge rapides. [1]
Évaluation à l’hôpital
Lorsqu’un AVC est suspecté, le patient est admis immédiatement en unité neurovasculaire, quels que soient le type envisagé, son âge ou la gravité initiale ; l’équipe spécialisée assure une surveillance étroite pendant les premières heures afin de pouvoir intervenir immédiatement en cas de complication ou de récidive. [1] Au début de cette prise en charge, l’équipe neurovasculaire et le service d’imagerie réalisent en urgence une imagerie cérébrale : le scanner permet notamment de distinguer une hémorragie d’un infarctus, tandis que l’IRM peut détecter une ischémie aiguë dès les premières heures, afin d’orienter le traitement. [1]
Prise en charge selon le type d’AVC
Pour un AVC ischémique confirmé, l’équipe spécialisée peut envisager une thrombolyse intraveineuse par rtPA afin de dissoudre le caillot, après évaluation de l’heure de début, de l’imagerie, de l’éligibilité du patient et du risque d’hémorragie. [1] Cette thrombolyse doit être administrée le plus tôt possible, dans les 4 heures et demie suivant l’AVC ; la fenêtre peut aller jusqu’à 9 heures dans certains cas, et le risque d’hémorragie impose des conditions d’utilisation rigoureuses. [1] Pour certains AVC ischémiques, l’équipe neurovasculaire et la neuroradiologie interventionnelle peuvent réaliser une thrombectomie mécanique, qui consiste à retirer le caillot au moyen d’un cathéter. [1] La thrombectomie doit être effectuée dans les 6 heures suivant l’AVC ; selon les résultats de l’imagerie et les conditions de sélection, des données suggèrent qu’elle peut encore apporter un bénéfice jusqu’à 24 heures. [1]
Pour un AVC hémorragique confirmé, l’équipe hospitalière spécialisée met en œuvre pendant la phase aiguë un contrôle strict de la tension artérielle afin de limiter l’expansion de l’hématome, ainsi que des mesures portant notamment sur la glycémie, les sels sanguins, la température corporelle et la ventilation. [1]
Rééducation, séquelles et suivi
Lorsqu’un AVC entraîne des déficits neurologiques, la rééducation débute dans l’unité neurovasculaire avec les professionnels adaptés aux difficultés observées et peut se poursuivre, si nécessaire, dans un service de réadaptation ; une récupération peut encore être envisagée pendant les 12 mois qui suivent l’AVC. [1]
Après un premier AVC, un suivi avec l’équipe médicale et, selon les besoins, les professionnels de rééducation est important pour prévenir ou dépister les séquelles motrices ou cognitives, les troubles de l’équilibre, l’épilepsie, la fatigue, les difficultés de concentration, l’anxiété, l’irritabilité ou la dépression. [1] Ce suivi doit aussi prendre en compte le risque accru d’un nouvel AVC ou d’un autre évènement vasculaire, notamment un infarctus du myocarde ; la source ne fixe pas de calendrier général unique pour ce suivi. [1]
Prévenir un premier AVC ou une récidive
Avant un premier AVC, la prévention au long cours repose sur le dépistage et le traitement avec un médecin des facteurs de risque vasculaires, notamment l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, le diabète, l’obésité et l’apnée du sommeil ; le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et la sédentarité favorisent également le risque. [1]
Après un AVC, l’équipe chargée du bilan doit en rechercher et en prendre en charge la cause aussi rapidement que possible afin d’adapter la prévention des récidives. [1] Selon la cause identifiée, cette prévention peut comprendre la prescription d’un traitement de l’hypertension ou de l’excès de cholestérol, d’un médicament antiplaquettaire ou anticoagulant, ou un traitement chirurgical ou endovasculaire de certaines sténoses artérielles ou malformations vasculaires. [1]
Sources et références
[1] Accident vasculaire cérébral (AVC) · Inserm, La science pour la santé
Inserm · Consulté le 2026-09-11
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